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Afrique

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Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Mardi 27 septembre 2022 - 12:35

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes éta
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| 27 September 2022

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 30 January 2023

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 28 July 2022

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 20 May 2020

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 28 July 2022

Journee de l‘enfant Africain 2020

Nairobi, 16 juin 2020 - Chaque année, le 16 juin, l'Union africaine et ses États membres célèbrent la Journée de l'Enfant Africain (JEA). C'est une journée consacrée à la résolution du sort de l'enfant africain. Cette année, le thème de la JEA est « L’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique ». Ce thème n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment. Aujourd'hui, le monde est en proie à une crise mondiale de la santé provoquée par la nouvelle pandémie de COVID-19 qui continue de laisser des traces dévastatrices sur tous les continents, y compris l'Afrique. Comme cela a été le cas lors de pandémies précédentes, les enfants font partie des populations les plus vulnérables sujettes à cette crise. La Fédération Internationale pour la Planification Familiale - Région Afrique (IPPFARO) saisit cette occasion pour continuer à plaider pour la protection de tous les enfants et est fortement impliquée dans diverses initiatives de plaidoyer connexes sur le continent. Grâce au programme d'éducation sexuelle complète (ESC) que nous continuons de défendre et qui est mis en œuvre par le biais de nos Associations Membres à travers le continent, les enfants et les autres autorités continuent d'être informés de leurs droits et des dispositions légales respectives. Les informations fondées sur les droits donnés aux enfants le sont d'une manière adaptée à leur âge et à leur maturité, et dans une langue sensible au genre et à la culture. Nos Associations Membres continuent de jouer un rôle important au niveau national en ce qui concerne l’élaboration de politiques et de législations appelant à la sauvegarde des droits des enfants. Nous continuons de travailler en partenariat avec des dirigeants et des champions locaux pour assurer aux enfants une justice effective. De même, l'IPPFARO continue d'apporter sa précieuse contribution aux niveaux régional et mondial à travers divers engagements de plaidoyer. Sur cette note, nous exhortons les gouvernements africains à fournir toute la protection nécessaire aux enfants africains et à les aider à être maîtres de leur destin. Lisez cet article en anglais ici. Pour plus d'informations sur le travail de l'IPPF Région Afrique, suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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| 16 June 2020

Journee de l‘enfant Africain 2020

Nairobi, 16 juin 2020 - Chaque année, le 16 juin, l'Union africaine et ses États membres célèbrent la Journée de l'Enfant Africain (JEA). C'est une journée consacrée à la résolution du sort de l'enfant africain. Cette année, le thème de la JEA est « L’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique ». Ce thème n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment. Aujourd'hui, le monde est en proie à une crise mondiale de la santé provoquée par la nouvelle pandémie de COVID-19 qui continue de laisser des traces dévastatrices sur tous les continents, y compris l'Afrique. Comme cela a été le cas lors de pandémies précédentes, les enfants font partie des populations les plus vulnérables sujettes à cette crise. La Fédération Internationale pour la Planification Familiale - Région Afrique (IPPFARO) saisit cette occasion pour continuer à plaider pour la protection de tous les enfants et est fortement impliquée dans diverses initiatives de plaidoyer connexes sur le continent. Grâce au programme d'éducation sexuelle complète (ESC) que nous continuons de défendre et qui est mis en œuvre par le biais de nos Associations Membres à travers le continent, les enfants et les autres autorités continuent d'être informés de leurs droits et des dispositions légales respectives. Les informations fondées sur les droits donnés aux enfants le sont d'une manière adaptée à leur âge et à leur maturité, et dans une langue sensible au genre et à la culture. Nos Associations Membres continuent de jouer un rôle important au niveau national en ce qui concerne l’élaboration de politiques et de législations appelant à la sauvegarde des droits des enfants. Nous continuons de travailler en partenariat avec des dirigeants et des champions locaux pour assurer aux enfants une justice effective. De même, l'IPPFARO continue d'apporter sa précieuse contribution aux niveaux régional et mondial à travers divers engagements de plaidoyer. Sur cette note, nous exhortons les gouvernements africains à fournir toute la protection nécessaire aux enfants africains et à les aider à être maîtres de leur destin. Lisez cet article en anglais ici. Pour plus d'informations sur le travail de l'IPPF Région Afrique, suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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| 26 June 2022

La Cour suprême des États-Unis annule le jugement Roe v. Wade: un coup sans précédent porté à la santé et aux droits des femmes.

