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Ghana
DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.
DÉCLARATION CONJOINTE
| 08 June 2026
DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.
DÉCLARATION CONJOINTE À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, tenue à Accra, au Ghana, nous unissons nos voix à celles des militant·e·s, féministes, défenseur·e·s des droits humains, organisateur·rice·s communautaires et citoyen·ne·s ordinaires à travers le continent, qui s’inquiètent de plus en plus de l’instrumentalisation croissante des « valeurs familiales », de la « culture africaine » et de la « souveraineté » comme outils politiques servant à justifier l’exclusion, la discrimination et l’érosion des droits des Africain·e·s. À travers le continent, nous assistons à des efforts de plus en plus coordonnés visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité, à affaiblir les droits civils et politiques de tous, à restreindre l’espace civique, à fragiliser les protections des droits humains et à présenter les personnes LGBTQI+ comme des menaces pour la société plutôt que comme des membres de nos communautés, de nos familles et de nos nations. Ces initiatives transfrontalières sont désormais intégrées à des réseaux parlementaires et se traduisent par des propositions législatives et politiques cherchant à redéfinir les lois, les institutions et les mécanismes africains de protection des droits humains, ainsi que la manière dont les notions de droits, de famille, de citoyenneté et d’appartenance sont comprises sur le continent. Elles remettent également en question les obligations des États africains de respecter, protéger et réaliser les droits humains. Nombre des discussions menées au nom de la protection des familles africaines reposent sur des prémisses erronées : qu’il n’existerait qu’un seul type de famille africaine digne d’être protégé, une seule manière d’appartenir à la société africaine et une seule conception de la société africaine elle-même. Cette vision ne reflète pas la réalité de nos communautés. Les familles africaines ont toujours été diverses, dynamiques et fondées sur le soin, la responsabilité et l’interdépendance. Nos sociétés sont culturellement et spirituellement diverses. Nos familles ont toujours inclus des familles élargies, des ménages dirigés par des grands-parents, des familles monoparentales, des structures familiales non hétérosexuelles, des réseaux de parenté, des familles adoptives et de nombreux autres systèmes de soutien et de solidarité qui soutiennent nos communautés depuis des générations. Cette tentative de réduire la reconnaissance juridique et politique à une vision unique de la famille ne renforce pas les familles africaines. Elle les affaiblit en créant un outil ciblé permettant d’exclure de nombreuses personnes qui en font déjà partie. CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ AU COURS DE LA CONFÉRENCE Le résultat le plus significatif de cette conférence est l’adoption de la proposition de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Loin d’être une simple déclaration symbolique, cette Charte est présentée comme un cadre continental destiné à influencer les législations nationales, les politiques publiques, l’éducation, la gouvernance de la santé ainsi que les institutions régionales des droits humains. Tout au long de la conférence, la famille a été présentée comme l’unité fondamentale de la société et comme le fondement à partir duquel les droits devraient être interprétés. Pourtant, les cadres africains et internationaux des droits humains reconnaissent que, si les familles méritent d’être protégées, les droits appartiennent avant tout aux individus. L’objectif du droit international des droits humains n’est pas simplement de protéger des institutions, y compris la famille, mais de garantir que chaque personne au sein de ces institutions bénéficie de la dignité, de l’égalité et de la liberté. Lorsque les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ ou d’autres membres de la famille sont subordonnés à une conception abstraite de l’unité familiale, cela ne renforce pas les familles ; cela crée davantage d’opportunités d’exclusion, de coercition et de violence. Les discussions tenues durant la conférence renforcent également les préoccupations déjà exprimées par les organisations de la société civile, les mouvements féministes, les médias, les défenseur·e·s de la santé publique, les acteurs de la justice économique, les défenseur·e·s des droits humains et les institutions africaines des droits humains. Alors que les organisateurs présentent leurs initiatives comme une défense des valeurs africaines et de la souveraineté, nombre des propositions avancées auraient de graves conséquences pour les droits humains, la santé publique, la gouvernance constitutionnelle et démocratique, la liberté académique, la participation citoyenne et la sécurité des communautés déjà marginalisées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les tentatives de présenter la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’égalité de genre, l’éducation complète à la sexualité et l’inclusion des personnes LGBTQI+ comme des concepts