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Quel prix pour un monde libéré des mutilations génitales féminines ?

Par Marie-Evelyne Pétrus-Barry et Anush Aghabalyan
Guinea
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| 14 January 2022

Guinée. Des cas choquants de viol et de meurtre de filles doivent pousser les autorités à renforcer les efforts pour prévenir et combattre la violence sexuelle

Les autorités guinéennes doivent prendre des mesures immédiates pour garantir une enquête approfondie et impartiale sur les récents viols et agressions sexuelles suivis de meurtres commis en l'espace de huit jours seulement et traduire leurs auteurs en justice, ont déclaré Amnesty International et la Fédération internationale pour la Planification Familiale (IPPF) aujourd'hui. Elles doivent également augmenter leurs efforts pour combattre la violence sexuelle en renforçant la prévention, soutenant l’accès des victimes à la justice et adoptant une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de trois à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées. Deux des filles sont mortes à cause de la violence. « Les récits de viols sont fréquents en Guinée. Les autorités guinéennes doivent de manière urgente renforcer leurs efforts de prévention et de lutte contre la violence sexuelle en Guinée, » a déclaré Samira Daoud, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale Viol sur des mineures  Le 2 décembre 2021, l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté un homme de 24 ans accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de la capitale Conakry. Le 30 novembre, une autre fille de trois ans a été violée à Batè-Nafadji dans la région de Kankan à l’est du pays. Le 27 novembre, une fille de 12 ans qui rentrait chez elle a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri au nord-ouest le 26 novembre. Le même jour dans la commune urbaine de Labé au centre-ouest du pays, une fille de trois ans a subi un viol collectif. L’organisation locale, ‘ Agir pour le Droit Féminin’, qui a rencontré les parents de la fille de trois ans le 7 décembre dernier a rapporté à Amnesty International et IPPF qu’elle était partie acheter un bonbon non loin de la maison familiale lorsque ceux suspectés d’être ses ravisseurs l’ont emmenée dans une maison non habitée et l’ont sexuellement agressée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le père de la fille qui a rencontré le procureur lui a confirmé sa demande de justice pour sa fille. Le père de l’un des auteurs présumés est aussi venu demander pardon à la famille de la fille qui a refusé. Les viols sur des mineures font suite à celui d’une jeune femme venue le 25 novembre, dans un hôpital de la ville de Kamsar au nord-ouest pour une intervention chirurgicale. La direction de l’hôpital a annoncé le 28 novembre avoir « interpellé le présumé coupable » - un prestataire de service externe - et l’avoir conduit à la gendarmerie. Le même jour, une fille de 16 ans a été violée par plusieurs hommes à Kankan.   « Les autorités doivent faire en sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice, » a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice du Bureau Afrique de l’IPPF « Les victimes doivent avoir accès à des soins médicaux et à un soutien psychosocial ainsi qu'à une assistance pour accéder à la justice et à la réparation. » Plus de 331 cas de viols rapportés depuis le début de l’année Depuis le début de l’année, l’OPROGEM et la Brigade spécial de protection des personnes vulnérables (BSPPV) ont traité 331 cas de viols. En 2020 seulement, ils ont traité 374 cas de viol, un nombre qui reflète seulement la partie visible de l'iceberg selon plusieurs ONGs travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, des journalistes, la police et la gendarmerie. Cela est dû à la stigmatisation associée au viol en Guinée, ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l'amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles. Les récents cas de viols font suite à un autre crime ayant provoqué le mois dernier une vive réaction dans le pays. M’Mah Sylla, une femme de 25 ans, avait présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner. Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder. Le viol a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales. M’Mah Sylla est décédée le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale facilitée par le gouvernement. A la suite de la mort de M’Mah Sylla, des femmes ont manifesté les 22, 24 et 30 novembre à Labé, Kindia et N’Zérékoré pour réclamer justice pour toutes les victimes de viol. Le 21 novembre, le ministère de la Justice avait annoncé la détention de trois des quatre auteurs présumés du viol de M’Mah Sylla à la prison de Conakry. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances au nom du chef de l’État. Des militants ont dénoncé la recrudescence des cas de viol. Djenab Boiro de l’organisation ‘Mon Enfant, Ma vie’ a déclaré lors d’une réunion avec Amnesty International à Conakry : « Même morte, M'Mah Sylla mérite justice. Je suis convaincue que le jour où ses bourreaux seront condamnés à la peine qu'ils méritent, son âme reposera enfin en paix. Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M'Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir. » « Ces dernières années, les autorités ont pris des décisions salutaires pour lutter contre les violences sexuelles, comme la création au sein de la gendarmerie de la BSPPV en 2020. Par ailleurs, les organisations locales de défense des droits des femmes ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans la dénonciation des violences sexuelles, de concert avec certains médias, » a déclaré Samira Daoud « Malgré cela, la persistance des viols, notamment de filles, appelle à des efforts beaucoup plus importants pour sensibiliser l’ensemble de la société pour prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. Cela passe notamment mais pas seulement, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, » a conclu Marie-Evelyne Petrus-Barry. isez cet article en anglais ici. Pour organiser un entretien, contactez le service de presse : d’Amnesty International : [email protected] ; Twitter Afrique de l’Ouest et centrale : @amnestyWaro ; et/ou d’IPPF : M. Mahmoud Garga ([email protected])  