  Nairobi - 25 juin 2022 - La décision de la Cour suprême des États-Unis d'annuler la décision historique Roe V Wade sur l'avortement entraînera une interdiction totale ou quasi totale des soins liés à l'avortement dans environ 26 États des États-Unis d'Amérique. Cette décision n'affecte pas seulement les États-Unis car elle aura sans aucun doute un impact négatif dans le monde entier. L'annulation de l'arrêt Roe v. Wade est le plus grand coup porté à la santé et aux droits des femmes dans l'histoire récente des États-Unis. Elle supprime 50 ans d'avortement sûr et légal aux États-Unis et remet la vie de millions de femmes, de jeunes filles et de personnes de sexe divers entre les mains des législateurs des États - dont beaucoup sont des extrémistes conservateurs misogynes et anti-liberté reproductive. En poursuivant cette attaque contre le corps des femmes et en les forçant à mener des grossesses à terme, la plus haute juridiction des États-Unis a touché le fond, privant des millions de personnes de leur autonomie corporelle et de leur liberté - les valeurs mêmes dont les États-Unis sont fiers. Cette décision est également en décalage avec le peuple américain, dont la majorité est favorable à l'accès aux soins en matière d'avortement. "Les retombées de cette décision calculée se répercuteront également dans le monde entier, encourageant d'autres mouvements anti-avortement, misogynes et anti-liberté reproductive. Les juges qui ont fait passer leurs croyances personnelles avant la volonté, les précédents et la loi américaine auront bientôt du sang sur les mains, et nous ne pouvons que déplorer l’impact que ce jugement cruel aura sur des millions de personnes", a déclaré le Dr Alvaro Bermejo, Directeur de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale. "Nous savons, de par notre expérience en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, que les groupes extrémistes et les législateurs opposés à l'égalité des sexes se battent au quotidien pour contrôler le corps des femmes et des filles. Ces groupes font de la politique avec l'intégrité corporelle des femmes et des filles, en niant les résultats scientifiques et en contestant les preuves bien fondées selon lesquelles l'interdiction de l'avortement n'empêche pas les femmes de choisir cette procédure, mais les oblige seulement à se tourner vers des alternatives potentiellement dangereuses. Ces groupes obligent également les prestataires de soins de santé à choisir entre sauver la vie d'une femme et s'exposer à des poursuites pénales. Il n'y a pas de prévention de l'avortement, il n'y a que l'interdiction d'un avortement sûr", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice Régionale de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR).  Elle également ajouté : "Alors que les États-Unis peuvent régresser et reculer sur les droits humains des femmes et des filles, nous nous tournons maintenant vers d'autres pays, notamment le Bénin et le Kenya, qui ont récemment affirmé leur engagement à protéger et à réaliser les droits des femmes et des filles à accéder à des soins d'avortement sûrs. Ces pays mènent maintenant la charge, et nous, en tant que défenseurs des droits reproductifs dans le monde, devons continuer à travailler sans relâche pour faire de ces droits une réalité, tout en les maintenant et en les développant."  FIN Contacts médias : Mahmoud Garga, Spécialiste Communication stratégique, Relations Médias et Campagnes Digitales, Bureau régional de l'IPPF pour l'Afrique (IPPFARO) - email : [email protected]  - +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

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| 30 January 2023

La Cour suprême des États-Unis annule le jugement Roe v. Wade: un coup sans précédent porté à la santé et aux droits des femmes.