étrangers imposés à l’Afrique. De telles affirmations ignorent les longues luttes africaines pour la dignité, l’autonomie corporelle, la liberté et la justice. Elles effacent également le travail de milliers d’activistes, de défenseur·e·s des droits humains, de chercheurs, de professionnel·le·s de santé, de leaders communautaires et de mouvements sociaux africains qui ont porté ces débats depuis nos propres sociétés. Nous rejetons l’idée selon laquelle les droits et le bien-être des femmes, des filles, des personnes LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés seraient incompatibles avec les valeurs africaines. Nous rejetons également l’idée selon laquelle seuls les droits fondamentaux des groupes majoritaires devraient être protégés par l’État. Les revendications en matière de droits humains qui remettent en question les normes sociales dominantes ou les intérêts politiques sont légitimes et nécessaires. La force d’une société devrait être mesurée à sa capacité à protéger les personnes les plus exposées à la marginalisation, à la stigmatisation, à l’exclusion, à la violence et à la discrimination, et non à sa capacité à les réduire au silence. Il est également essentiel d’examiner de manière critique les affirmations selon lesquelles l’agenda de cette conférence constituerait une défense authentique de la souveraineté africaine. Les réseaux qui organisent, soutiennent et promeuvent depuis plusieurs années les conférences sur les « valeurs familiales » à travers l’Afrique sont eux-mêmes profondément transnationaux. Depuis des années, des organisations disposant de ressources importantes, des groupes de plaidoyer et des acteurs politiques basés en dehors du continent financent des rencontres et coordonnent des campagnes visant à influencer les lois et politiques africaines en matière de genre, de sexualité, d’éducation et de droits reproductifs. Toute discussion sérieuse sur l’influence étrangère doit donc prendre en compte l’ensemble des sources d’influence, y compris celles qui opèrent au sein du mouvement des « valeurs familiales ». UN MOMENT CRUCIAL POUR LE GHANA Cette conférence intervient à un moment déterminant pour le Ghana, alors que le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales a été adopté par le Parlement et attend désormais la promulgation présidentielle. Ce projet de loi soulève de graves préoccupations sur les plans constitutionnel, des droits humains, de la santé publique et de la démocratie. Ses dispositions vont bien au-delà de la criminalisation des relations entre personnes de même sexe et touchent également aux questions d’identité, d’expression, d’association, de plaidoyer et de soutien. S’il était promulgué, il légitimerait davantage la discrimination, renforcerait la peur et la stigmatisation, réduirait l’espace civique et exposerait davantage les communautés déjà vulnérables à la violence et à l’exclusion. Alors que les Ghanéens sont confrontés à d’importants défis économiques et sociaux, cette législation n’apporte aucune solution concrète ni bénéfice tangible. Elle ne créera pas d’emplois, n’améliorera pas l’accès aux soins de santé, ne renforcera pas le système éducatif et ne réduira pas les inégalités. Au contraire, elle risque de détourner l’attention des priorités nationales urgentes tout en créant de nouveaux mécanismes de surveillance, de harcèlement et de division sociale. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux fondements de la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ainsi qu’au projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. NOUS APPELONS : Le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. La décision qui lui incombe n’est pas seulement politique ; elle constitue également une responsabilité constitutionnelle, morale et historique dont les conséquences dépasseront largement le contexte actuel et les communautés directement visées par cette législation. En rejetant ce projet de loi, le Ghana peut réaffirmer son engagement de longue date en faveur de la gouvernance démocratique, du constitutionnalisme et des libertés fondamentales, tout en faisant preuve d’un leadership de principe à un moment où les droits humains et les institutions démocratiques sont soumis à des pressions croissantes à travers le monde. Les États africains à rejeter toute instrumentalisation de la culture, de la religion, de la famille et de la souveraineté comme justification de la discrimination et de l’exclusion. L’Union africaine et les institutions régionales des droits humains à protéger l’intégrité du système africain des droits humains et à résister aux tentatives visant à affaiblir les protections existantes en matière d’égalité, de dignité et de liberté. Les missions diplomatiques, partenaires au développement et organisations internationales à poursuivre leur soutien aux droits humains, aux libertés civiques et à la gouvernance démocratique sur le continent. Les acteurs de la société civile, les médias, les universitaires, les leaders traditionnels et religieux à favoriser des conversations ouvertes et honnêtes sur la famille, l’appartenance et la justice sociale qui reflètent les réalités des communautés africaines. Enfin, nous appelons toutes les personnes engagées en faveur d’une Afrique plus juste et inclusive à continuer de construire les alliances, les mouvements et les solidarités nécessaires pour résister aux tentatives de division et préserver notre humanité commune. L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur l’exclusion. Il doit être fondé sur la dignité, la justice, la liberté, le soin et la reconnaissance que nos sociétés sont plus fortes lorsque chaque personne a sa place. Signataires CHEVS IPPF Africa Region Outright International GALCK+ African LBTIQ Caucus