Guinea
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| 15 December 2021

Guinée. Des cas choquants de viol et de meurtre de filles doivent pousser les autorités à renforcer les efforts pour prévenir et combattre la violence sexuelle

Les autorités guinéennes doivent prendre des mesures immédiates pour garantir une enquête approfondie et impartiale sur les récents viols et agressions sexuelles suivis de meurtres commis en l'espace de huit jours seulement et traduire leurs auteurs en justice, ont déclaré Amnesty International et la Fédération internationale pour la Planification Familiale (IPPF) aujourd'hui. Elles doivent également augmenter leurs efforts pour combattre la violence sexuelle en renforçant la prévention, soutenant l’accès des victimes à la justice et adoptant une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de trois à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées. Deux des filles sont mortes à cause de la violence. « Les récits de viols sont fréquents en Guinée. Les autorités guinéennes doivent de manière urgente renforcer leurs efforts de prévention et de lutte contre la violence sexuelle en Guinée, » a déclaré Samira Daoud, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale Viol sur des mineures  Le 2 décembre 2021, l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté un homme de 24 ans accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de la capitale Conakry. Le 30 novembre, une autre fille de trois ans a été violée à Batè-Nafadji dans la région de Kankan à l’est du pays. Le 27 novembre, une fille de 12 ans qui rentrait chez elle a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri au nord-ouest le 26 novembre. Le même jour dans la commune urbaine de Labé au centre-ouest du pays, une fille de trois ans a subi un viol collectif. L’organisation locale, ‘ Agir pour le Droit Féminin’, qui a rencontré les parents de la fille de trois ans le 7 décembre dernier a rapporté à Amnesty International et IPPF qu’elle était partie acheter un bonbon non loin de la maison familiale lorsque ceux suspectés d’être ses ravisseurs l’ont emmenée dans une maison non habitée et l’ont sexuellement agressée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le père de la fille qui a rencontré le procureur lui a confirmé sa demande de justice pour sa fille. Le père de l’un des auteurs présumés est aussi venu demander pardon à la famille de la fille qui a refusé. Les viols sur des mineures font suite à celui d’une jeune femme venue le 25 novembre, dans un hôpital de la ville de Kamsar au nord-ouest pour une intervention chirurgicale. La direction de l’hôpital a annoncé le 28 novembre avoir « interpellé le présumé coupable » - un prestataire de service externe - et l’avoir conduit à la gendarmerie. Le même jour, une fille de 16 ans a été violée par plusieurs hommes à Kankan.   « Les autorités doivent faire en sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice, » a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice du Bureau Afrique de l’IPPF « Les victimes doivent avoir accès à des soins médicaux et à un soutien psychosocial ainsi qu'à une assistance pour accéder à la justice et à la réparation. » Plus de 331 cas de viols rapportés depuis le début de l’année Depuis le début de l’année, l’OPROGEM et la Brigade spécial de protection des personnes vulnérables (BSPPV) ont traité 331 cas de viols. En 2020 seulement, ils ont traité 374 cas de viol, un nombre qui reflète seulement la partie visible de l'iceberg selon plusieurs ONGs travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, des journalistes, la police et la gendarmerie. Cela est dû à la stigmatisation associée au viol en Guinée, ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l'amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles. Les récents cas de viols font suite à un autre crime ayant provoqué le mois dernier une vive réaction dans le pays. M’Mah Sylla, une femme de 25 ans, avait présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner. Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder. Le viol a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales. M’Mah Sylla est décédée le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale facilitée par le gouvernement. A la suite de la mort de M’Mah Sylla, des femmes ont manifesté les 22, 24 et 30 novembre à Labé, Kindia et N’Zérékoré pour réclamer justice pour toutes les victimes de viol. Le 21 novembre, le ministère de la Justice avait annoncé la détention de trois des quatre auteurs présumés du viol de M’Mah Sylla à la prison de Conakry. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances au nom du chef de l’État. Des militants ont dénoncé la recrudescence des cas de viol. Djenab Boiro de l’organisation ‘Mon Enfant, Ma vie’ a déclaré lors d’une réunion avec Amnesty International à Conakry : « Même morte, M'Mah Sylla mérite justice. Je suis convaincue que le jour où ses bourreaux seront condamnés à la peine qu'ils méritent, son âme reposera enfin en paix. Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M'Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir. » « Ces dernières années, les autorités ont pris des décisions salutaires pour lutter contre les violences sexuelles, comme la création au sein de la gendarmerie de la BSPPV en 2020. Par ailleurs, les organisations locales de défense des droits des femmes ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans la dénonciation des violences sexuelles, de concert avec certains médias, » a déclaré Samira Daoud « Malgré cela, la persistance des viols, notamment de filles, appelle à des efforts beaucoup plus importants pour sensibiliser l’ensemble de la société pour prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. Cela passe notamment mais pas seulement, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, » a conclu Marie-Evelyne Petrus-Barry. isez cet article en anglais ici. Pour organiser un entretien, contactez le service de presse : d’Amnesty International : [email protected] ; Twitter Afrique de l’Ouest et centrale : @amnestyWaro ; et/ou d’IPPF : M. Mahmoud Garga ([email protected])  

Guinea
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| 14 January 2022

Guinea: Horrific cases of rape and murder of girls must urge authorities to strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence

Guinean authorities must take immediate measures to ensure thorough and impartial investigation of recent rapes and sexual assaults followed by murders committed over the course of just eight days and bring perpetrators to justice, Amnesty International and the International Planned Parenthood Federation (IPPF) said today. They must also increase their efforts to fight sexual violence by strengthening prevention, supporting access to justice for survivors and adopting a special law on violence against women. Six girls aged between three and 16, and a woman were sexually assaulted, and some were raped between 25 November and 2 December 2021. Two of the girls have died as a result of the violence. “Rape is all too commonplace in Guinea. Authorities should urgently strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence in Guinea," said Samira Daoud, Amnesty International West and Central Africa director. Rape of girls On 2 December 2021, the Office for the Protection of Gender, Childhood and Morals (OPROGEM) presented a 24-year-old man charged with the rape of a three-year-old girl in the district of Gbessia in the capital Conakry.  On 30 November another three-year-old girl was raped in Batè-Nafadji in the eastern region of Kankan. On 27 November, a 12-year-old girl was raped by two men on her way home in the town of Sanoun. This came just a day after the death of another 12-year-old girl in the north-eastern town of Siguiri. In the urban commune of Labé, west-central region of Guinea, a three-year-old girl was gang raped on 26 November.  Local organization, "Agir pour le Droit Féminin", which met with the three-year-old girl's parents on 7 December, told the organizations that she was abducted when going to buy candy not far from the family home. She was then taken to an uninhabited house and sexually assaulted until she died.  The girl’s father who met with the prosecutor confirmed his demand for justice for his daughter. One of the alleged perpetrator’s father requested forgiveness from the girl’s family but they refused.  The rapes of girls followed the rape of a woman on 25 November while she was in a hospital in the north-western town of Kamsar for a surgery. The hospital management announced three days later they had "arrested the alleged perpetrator" -who is an external service provider- and taken him to the gendarmerie.  The same day, a 16-year-old girl was also raped by several men in Kankan. “The authorities must ensure thorough and impartial investigations of these rape cases without delay and anyone found guilty must be brought to justice," said Marie-Evelyne Petrus-Barry, IPPF Africa Regional Director. “Survivors must receive access to medical care and psychosocial support as well as legal aid to access justice and redress.” More than 331 rape cases reported since the beginning of the year Since the beginning of the year, OPROGEM and the Special Brigade for the Protection of Vulnerable Persons (BSPPV in French) have already dealt with 331 rape cases. In 2020 alone, they dealt with 374 cases, a number which reflects only the tip of the iceberg according to NGOs working on sexual violence survivors, journalists, police and gendarmerie.  This is due to the stigma associated with rape in Guinea, which often leads to not reporting the crime and not filing complaints, and often such cases are handled through mediation and out-of-court settlements between the victims or their families and the alleged perpetrators or their families. The recent rape cases follow another case that sparked a strong public reaction across the country last month.   M’Mah Sylla, a 25-year-old woman, was allegedly raped by doctors at a non-licensed clinic in Conakry, where she went for treatment. She got pregnant as a result, and the same perpetrators raped her again when she returned to the clinic to seek an abortion. The rape caused injuries that could not be healed despite seven surgeries. The victim died on 20 November in Tunis (Tunisia) where she was medically evacuated following a government intervention.  Following M’Mah Sylla’s death, women staged protests on 22, 24 and 30 November in the towns of Labé, Kindia and N’Zérékoré, demanding justice for all victims of rape.   On 21 November, the Ministry of Justice said three of the four alleged perpetrators of M’Mah Sylla’s rape had been detained in Conakry prison. The government also presented its condolences to her family on behalf of the head of state.  Activists spoke out on the surge in rape cases.  Djenab Boiro of “Mon Enfant, Ma vie” a local organization, told Amnesty International during a meeting in Conakry:  “Even dead, M'Mah Sylla deserves justice. I am convinced that the day the perpetrators will be sentenced to the punishment they deserve, her soul will finally rest in peace. We have had too many cases like M'Mah Sylla’s and we hope and dream of not having any more.”  “Authorities have taken some steps in the right direction in recent years which we welcome, such as the creation in 2020 of a special unit within the gendarmerie to fight sexual violence. In addition, local women’s rights organizations have played and continue to play a major role in speaking up against sexual violence, together with some media,” said Samira Daoud "Despite this situation, the persistence of rape cases, especially of girls, calls for much greater efforts to raise awareness among the public to prevent sexual violence, to protect the survivors, and ensure their timely access to justice and reparations as well as to bring perpetrators to account. This includes but is not limited to the adoption of a special law on violence against women, as recommended by the CEDAW Committee,” concluded Marie-Evelyne Petrus-Barry. Read this article in French here. To arrange an interview, please contact: Amnesty’s Press Office Email [email protected]; West and Centra Africa’s Twitter: @AmnestyWaro;  and/or IPPF Africa Region Lead Communication Advisor, Mr. Mahmoud Garga ([email protected])

Guinea
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| 15 December 2021

Guinea: Horrific cases of rape and murder of girls must urge authorities to strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence

Guinean authorities must take immediate measures to ensure thorough and impartial investigation of recent rapes and sexual assaults followed by murders committed over the course of just eight days and bring perpetrators to justice, Amnesty International and the International Planned Parenthood Federation (IPPF) said today. They must also increase their efforts to fight sexual violence by strengthening prevention, supporting access to justice for survivors and adopting a special law on violence against women. Six girls aged between three and 16, and a woman were sexually assaulted, and some were raped between 25 November and 2 December 2021. Two of the girls have died as a result of the violence. “Rape is all too commonplace in Guinea. Authorities should urgently strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence in Guinea," said Samira Daoud, Amnesty International West and Central Africa director. Rape of girls On 2 December 2021, the Office for the Protection of Gender, Childhood and Morals (OPROGEM) presented a 24-year-old man charged with the rape of a three-year-old girl in the district of Gbessia in the capital Conakry.  On 30 November another three-year-old girl was raped in Batè-Nafadji in the eastern region of Kankan. On 27 November, a 12-year-old girl was raped by two men on her way home in the town of Sanoun. This came just a day after the death of another 12-year-old girl in the north-eastern town of Siguiri. In the urban commune of Labé, west-central region of Guinea, a three-year-old girl was gang raped on 26 November.  Local organization, "Agir pour le Droit Féminin", which met with the three-year-old girl's parents on 7 December, told the organizations that she was abducted when going to buy candy not far from the family home. She was then taken to an uninhabited house and sexually assaulted until she died.  The girl’s father who met with the prosecutor confirmed his demand for justice for his daughter. One of the alleged perpetrator’s father requested forgiveness from the girl’s family but they refused.  The rapes of girls followed the rape of a woman on 25 November while she was in a hospital in the north-western town of Kamsar for a surgery. The hospital management announced three days later they had "arrested the alleged perpetrator" -who is an external service provider- and taken him to the gendarmerie.  The same day, a 16-year-old girl was also raped by several men in Kankan. “The authorities must ensure thorough and impartial investigations of these rape cases without delay and anyone found guilty must be brought to justice," said Marie-Evelyne Petrus-Barry, IPPF Africa Regional Director. “Survivors must receive access to medical care and psychosocial support as well as legal aid to access justice and redress.” More than 331 rape cases reported since the beginning of the year Since the beginning of the year, OPROGEM and the Special Brigade for the Protection of Vulnerable Persons (BSPPV in French) have already dealt with 331 rape cases. In 2020 alone, they dealt with 374 cases, a number which reflects only the tip of the iceberg according to NGOs working on sexual violence survivors, journalists, police and gendarmerie.  This is due to the stigma associated with rape in Guinea, which often leads to not reporting the crime and not filing complaints, and often such cases are handled through mediation and out-of-court settlements between the victims or their families and the alleged perpetrators or their families. The recent rape cases follow another case that sparked a strong public reaction across the country last month.   M’Mah Sylla, a 25-year-old woman, was allegedly raped by doctors at a non-licensed clinic in Conakry, where she went for treatment. She got pregnant as a result, and the same perpetrators raped her again when she returned to the clinic to seek an abortion. The rape caused injuries that could not be healed despite seven surgeries. The victim died on 20 November in Tunis (Tunisia) where she was medically evacuated following a government intervention.  Following M’Mah Sylla’s death, women staged protests on 22, 24 and 30 November in the towns of Labé, Kindia and N’Zérékoré, demanding justice for all victims of rape.   On 21 November, the Ministry of Justice said three of the four alleged perpetrators of M’Mah Sylla’s rape had been detained in Conakry prison. The government also presented its condolences to her family on behalf of the head of state.  Activists spoke out on the surge in rape cases.  Djenab Boiro of “Mon Enfant, Ma vie” a local organization, told Amnesty International during a meeting in Conakry:  “Even dead, M'Mah Sylla deserves justice. I am convinced that the day the perpetrators will be sentenced to the punishment they deserve, her soul will finally rest in peace. We have had too many cases like M'Mah Sylla’s and we hope and dream of not having any more.”  “Authorities have taken some steps in the right direction in recent years which we welcome, such as the creation in 2020 of a special unit within the gendarmerie to fight sexual violence. In addition, local women’s rights organizations have played and continue to play a major role in speaking up against sexual violence, together with some media,” said Samira Daoud "Despite this situation, the persistence of rape cases, especially of girls, calls for much greater efforts to raise awareness among the public to prevent sexual violence, to protect the survivors, and ensure their timely access to justice and reparations as well as to bring perpetrators to account. This includes but is not limited to the adoption of a special law on violence against women, as recommended by the CEDAW Committee,” concluded Marie-Evelyne Petrus-Barry. Read this article in French here. To arrange an interview, please contact: Amnesty’s Press Office Email [email protected]; West and Centra Africa’s Twitter: @AmnestyWaro;  and/or IPPF Africa Region Lead Communication Advisor, Mr. Mahmoud Garga ([email protected])

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| 14 January 2022

Guinée. Des cas choquants de viol et de meurtre de filles doivent pousser les autorités à renforcer les efforts pour prévenir et combattre la violence sexuelle