  Nairobi - 25 juin 2022 - La décision de la Cour suprême des États-Unis d'annuler la décision historique Roe V Wade sur l'avortement entraînera une interdiction totale ou quasi totale des soins liés à l'avortement dans environ 26 États des États-Unis d'Amérique. Cette décision n'affecte pas seulement les États-Unis car elle aura sans aucun doute un impact négatif dans le monde entier. L'annulation de l'arrêt Roe v. Wade est le plus grand coup porté à la santé et aux droits des femmes dans l'histoire récente des États-Unis. Elle supprime 50 ans d'avortement sûr et légal aux États-Unis et remet la vie de millions de femmes, de jeunes filles et de personnes de sexe divers entre les mains des législateurs des États - dont beaucoup sont des extrémistes conservateurs misogynes et anti-liberté reproductive. En poursuivant cette attaque contre le corps des femmes et en les forçant à mener des grossesses à terme, la plus haute juridiction des États-Unis a touché le fond, privant des millions de personnes de leur autonomie corporelle et de leur liberté - les valeurs mêmes dont les États-Unis sont fiers. Cette décision est également en décalage avec le peuple américain, dont la majorité est favorable à l'accès aux soins en matière d'avortement. "Les retombées de cette décision calculée se répercuteront également dans le monde entier, encourageant d'autres mouvements anti-avortement, misogynes et anti-liberté reproductive. Les juges qui ont fait passer leurs croyances personnelles avant la volonté, les précédents et la loi américaine auront bientôt du sang sur les mains, et nous ne pouvons que déplorer l’impact que ce jugement cruel aura sur des millions de personnes", a déclaré le Dr Alvaro Bermejo, Directeur de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale. "Nous savons, de par notre expérience en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, que les groupes extrémistes et les législateurs opposés à l'égalité des sexes se battent au quotidien pour contrôler le corps des femmes et des filles. Ces groupes font de la politique avec l'intégrité corporelle des femmes et des filles, en niant les résultats scientifiques et en contestant les preuves bien fondées selon lesquelles l'interdiction de l'avortement n'empêche pas les femmes de choisir cette procédure, mais les oblige seulement à se tourner vers des alternatives potentiellement dangereuses. Ces groupes obligent également les prestataires de soins de santé à choisir entre sauver la vie d'une femme et s'exposer à des poursuites pénales. Il n'y a pas de prévention de l'avortement, il n'y a que l'interdiction d'un avortement sûr", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice Régionale de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR).  Elle également ajouté : "Alors que les États-Unis peuvent régresser et reculer sur les droits humains des femmes et des filles, nous nous tournons maintenant vers d'autres pays, notamment le Bénin et le Kenya, qui ont récemment affirmé leur engagement à protéger et à réaliser les droits des femmes et des filles à accéder à des soins d'avortement sûrs. Ces pays mènent maintenant la charge, et nous, en tant que défenseurs des droits reproductifs dans le monde, devons continuer à travailler sans relâche pour faire de ces droits une réalité, tout en les maintenant et en les développant."  FIN Contacts médias : Mahmoud Garga, Spécialiste Communication stratégique, Relations Médias et Campagnes Digitales, Bureau régional de l'IPPF pour l'Afrique (IPPFARO) - email : [email protected]  - +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

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| 27 September 2022

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

Guinea report1
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| 30 January 2023

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 28 July 2022

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 20 May 2020

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 28 July 2022

Journee de l‘enfant Africain 2020

Nairobi, 16 juin 2020 - Chaque année, le 16 juin, l'Union africaine et ses États membres célèbrent la Journée de l'Enfant Africain (JEA). C'est une journée consacrée à la résolution du sort de l'enfant africain. Cette année, le thème de la JEA est « L’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique ». Ce thème n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment. Aujourd'hui, le monde est en proie à une crise mondiale de la santé provoquée par la nouvelle pandémie de COVID-19 qui continue de laisser des traces dévastatrices sur tous les continents, y compris l'Afrique. Comme cela a été le cas lors de pandémies précédentes, les enfants font partie des populations les plus vulnérables sujettes à cette crise. La Fédération Internationale pour la Planification Familiale - Région Afrique (IPPFARO) saisit cette occasion pour continuer à plaider pour la protection de tous les enfants et est fortement impliquée dans diverses initiatives de plaidoyer connexes sur le continent. Grâce au programme d'éducation sexuelle complète (ESC) que nous continuons de défendre et qui est mis en œuvre par le biais de nos Associations Membres à travers le continent, les enfants et les autres autorités continuent d'être informés de leurs droits et des dispositions légales respectives. Les informations fondées sur les droits donnés aux enfants le sont d'une manière adaptée à leur âge et à leur maturité, et dans une langue sensible au genre et à la culture. Nos Associations Membres continuent de jouer un rôle important au niveau national en ce qui concerne l’élaboration de politiques et de législations appelant à la sauvegarde des droits des enfants. Nous continuons de travailler en partenariat avec des dirigeants et des champions locaux pour assurer aux enfants une justice effective. De même, l'IPPFARO continue d'apporter sa précieuse contribution aux niveaux régional et mondial à travers divers engagements de plaidoyer. Sur cette note, nous exhortons les gouvernements africains à fournir toute la protection nécessaire aux enfants africains et à les aider à être maîtres de leur destin. Lisez cet article en anglais ici. Pour plus d'informations sur le travail de l'IPPF Région Afrique, suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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| 16 June 2020

