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Rétablir les services des DSSR après le cyclone GEZANI dans la région d'Atsinanana

Lorsque le cyclone Gezani a frappé la région d'Atsinanana, à Madagascar, il a laissé derrière lui bien plus que des destructions matérielles. Des habitations ont été endommagées, les routes sont deven...

Lorsque le cyclone Gezani a frappé la région d'Atsinanana, à Madagascar, il a laissé derrière lui bien plus que des destructions matérielles. Des habitations ont été endommagées, les routes sont devenues impraticables et des communautés entières ont dû se réfugier dans des sites d'hébergement temporaires. Pour de nombreuses familles, la priorité est rapidement devenue la survie au quotidien. Mais une autre crise, plus discrète, était en train de se dessiner.

L'accès aux services de santé essentiels, en particulier aux services de santé et de droits sexuels et reproductifs (DSSR), a été brutalement interrompu.

Les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap figuraient parmi les populations les plus touchées. En raison des dégâts causés aux infrastructures et des difficultés de déplacement, beaucoup ne pouvaient plus rejoindre les centres de santé. Les services de planification familiale, les soins maternels ainsi que la prise en charge des survivantes de violences basées sur le genre sont devenus de plus en plus difficiles d'accès, exposant des populations déjà vulnérables à des risques encore plus importants. Du point de vue du programme WISH 2, cette situation exigeait bien plus qu'une simple intervention d'urgence. Elle appelait une réponse rapide, concrète et centrée sur la dignité des personnes, aux côtés des communautés les plus affectées.

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La salle d'accouchement du CHU de Toamasina a été détruite et inondée, créant une rupture critique dans la disponibilité de services d'accouchement sûrs et de qualité.

En coordination avec le Ministère de la Santé et les partenaires locaux, WISH 2 a soutenu une évaluation rapide sur le terrain à Toamasina afin de mesurer l'ampleur des perturbations causées par le cyclone. Le constat était sans appel : des centres de santé endommagés, des fournitures médicales perdues et des services interrompus. Pourtant, les besoins, eux, demeuraient bien réels. En étroite collaboration avec les autorités sanitaires régionales et les structures de santé partenaires, WISH 2 a permis le déploiement de deux équipes mobiles. Véritables bouées de sauvetage, elles ont apporté des services intégrés de santé sexuelle et reproductive ainsi que des soins de santé primaires directement aux communautés réparties sur 13 sites, touchant plus de 16 500 personnes déplacées à l'intérieur du pays.

Plutôt que d'attendre que les communautés puissent à nouveau accéder aux centres de santé, les services sont allés à leur rencontre.

Les cliniques mobiles ont assuré des services de planification familiale, des soins de santé de base ainsi que des informations sur la santé et les droits sexuels et reproductifs. Elles ont également permis d'assurer la continuité des soins pour les personnes dont les dossiers médicaux avaient été perdus lors du cyclone. Parallèlement, des approches communautaires ont été mises en œuvre afin de rétablir la confiance et de reconnecter les populations aux services de santé, y compris dans les zones les plus difficiles d'accès. Comme le témoigne un membre de la communauté de Toamasina :

« Lorsque les routes ont été détruites, nous pensions que l'aide ne nous parviendrait jamais. Mais les équipes de santé sont venues jusqu'à nous. Pour de nombreuses femmes ici, cela a fait toute la différence. »

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Photo prise lors de la prestation de services dans les sites touchés par le cyclone.

Cette intervention a marqué un tournant important. Il ne s'agissait pas seulement de rétablir les services, mais aussi de repenser leur mode de prestation dans des contextes fragiles, fortement exposés aux effets du changement climatique.

Cette expérience a également mis en évidence plusieurs défis majeurs. L'absence d'un mécanisme d'intervention d'urgence préétabli a, dans un premier temps, ralenti la coordination des actions, tandis que les délais d'accès à des financements flexibles ont limité la rapidité du déploiement des activités. Par ailleurs, plusieurs acteurs humanitaires ont concentré leurs interventions dans les zones les plus accessibles, au risque de laisser les communautés les plus isolées sans assistance.

Le leadership des autorités sanitaires régionales a joué un rôle déterminant pour combler ces lacunes, en renforçant la coordination des interventions et en garantissant une couverture plus équitable des populations touchées. Ce qui a fait la force de cette réponse, c'est sa capacité d'adaptation. Grâce au déploiement de cliniques mobiles, à un partenariat étroit avec les autorités publiques et à une approche centrée sur les communautés, WISH 2 est parvenu à assurer la continuité des soins malgré un contexte profondément perturbé.

Pour l'avenir, cette expérience souligne l'importance de disposer de plans de contingence préétablis, d'un accès plus rapide aux financements d'urgence et de mécanismes de coordination renforcés. Dans des régions comme Atsinanana, où les chocs climatiques deviennent de plus en plus fréquents, bâtir des systèmes de santé résilients et flexibles n'est plus une option, mais une nécessité. Pour WISH 2, la leçon est claire : lorsque les systèmes sont perturbés, la réponse doit s'adapter et aller à la rencontre des populations, où qu'elles se trouvent.

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when

country

Madagascar

region

Africa

Subject

Humanitarian