Les autorités guinéennes doivent prendre des mesures immédiates pour garantir une enquête approfondie et impartiale sur les récents viols et agressions sexuelles suivis de meurtres commis en l'espace de huit jours seulement et traduire leurs auteurs en justice, ont déclaré Amnesty International et la Fédération internationale pour la Planification Familiale (IPPF) aujourd'hui. Elles doivent également augmenter leurs efforts pour combattre la violence sexuelle en renforçant la prévention, soutenant l’accès des victimes à la justice et adoptant une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de trois à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées. Deux des filles sont mortes à cause de la violence. « Les récits de viols sont fréquents en Guinée. Les autorités guinéennes doivent de manière urgente renforcer leurs efforts de prévention et de lutte contre la violence sexuelle en Guinée, » a déclaré Samira Daoud, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale Viol sur des mineures  Le 2 décembre 2021, l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté un homme de 24 ans accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de la capitale Conakry. Le 30 novembre, une autre fille de trois ans a été violée à Batè-Nafadji dans la région de Kankan à l’est du pays. Le 27 novembre, une fille de 12 ans qui rentrait chez elle a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri au nord-ouest le 26 novembre. Le même jour dans la commune urbaine de Labé au centre-ouest du pays, une fille de trois ans a subi un viol collectif. L’organisation locale, ‘ Agir pour le Droit Féminin’, qui a rencontré les parents de la fille de trois ans le 7 décembre dernier a rapporté à Amnesty International et IPPF qu’elle était partie acheter un bonbon non loin de la maison familiale lorsque ceux suspectés d’être ses ravisseurs l’ont emmenée dans une maison non habitée et l’ont sexuellement agressée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le père de la fille qui a rencontré le procureur lui a confirmé sa demande de justice pour sa fille. Le père de l’un des auteurs présumés est aussi venu demander pardon à la famille de la fille qui a refusé. Les viols sur des mineures font suite à celui d’une jeune femme venue le 25 novembre, dans un hôpital de la ville de Kamsar au nord-ouest pour une intervention chirurgicale. La direction de l’hôpital a annoncé le 28 novembre avoir « interpellé le présumé coupable » - un prestataire de service externe - et l’avoir conduit à la gendarmerie. Le même jour, une fille de 16 ans a été violée par plusieurs hommes à Kankan.   « Les autorités doivent faire en sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice, » a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice du Bureau Afrique de l’IPPF « Les victimes doivent avoir accès à des soins médicaux et à un soutien psychosocial ainsi qu'à une assistance pour accéder à la justice et à la réparation. » Plus de 331 cas de viols rapportés depuis le début de l’année Depuis le début de l’année, l’OPROGEM et la Brigade spécial de protection des personnes vulnérables (BSPPV) ont traité 331 cas de viols. En 2020 seulement, ils ont traité 374 cas de viol, un nombre qui reflète seulement la partie visible de l'iceberg selon plusieurs ONGs travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, des journalistes, la police et la gendarmerie. Cela est dû à la stigmatisation associée au viol en Guinée, ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l'amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles. Les récents cas de viols font suite à un autre crime ayant provoqué le mois dernier une vive réaction dans le pays. M’Mah Sylla, une femme de 25 ans, avait présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner. Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder. Le viol a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales. M’Mah Sylla est décédée le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale facilitée par le gouvernement. A la suite de la mort de M’Mah Sylla, des femmes ont manifesté les 22, 24 et 30 novembre à Labé, Kindia et N’Zérékoré pour réclamer justice pour toutes les victimes de viol. Le 21 novembre, le ministère de la Justice avait annoncé la détention de trois des quatre auteurs présumés du viol de M’Mah Sylla à la prison de Conakry. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances au nom du chef de l’État. Des militants ont dénoncé la recrudescence des cas de viol. Djenab Boiro de l’organisation ‘Mon Enfant, Ma vie’ a déclaré lors d’une réunion avec Amnesty International à Conakry : « Même morte, M'Mah Sylla mérite justice. Je suis convaincue que le jour où ses bourreaux seront condamnés à la peine qu'ils méritent, son âme reposera enfin en paix. Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M'Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir. » « Ces dernières années, les autorités ont pris des décisions salutaires pour lutter contre les violences sexuelles, comme la création au sein de la gendarmerie de la BSPPV en 2020. Par ailleurs, les organisations locales de défense des droits des femmes ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans la dénonciation des violences sexuelles, de concert avec certains médias, » a déclaré Samira Daoud « Malgré cela, la persistance des viols, notamment de filles, appelle à des efforts beaucoup plus importants pour sensibiliser l’ensemble de la société pour prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. Cela passe notamment mais pas seulement, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, » a conclu Marie-Evelyne Petrus-Barry. isez cet article en anglais ici. Pour organiser un entretien, contactez le service de presse : d’Amnesty International : [email protected] ; Twitter Afrique de l’Ouest et centrale : @amnestyWaro ; et/ou d’IPPF : M. Mahmoud Garga ([email protected])  

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| 15 December 2021

Guinée. Des cas choquants de viol et de meurtre de filles doivent pousser les autorités à renforcer les efforts pour prévenir et combattre la violence sexuelle