Journee de l‘enfant Africain 2020

Nairobi, 16 juin 2020 - Chaque année, le 16 juin, l'Union africaine et ses États membres célèbrent la Journée de l'Enfant Africain (JEA). C'est une journée consacrée à la résolution du sort de l'enfant africain. Cette année, le thème de la JEA est « L’accès à un système de justice adapté aux enfants en Afrique ». Ce thème n’aurait pas pu arriver à un meilleur moment. Aujourd'hui, le monde est en proie à une crise mondiale de la santé provoquée par la nouvelle pandémie de COVID-19 qui continue de laisser des traces dévastatrices sur tous les continents, y compris l'Afrique. Comme cela a été le cas lors de pandémies précédentes, les enfants font partie des populations les plus vulnérables sujettes à cette crise. La Fédération Internationale pour la Planification Familiale - Région Afrique (IPPFARO) saisit cette occasion pour continuer à plaider pour la protection de tous les enfants et est fortement impliquée dans diverses initiatives de plaidoyer connexes sur le continent. Grâce au programme d'éducation sexuelle complète (ESC) que nous continuons de défendre et qui est mis en œuvre par le biais de nos Associations Membres à travers le continent, les enfants et les autres autorités continuent d'être informés de leurs droits et des dispositions légales respectives. Les informations fondées sur les droits donnés aux enfants le sont d'une manière adaptée à leur âge et à leur maturité, et dans une langue sensible au genre et à la culture. Nos Associations Membres continuent de jouer un rôle important au niveau national en ce qui concerne l’élaboration de politiques et de législations appelant à la sauvegarde des droits des enfants. Nous continuons de travailler en partenariat avec des dirigeants et des champions locaux pour assurer aux enfants une justice effective. De même, l'IPPFARO continue d'apporter sa précieuse contribution aux niveaux régional et mondial à travers divers engagements de plaidoyer. Sur cette note, nous exhortons les gouvernements africains à fournir toute la protection nécessaire aux enfants africains et à les aider à être maîtres de leur destin. Lisez cet article en anglais ici. Pour plus d'informations sur le travail de l'IPPF Région Afrique, suivez-nous sur Facebook et Twitter.

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| 26 June 2022

La Cour suprême des États-Unis annule le jugement Roe v. Wade: un coup sans précédent porté à la santé et aux droits des femmes.

  Nairobi - 25 juin 2022 - La décision de la Cour suprême des États-Unis d'annuler la décision historique Roe V Wade sur l'avortement entraînera une interdiction totale ou quasi totale des soins liés à l'avortement dans environ 26 États des États-Unis d'Amérique. Cette décision n'affecte pas seulement les États-Unis car elle aura sans aucun doute un impact négatif dans le monde entier. L'annulation de l'arrêt Roe v. Wade est le plus grand coup porté à la santé et aux droits des femmes dans l'histoire récente des États-Unis. Elle supprime 50 ans d'avortement sûr et légal aux États-Unis et remet la vie de millions de femmes, de jeunes filles et de personnes de sexe divers entre les mains des législateurs des États - dont beaucoup sont des extrémistes conservateurs misogynes et anti-liberté reproductive. En poursuivant cette attaque contre le corps des femmes et en les forçant à mener des grossesses à terme, la plus haute juridiction des États-Unis a touché le fond, privant des millions de personnes de leur autonomie corporelle et de leur liberté - les valeurs mêmes dont les États-Unis sont fiers. Cette décision est également en décalage avec le peuple américain, dont la majorité est favorable à l'accès aux soins en matière d'avortement. "Les retombées de cette décision calculée se répercuteront également dans le monde entier, encourageant d'autres mouvements anti-avortement, misogynes et anti-liberté reproductive. Les juges qui ont fait passer leurs croyances personnelles avant la volonté, les précédents et la loi américaine auront bientôt du sang sur les mains, et nous ne pouvons que déplorer l’impact que ce jugement cruel aura sur des millions de personnes", a déclaré le Dr Alvaro Bermejo, Directeur de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale. "Nous savons, de par notre expérience en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, que les groupes extrémistes et les législateurs opposés à l'égalité des sexes se battent au quotidien pour contrôler le corps des femmes et des filles. Ces groupes font de la politique avec l'intégrité corporelle des femmes et des filles, en niant les résultats scientifiques et en contestant les preuves bien fondées selon lesquelles l'interdiction de l'avortement n'empêche pas les femmes de choisir cette procédure, mais les oblige seulement à se tourner vers des alternatives potentiellement dangereuses. Ces groupes obligent également les prestataires de soins de santé à choisir entre sauver la vie d'une femme et s'exposer à des poursuites pénales. Il n'y a pas de prévention de l'avortement, il n'y a que l'interdiction d'un avortement sûr", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice Régionale de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR).  Elle également ajouté : "Alors que les États-Unis peuvent régresser et reculer sur les droits humains des femmes et des filles, nous nous tournons maintenant vers d'autres pays, notamment le Bénin et le Kenya, qui ont récemment affirmé leur engagement à protéger et à réaliser les droits des femmes et des filles à accéder à des soins d'avortement sûrs. Ces pays mènent maintenant la charge, et nous, en tant que défenseurs des droits reproductifs dans le monde, devons continuer à travailler sans relâche pour faire de ces droits une réalité, tout en les maintenant et en les développant."  FIN Contacts médias : Mahmoud Garga, Spécialiste Communication stratégique, Relations Médias et Campagnes Digitales, Bureau régional de l'IPPF pour l'Afrique (IPPFARO) - email : [email protected]  - +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