| 04 June 2026
Déclaration de l’IPPF Afrique concernant le projet de loi ghanéen « Human Sexual Rights and Family Values Bill, 2025 »
2 juin 2026: la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) - Région Afrique condamne avec la plus grande fermeté l’adoption du projet de loi ghanéen relatif aux droits sexuels humains et aux valeurs familiales de 2025 (projet de loi anti-LGBTQ+). Ce projet de loi constitue une menace grave pour les droits humains, l’accès aux services de santé et la cohésion même de la société. Le projet de loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, de cinq à dix ans pour ce qui est qualifié de “promotion” de l’homosexualité, interdit les organisations LGBTQ+ et criminalise l’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour exprimer un soutien à l’existence des personnes LGBTQ+. Il ne s’agit pas d’une mesure de protection morale, mais bien d’une criminalisation de l’identité et de la solidarité. Si le Président Mahama promulgue cette loi, des personnes pourraient être emprisonnées simplement pour leur visibilité, leur engagement associatif ou l’expression de leur solidarité. Cette loi risque de fracturer les familles et les communautés, en plaçant parents, frères et sœurs, professionnels de santé, enseignants et bien d’autres face à un choix impossible entre l’amour de leurs proches et le respect de la loi. De manière plus concrète, ce projet de loi représente une extension significative du contrôle de l’État sur l’accès aux soins de santé. Il compromettrait les réponses de santé publique, notamment les services de prévention et de traitement du VIH. Il risquerait également de fragiliser le programme phare de gratuité des soins de santé primaires lancé par le Président plus tôt cette année. En criminalisant les actions de soutien vital menées par la société civile, il limiterait les interventions essentielles, encouragerait la surveillance, la dénonciation et la peur au sein des communautés, et renforcerait la stigmatisation ainsi que les violences à l’encontre des minorités sexuelles et de genre. Au-delà des préjudices immédiats qu’il engendre, ce projet de loi crée un précédent dangereux : celui selon lequel le Parlement peut criminaliser l’identité elle-même. Une fois ce principe établi, les droits fondamentaux deviennent conditionnels. À travers l’Afrique, nous observons une montée préoccupante de l’autoritarisme et de la panique morale, où les corps et les vies des personnes LGBTQ+, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont instrumentalisés à des fins politiques. Sous l’influence de discours portés par des acteurs opposés aux droits humains, la criminalisation est présentée comme une forme de décolonisation et la répression comme une expression de souveraineté culturelle. En permettant à des acteurs étrangers d’influencer nos principes en matière de droits humains, les États africains portent atteinte aux citoyens les plus marginalisés et les plus vulnérables. La Région Afrique de l’IPPF exhorte fermement le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer ce projet de loi. Nous l’appelons respectueusement à rejeter cette atteinte flagrante aux droits humains et à protéger les droits de tous les Ghanéens, tout en concentrant les efforts du pays sur les défis structurels et institutionnels susceptibles d’améliorer concrètement la qualité de vie de l’ensemble de la population. La Région Afrique de l’IPPF demeure solidaire de l’ensemble de la communauté LGBTQ+, des défenseurs des droits humains, des prestataires de soins de santé et des organisations de la société civile qui poursuivent courageusement leur travail dans des conditions de plus en plus hostiles et dangereuses au Ghana, sur le continent africain et au-delà. FIN Pour toute information complémentaire ou pour solliciter une interview, veuillez contacter : Mahmoud GARGA, Responsable de la communication stratégique, de la voix institutionnelle et des médias, Bureau régional Afrique de l’IPPF – courriel : [email protected] / Tél. : +254 704 626 920 À propos de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) est un mouvement mondial de premier plan en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Présente dans plus de 140 pays, elle œuvre pour garantir à chacun·e la liberté de faire ses propres choix concernant sa sexualité et sa santé reproductive, sans discrimination, coercition ni violence. L’IPPF fournit des services essentiels de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de contraception et d’avortement sécurisé, tout en défendant l’accès à des informations fiables et à des soins de qualité pour toutes et tous.