Les autorités guinéennes doivent prendre des mesures immédiates pour garantir une enquête approfondie et impartiale sur les récents viols et agressions sexuelles suivis de meurtres commis en l'espace de huit jours seulement et traduire leurs auteurs en justice, ont déclaré Amnesty International et la Fédération internationale pour la Planification Familiale (IPPF) aujourd'hui. Elles doivent également augmenter leurs efforts pour combattre la violence sexuelle en renforçant la prévention, soutenant l’accès des victimes à la justice et adoptant une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes. Entre le 25 novembre et le 2 décembre, six filles de trois à 16 ans et une femme ont été sexuellement agressées et certaines violées. Deux des filles sont mortes à cause de la violence. « Les récits de viols sont fréquents en Guinée. Les autorités guinéennes doivent de manière urgente renforcer leurs efforts de prévention et de lutte contre la violence sexuelle en Guinée, » a déclaré Samira Daoud, directrice d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale Viol sur des mineures  Le 2 décembre 2021, l’Office guinéen pour la protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) a présenté un homme de 24 ans accusé de viol sur une fille de trois ans à Gbessia, un quartier de la capitale Conakry. Le 30 novembre, une autre fille de trois ans a été violée à Batè-Nafadji dans la région de Kankan à l’est du pays. Le 27 novembre, une fille de 12 ans qui rentrait chez elle a été violée par deux hommes dans la ville de Sanoun. Une fille de 12 ans est morte des suites d’un viol à Siguiri au nord-ouest le 26 novembre. Le même jour dans la commune urbaine de Labé au centre-ouest du pays, une fille de trois ans a subi un viol collectif. L’organisation locale, ‘ Agir pour le Droit Féminin’, qui a rencontré les parents de la fille de trois ans le 7 décembre dernier a rapporté à Amnesty International et IPPF qu’elle était partie acheter un bonbon non loin de la maison familiale lorsque ceux suspectés d’être ses ravisseurs l’ont emmenée dans une maison non habitée et l’ont sexuellement agressée jusqu’à ce que mort s’ensuive. Le père de la fille qui a rencontré le procureur lui a confirmé sa demande de justice pour sa fille. Le père de l’un des auteurs présumés est aussi venu demander pardon à la famille de la fille qui a refusé. Les viols sur des mineures font suite à celui d’une jeune femme venue le 25 novembre, dans un hôpital de la ville de Kamsar au nord-ouest pour une intervention chirurgicale. La direction de l’hôpital a annoncé le 28 novembre avoir « interpellé le présumé coupable » - un prestataire de service externe - et l’avoir conduit à la gendarmerie. Le même jour, une fille de 16 ans a été violée par plusieurs hommes à Kankan.   « Les autorités doivent faire en sorte que les enquêtes sur les auteurs de ces viols soient menées sans délai et en toute indépendance et impartialité et que tout responsable soit traduit en justice, » a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice du Bureau Afrique de l’IPPF « Les victimes doivent avoir accès à des soins médicaux et à un soutien psychosocial ainsi qu'à une assistance pour accéder à la justice et à la réparation. » Plus de 331 cas de viols rapportés depuis le début de l’année Depuis le début de l’année, l’OPROGEM et la Brigade spécial de protection des personnes vulnérables (BSPPV) ont traité 331 cas de viols. En 2020 seulement, ils ont traité 374 cas de viol, un nombre qui reflète seulement la partie visible de l'iceberg selon plusieurs ONGs travaillant dans le domaine de la lutte contre les violences sexuelles, des journalistes, la police et la gendarmerie. Cela est dû à la stigmatisation associée au viol en Guinée, ce qui souvent conduit, non pas à signaler le crime et déposer des plaintes mais souvent à des médiations et des règlements à l'amiable entre les victimes ou leurs familles et les présumés auteurs ou leurs familles. Les récents cas de viols font suite à un autre crime ayant provoqué le mois dernier une vive réaction dans le pays. M’Mah Sylla, une femme de 25 ans, avait présumément été violée par des médecins dans une clinique non agréée de Conakry où elle était allée se faire soigner. Elle était tombée enceinte et les mêmes auteurs l’avaient de nouveau violée au cours de l’avortement auquel ils tentaient de procéder. Le viol a engendré des blessures impossibles à guérir malgré sept opérations chirurgicales. M’Mah Sylla est décédée le 20 novembre dernier à Tunis (Tunisie), après son évacuation médicale facilitée par le gouvernement. A la suite de la mort de M’Mah Sylla, des femmes ont manifesté les 22, 24 et 30 novembre à Labé, Kindia et N’Zérékoré pour réclamer justice pour toutes les victimes de viol. Le 21 novembre, le ministère de la Justice avait annoncé la détention de trois des quatre auteurs présumés du viol de M’Mah Sylla à la prison de Conakry. Le gouvernement a par ailleurs présenté ses condoléances au nom du chef de l’État. Des militants ont dénoncé la recrudescence des cas de viol. Djenab Boiro de l’organisation ‘Mon Enfant, Ma vie’ a déclaré lors d’une réunion avec Amnesty International à Conakry : « Même morte, M'Mah Sylla mérite justice. Je suis convaincue que le jour où ses bourreaux seront condamnés à la peine qu'ils méritent, son âme reposera enfin en paix. Nous avons beaucoup trop de cas comme celui de M'Mah Sylla et nous espérons et rêvons de ne plus en avoir. » « Ces dernières années, les autorités ont pris des décisions salutaires pour lutter contre les violences sexuelles, comme la création au sein de la gendarmerie de la BSPPV en 2020. Par ailleurs, les organisations locales de défense des droits des femmes ont joué et continuent de jouer un rôle majeur dans la dénonciation des violences sexuelles, de concert avec certains médias, » a déclaré Samira Daoud « Malgré cela, la persistance des viols, notamment de filles, appelle à des efforts beaucoup plus importants pour sensibiliser l’ensemble de la société pour prévenir la violence sexuelle, protéger les victimes, leur permettre d’accéder à la justice, d’obtenir réparation, et de traduire les auteurs en justice. Cela passe notamment mais pas seulement, par l’adoption d’une loi spéciale sur la violence à l’égard des femmes comme recommandé par la Convention Internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes, » a conclu Marie-Evelyne Petrus-Barry. isez cet article en anglais ici. Pour organiser un entretien, contactez le service de presse : d’Amnesty International : [email protected] ; Twitter Afrique de l’Ouest et centrale : @amnestyWaro ; et/ou d’IPPF : M. Mahmoud Garga ([email protected])  