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| 30 January 2023

La Cour suprême des États-Unis annule le jugement Roe v. Wade: un coup sans précédent porté à la santé et aux droits des femmes.

  Nairobi - 25 juin 2022 - La décision de la Cour suprême des États-Unis d'annuler la décision historique Roe V Wade sur l'avortement entraînera une interdiction totale ou quasi totale des soins liés à l'avortement dans environ 26 États des États-Unis d'Amérique. Cette décision n'affecte pas seulement les États-Unis car elle aura sans aucun doute un impact négatif dans le monde entier. L'annulation de l'arrêt Roe v. Wade est le plus grand coup porté à la santé et aux droits des femmes dans l'histoire récente des États-Unis. Elle supprime 50 ans d'avortement sûr et légal aux États-Unis et remet la vie de millions de femmes, de jeunes filles et de personnes de sexe divers entre les mains des législateurs des États - dont beaucoup sont des extrémistes conservateurs misogynes et anti-liberté reproductive. En poursuivant cette attaque contre le corps des femmes et en les forçant à mener des grossesses à terme, la plus haute juridiction des États-Unis a touché le fond, privant des millions de personnes de leur autonomie corporelle et de leur liberté - les valeurs mêmes dont les États-Unis sont fiers. Cette décision est également en décalage avec le peuple américain, dont la majorité est favorable à l'accès aux soins en matière d'avortement. "Les retombées de cette décision calculée se répercuteront également dans le monde entier, encourageant d'autres mouvements anti-avortement, misogynes et anti-liberté reproductive. Les juges qui ont fait passer leurs croyances personnelles avant la volonté, les précédents et la loi américaine auront bientôt du sang sur les mains, et nous ne pouvons que déplorer l’impact que ce jugement cruel aura sur des millions de personnes", a déclaré le Dr Alvaro Bermejo, Directeur de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale. "Nous savons, de par notre expérience en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs, que les groupes extrémistes et les législateurs opposés à l'égalité des sexes se battent au quotidien pour contrôler le corps des femmes et des filles. Ces groupes font de la politique avec l'intégrité corporelle des femmes et des filles, en niant les résultats scientifiques et en contestant les preuves bien fondées selon lesquelles l'interdiction de l'avortement n'empêche pas les femmes de choisir cette procédure, mais les oblige seulement à se tourner vers des alternatives potentiellement dangereuses. Ces groupes obligent également les prestataires de soins de santé à choisir entre sauver la vie d'une femme et s'exposer à des poursuites pénales. Il n'y a pas de prévention de l'avortement, il n'y a que l'interdiction d'un avortement sûr", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice Régionale de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR).  Elle également ajouté : "Alors que les États-Unis peuvent régresser et reculer sur les droits humains des femmes et des filles, nous nous tournons maintenant vers d'autres pays, notamment le Bénin et le Kenya, qui ont récemment affirmé leur engagement à protéger et à réaliser les droits des femmes et des filles à accéder à des soins d'avortement sûrs. Ces pays mènent maintenant la charge, et nous, en tant que défenseurs des droits reproductifs dans le monde, devons continuer à travailler sans relâche pour faire de ces droits une réalité, tout en les maintenant et en les développant."  FIN Contacts médias : Mahmoud Garga, Spécialiste Communication stratégique, Relations Médias et Campagnes Digitales, Bureau régional de l'IPPF pour l'Afrique (IPPFARO) - email : [email protected]  - +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.