| 14 August 2025
Plus de 1,4 million de femmes et de filles en Afrique privées de contraception après la décision des États-Unis de détruire les stocks mondiaux
Pour diffusion immédiate 6 août 2025 – La Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF) a appris que plus de 9,7 millions de dollars de contraceptifs financés par les États-Unis vont être incinérés en France. Soixante-dix-sept pour cent de ces fournitures médicales essentielles étaient destinées à cinq pays de la région Afrique – République démocratique du Congo (RDC), Kenya, Tanzanie, Zambie et Mali – dont plusieurs font déjà face à de graves crises humanitaires. La destruction de ces contraceptifs privera plus de 1,4 million de femmes et de filles d’un accès à des soins vitaux. Au lieu d’arriver dans les communautés qui en ont le plus besoin, ces fournitures – dont la date d’expiration s’étend pourtant de 2027 à 2029 – seront inutilement et scandaleusement détruites. Les Associations Membres de l’IPPF dans les pays concernés devaient recevoir une partie de ces stocks. À la place, elles se retrouvent confrontées à une baisse brutale de l’approvisionnement, conséquence directe de la décision d’incinération. Plus de 40 % de la valeur totale des contraceptifs stockés à Bruxelles étaient destinés à la Tanzanie. Dr Bakari, coordinateur de projet chez UMATI, l’Association Membre de l’IPPF en Tanzanie, déclare : « Nous faisons face à un immense défi. L’impact des coupes budgétaires de l’USAID a déjà gravement affecté la fourniture de services de santé sexuelle et reproductive en Tanzanie, entraînant une pénurie de contraceptifs, notamment d’implants. Cette pénurie réduit les possibilités de choix des patient·es en matière de planification familiale. » Ce nouveau développement ajoute une couche d’indignation à ce qui est déjà une décision politique cruelle. Ces contraceptifs avaient déjà été produits, emballés et prêts à être distribués. L’IPPF avait proposé de les redistribuer sans aucun coût pour les contribuables américains, mais cette proposition a été refusée. L’administration américaine démontre ainsi que la politique l’emporte sur l’économie, au vu des coûts supplémentaires engendrés par le transport, le stockage et la destruction de ces produits. « La décision de détruire des produits prêts à l’emploi est révoltante et extrêmement gaspilleuse. Ces fournitures médicales vitales étaient destinées à des pays où l’accès aux soins reproductifs est déjà limité, et parfois même intégré à une réponse humanitaire plus large, comme en RDC. Le choix de les incinérer est injustifiable et sape les efforts visant à protéger la santé et les droits des femmes et des filles, » déclare Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice régionale Afrique de l’IPPF. Les partenaires locaux de l’IPPF en Afrique devront désormais affronter des obstacles accrus pour fournir des soins essentiels et vitaux. Selon la Reproductive Health Supplies Coalition (RHSC), la perte de ces fournitures pourrait entraîner 362 000 grossesses non désirées et 110 000 avortements à risque : · Tanzanie : 1 031 400 contraceptifs injectables et 365 100 implants ne seront pas distribués. Ces produits représentaient plus de 50 % du soutien annuel de l’USAID au système de santé tanzanien, soit 28 % des besoins annuels du pays. · Mali : 1 100 880 pilules contraceptives et 95 800 implants seront supprimés, soit 24 % des besoins annuels du pays. · Zambie : 48 400 implants et 295 000 contraceptifs injectables ne seront