Guinea
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| 14 January 2022

Guinea: Horrific cases of rape and murder of girls must urge authorities to strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence

Guinean authorities must take immediate measures to ensure thorough and impartial investigation of recent rapes and sexual assaults followed by murders committed over the course of just eight days and bring perpetrators to justice, Amnesty International and the International Planned Parenthood Federation (IPPF) said today. They must also increase their efforts to fight sexual violence by strengthening prevention, supporting access to justice for survivors and adopting a special law on violence against women. Six girls aged between three and 16, and a woman were sexually assaulted, and some were raped between 25 November and 2 December 2021. Two of the girls have died as a result of the violence. “Rape is all too commonplace in Guinea. Authorities should urgently strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence in Guinea," said Samira Daoud, Amnesty International West and Central Africa director. Rape of girls On 2 December 2021, the Office for the Protection of Gender, Childhood and Morals (OPROGEM) presented a 24-year-old man charged with the rape of a three-year-old girl in the district of Gbessia in the capital Conakry.  On 30 November another three-year-old girl was raped in Batè-Nafadji in the eastern region of Kankan. On 27 November, a 12-year-old girl was raped by two men on her way home in the town of Sanoun. This came just a day after the death of another 12-year-old girl in the north-eastern town of Siguiri. In the urban commune of Labé, west-central region of Guinea, a three-year-old girl was gang raped on 26 November.  Local organization, "Agir pour le Droit Féminin", which met with the three-year-old girl's parents on 7 December, told the organizations that she was abducted when going to buy candy not far from the family home. She was then taken to an uninhabited house and sexually assaulted until she died.  The girl’s father who met with the prosecutor confirmed his demand for justice for his daughter. One of the alleged perpetrator’s father requested forgiveness from the girl’s family but they refused.  The rapes of girls followed the rape of a woman on 25 November while she was in a hospital in the north-western town of Kamsar for a surgery. The hospital management announced three days later they had "arrested the alleged perpetrator" -who is an external service provider- and taken him to the gendarmerie.  The same day, a 16-year-old girl was also raped by several men in Kankan. “The authorities must ensure thorough and impartial investigations of these rape cases without delay and anyone found guilty must be brought to justice," said Marie-Evelyne Petrus-Barry, IPPF Africa Regional Director. “Survivors must receive access to medical care and psychosocial support as well as legal aid to access justice and redress.” More than 331 rape cases reported since the beginning of the year Since the beginning of the year, OPROGEM and the Special Brigade for the Protection of Vulnerable Persons (BSPPV in French) have already dealt with 331 rape cases. In 2020 alone, they dealt with 374 cases, a number which reflects only the tip of the iceberg according to NGOs working on sexual violence survivors, journalists, police and gendarmerie.  This is due to the stigma associated with rape in Guinea, which often leads to not reporting the crime and not filing complaints, and often such cases are handled through mediation and out-of-court settlements between the victims or their families and the alleged perpetrators or their families. The recent rape cases follow another case that sparked a strong public reaction across the country last month.   M’Mah Sylla, a 25-year-old woman, was allegedly raped by doctors at a non-licensed clinic in Conakry, where she went for treatment. She got pregnant as a result, and the same perpetrators raped her again when she returned to the clinic to seek an abortion. The rape caused injuries that could not be healed despite seven surgeries. The victim died on 20 November in Tunis (Tunisia) where she was medically evacuated following a government intervention.  Following M’Mah Sylla’s death, women staged protests on 22, 24 and 30 November in the towns of Labé, Kindia and N’Zérékoré, demanding justice for all victims of rape.   On 21 November, the Ministry of Justice said three of the four alleged perpetrators of M’Mah Sylla’s rape had been detained in Conakry prison. The government also presented its condolences to her family on behalf of the head of state.  Activists spoke out on the surge in rape cases.  Djenab Boiro of “Mon Enfant, Ma vie” a local organization, told Amnesty International during a meeting in Conakry:  “Even dead, M'Mah Sylla deserves justice. I am convinced that the day the perpetrators will be sentenced to the punishment they deserve, her soul will finally rest in peace. We have had too many cases like M'Mah Sylla’s and we hope and dream of not having any more.”  “Authorities have taken some steps in the right direction in recent years which we welcome, such as the creation in 2020 of a special unit within the gendarmerie to fight sexual violence. In addition, local women’s rights organizations have played and continue to play a major role in speaking up against sexual violence, together with some media,” said Samira Daoud "Despite this situation, the persistence of rape cases, especially of girls, calls for much greater efforts to raise awareness among the public to prevent sexual violence, to protect the survivors, and ensure their timely access to justice and reparations as well as to bring perpetrators to account. This includes but is not limited to the adoption of a special law on violence against women, as recommended by the CEDAW Committee,” concluded Marie-Evelyne Petrus-Barry. Read this article in French here. To arrange an interview, please contact: Amnesty’s Press Office Email [email protected]; West and Centra Africa’s Twitter: @AmnestyWaro;  and/or IPPF Africa Region Lead Communication Advisor, Mr. Mahmoud Garga ([email protected])

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| 15 December 2021

Guinea: Horrific cases of rape and murder of girls must urge authorities to strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence

Guinean authorities must take immediate measures to ensure thorough and impartial investigation of recent rapes and sexual assaults followed by murders committed over the course of just eight days and bring perpetrators to justice, Amnesty International and the International Planned Parenthood Federation (IPPF) said today. They must also increase their efforts to fight sexual violence by strengthening prevention, supporting access to justice for survivors and adopting a special law on violence against women. Six girls aged between three and 16, and a woman were sexually assaulted, and some were raped between 25 November and 2 December 2021. Two of the girls have died as a result of the violence. “Rape is all too commonplace in Guinea. Authorities should urgently strengthen their efforts to prevent and combat sexual violence in Guinea," said Samira Daoud, Amnesty International West and Central Africa director. Rape of girls On 2 December 2021, the Office for the Protection of Gender, Childhood and Morals (OPROGEM) presented a 24-year-old man charged with the rape of a three-year-old girl in the district of Gbessia in the capital Conakry.  On 30 November another three-year-old girl was raped in Batè-Nafadji in the eastern region of Kankan. On 27 November, a 12-year-old girl was raped by two men on her way home in the town of Sanoun. This came just a day after the death of another 12-year-old girl in the north-eastern town of Siguiri. In the urban commune of Labé, west-central region of Guinea, a three-year-old girl was gang raped on 26 November.  Local organization, "Agir pour le Droit Féminin", which met with the three-year-old girl's parents on 7 December, told the organizations that she was abducted when going to buy candy not far from the family home. She was then taken to an uninhabited house and sexually assaulted until she died.  The girl’s father who met with the prosecutor confirmed his demand for justice for his daughter. One of the alleged perpetrator’s father requested forgiveness from the girl’s family but they refused.  The rapes of girls followed the rape of a woman on 25 November while she was in a hospital in the north-western town of Kamsar for a surgery. The hospital management announced three days later they had "arrested the alleged perpetrator" -who is an external service provider- and taken him to the gendarmerie.  The same day, a 16-year-old girl was also raped by several men in Kankan. “The authorities must ensure thorough and impartial investigations of these rape cases without delay and anyone found guilty must be brought to justice," said Marie-Evelyne Petrus-Barry, IPPF Africa Regional Director. “Survivors must receive access to medical care and psychosocial support as well as legal aid to access justice and redress.” More than 331 rape cases reported since the beginning of the year Since the beginning of the year, OPROGEM and the Special Brigade for the Protection of Vulnerable Persons (BSPPV in French) have already dealt with 331 rape cases. In 2020 alone, they dealt with 374 cases, a number which reflects only the tip of the iceberg according to NGOs working on sexual violence survivors, journalists, police and gendarmerie.  This is due to the stigma associated with rape in Guinea, which often leads to not reporting the crime and not filing complaints, and often such cases are handled through mediation and out-of-court settlements between the victims or their families and the alleged perpetrators or their families. The recent rape cases follow another case that sparked a strong public reaction across the country last month.   M’Mah Sylla, a 25-year-old woman, was allegedly raped by doctors at a non-licensed clinic in Conakry, where she went for treatment. She got pregnant as a result, and the same perpetrators raped her again when she returned to the clinic to seek an abortion. The rape caused injuries that could not be healed despite seven surgeries. The victim died on 20 November in Tunis (Tunisia) where she was medically evacuated following a government intervention.  Following M’Mah Sylla’s death, women staged protests on 22, 24 and 30 November in the towns of Labé, Kindia and N’Zérékoré, demanding justice for all victims of rape.   On 21 November, the Ministry of Justice said three of the four alleged perpetrators of M’Mah Sylla’s rape had been detained in Conakry prison. The government also presented its condolences to her family on behalf of the head of state.  Activists spoke out on the surge in rape cases.  Djenab Boiro of “Mon Enfant, Ma vie” a local organization, told Amnesty International during a meeting in Conakry:  “Even dead, M'Mah Sylla deserves justice. I am convinced that the day the perpetrators will be sentenced to the punishment they deserve, her soul will finally rest in peace. We have had too many cases like M'Mah Sylla’s and we hope and dream of not having any more.”  “Authorities have taken some steps in the right direction in recent years which we welcome, such as the creation in 2020 of a special unit within the gendarmerie to fight sexual violence. In addition, local women’s rights organizations have played and continue to play a major role in speaking up against sexual violence, together with some media,” said Samira Daoud "Despite this situation, the persistence of rape cases, especially of girls, calls for much greater efforts to raise awareness among the public to prevent sexual violence, to protect the survivors, and ensure their timely access to justice and reparations as well as to bring perpetrators to account. This includes but is not limited to the adoption of a special law on violence against women, as recommended by the CEDAW Committee,” concluded Marie-Evelyne Petrus-Barry. Read this article in French here. To arrange an interview, please contact: Amnesty’s Press Office Email [email protected]; West and Centra Africa’s Twitter: @AmnestyWaro;  and/or IPPF Africa Region Lead Communication Advisor, Mr. Mahmoud Garga ([email protected])