pas livrés aux femmes. · Kenya : 108 000 femmes n’auront pas accès aux implants contraceptifs, représentant 13,5 % des besoins annuels du pays. Nelly Munyasia, directrice exécutive du Reproductive Health Network Kenya, Association Membre de l’IPPF, témoigne : « Au Kenya, les effets de l’arrêt des financements américains se font déjà sentir. Le gel a provoqué des ruptures de stock de contraceptifs, avec des réserves inférieures à cinq mois au lieu des 15 requis ; une réduction du renforcement des capacités pour les professionnel·les de santé ; une perturbation des systèmes logistiques et numériques ; et un déficit de financement de 46 % dans le programme national de planification familiale. Ces reculs systémiques interviennent alors que les besoins non satisfaits en contraception restent élevés : près d’1 fille sur 5, âgée de 15 à 19 ans, est enceinte ou a déjà accouché. Les avortements à risque demeurent parmi les **cinq principales causes de mortalité maternelle au Kenya. » Sarah Durocher, présidente du Planning familial, Association Membre française de l’IPPF, ajoute : « Nous appelons le gouvernement français à prendre ses responsabilités et à agir de toute urgence pour empêcher la destruction de contraceptifs financés par l’USAID. Il est inacceptable que la France, pays qui se revendique de la diplomatie féministe, reste silencieuse pendant que d’autres, comme la Belgique, se mobilisent pour dialoguer avec les États-Unis. Face à cette injustice, la **solidarité avec les personnes qui comptaient sur ces fournitures vitales n’est pas une option : c’est un devoir moral. » « Nous ne resterons pas silencieux·ses pendant que des soins essentiels sont détruits au nom de l’idéologie », conclut Marie-Evelyne Petrus-Barry. Notes : Les partenaires locaux de l’IPPF dans les pays concernés incluent : · Reproductive Health Network Kenya · Chama cha Uzazi na Malezi Bora Tanzania (UMATI) · Association Malienne pour la Protection et la Promotion de la Famille · Planned Parenthood Association of Zambia · Association Burkinabé pour le Bien-Être Familial · Association pour le Bien-Être Familial/Naissances Désirables (Tunisie) RHSC : Reproductive Health Supplies Coalition Pour plus d’informations ou pour organiser une interview, merci de contacter : 📧 [email protected] 📞 +66628683089 À propos de l’International Planned Parenthood Federation (IPPF) L’IPPF est un fournisseur mondial de soins de santé et un défenseur de premier plan des droits et de la santé sexuels et reproductifs (DSSR) pour toutes et tous. L’IPPF a été fondée en 1952, lors de la troisième Conférence internationale sur la planification familiale, par un groupe de femmes courageuses et déterminées. Aujourd’hui, nous sommes un mouvement de 158 Associations Membres et partenaires collaboratifs présents dans plus de 153 pays. Nos services sont variés : santé sexuelle, contraception, soins liés à l’avortement, infections sexuellement transmissibles et infections génitales, VIH, obstétrique et gynécologie, accompagnement à la fertilité, lutte contre les violences sexuelles et sexistes, éducation complète à la sexualité, et interventions en situation de crise humanitaire. Notre force réside dans notre présence locale grâce à nos membres, et notre portée mondiale via notre réseau. Au cœur de notre mission : la fourniture de soins de santé intégrés, et le plaidoyer en leur faveur, pour toutes les personnes, sans distinction de race, de genre, de sexe, de revenus, et sans considération de distance.
| 05 February 2025
La RDC : IPPFAR appelle à une désescalade immédiate du conflit, à l'établissement d'un corridor humanitaire et à la protection des femmes et des filles
Nairobi, Kenya : 5 février 2025 - La Fédération internationale pour la planification familiale région Afrique (IPPFAR) appelle à une désescalade immédiate du conflit dans la région Est de la République démocratique du Congo (RDC) et à la mise en place immédiate de corridors humanitaires pour assurer un accès sans entrave à l'aide humanitaire, y compris aux services de santé et de droits sexuels et reproductifs (SDSR). La situation dans l'est de la RDC s'est détériorée de façon catastrophique après la prise de Goma par les groupes armés du M23 entre le 26 et le 29 janvier 2025. L'IPPF a reçu des rapports bouleversants faisant état de souffrances généralisées, de milliers de civils pris au piège et privés de l'aide humanitaire fondamentale, y compris de l'accès aux soins de santé sexuelle et reproductive. Au moins 900 personnes ont été tuées, près de 3 000 ont été blessées et d'innombrables autres ont été déplacées, forcées de se réfugier dans des églises, des écoles et des abris temporaires surpeuplés, où leur sécurité reste précaire. Les partenaires de l'IPPF en RDC rapportent la destruction des infrastructures humanitaires et de services de santé, le pillage par les groupes armés et l'évacuation du personnel des Nations Unies et des ONG internationales humanitaires, ce qui expose les civils à des risques accrus de violence sexuelle, de grossesses non désirées, d'infections sexuellement transmissibles (IST) et d'insécurité alimentaire. "Nous assistons à une catastrophe humanitaire. Les hôpitaux étant inaccessibles et l'accès à l'aide humanitaire bloqué, les femmes enceintes et les victimes de violences sexuelles n'ont nulle part où aller. Les services maternels, la contraception d'urgence, les soins post-viol et les services d'avortement sans risque sont inaccessibles, laissant des milliers de femmes et de filles confrontées à des grossesses forcées, à des infections sexuellement transmissibles et à des traumatismes à vie", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF Afrique. Les partenaires de l'IPPF dans le pays ne sont pas en mesure de reprendre pleinement tous les services de santé sexuelle et reproductive en situation d'urgence (SRHiE), les orientations et le soutien psychosocial pour des raisons de sécurité du personnel de santé et de pénurie de matériel. L'organisation appelle à la mise en place urgente d'un corridor humanitaire protégé afin de garantir la fourniture de soins vitaux, en particulier pour les personnes qui ont subi des violences sexuelles. "Les conflits brisent des vies et le fait de priver l'accès à la santé et aux droits sexuels et reproductifs ne fait qu'exacerber les souffrances, renforcer les inégalités et priver les personnes, en particulier les femmes et les filles, de leur dignité et de leur avenir. Il s'agit de droits humains fondamentaux, tout aussi essentiels que la nourriture, l'eau et le logement en temps de crise", a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour l'Afrique. "Goma abrite plus de 400 000 personnes déplacées à l'intérieur du pays qui se sont dispersées en raison des affrontements entre l'armée de la RDC et le M23. Les femmes et les enfants qui restent ont une fois de plus été victimes de violences et pourraient être confrontés à des violences sexuelles historiquement utilisées comme arme de guerre contre les civils. La communauté internationale doit privilégier les besoins des femmes et des enfants et prendre des mesures décisives pour empêcher que des atrocités ne soient commises. Nous devons veiller à ce que les personnes les plus vulnérables soient au cœur de notre réponse et, surtout, nous devons nous efforcer d'empêcher les violences sexuelles de se produire ", a déclaré Valérie Dourdin, directrice de la section humanitaire mondiale de l'IPPF. L'IPPF exhorte les dirigeants régionaux, la communauté internationale et les agences des Nations unies à prendre des mesures immédiates pour : Mettre fin à la violence, en demandant à toutes les parties de cesser leur offensive et de mettre fin aux attaques contre les civils, conformément au droit humanitaire international. Garantir l'accès humanitaire et l'acheminement sécurisé et sans entrave de l'aide essentielle, y compris des services de santé sexuelle et reproductive d'urgence, les soins post-viol et l'accès à l'avortement sans risque. Protéger les femmes et les filles en adoptant une approche de tolérance zéro à l'égard des violences sexuelles, en rendant justice et en obligeant les auteurs à rendre des comptes. Garantir un refuge sûr et une protection immédiate aux personnes déplacées, les pays voisins étant invités à accepter et à soutenir les réfugiés. Restaurer les services de santé et rétablir immédiatement les services de santé essentiels et les services de santé sexuelle et reproductive pour soutenir les communautés touchées. Protéger le personnel et les établissements de santé en mettant en œuvre des mesures visant à garantir leur sécurité et à mettre fin aux attaques contre les intervenants de terrain. L'IPPF reste déterminée à défendre les droits et la dignité des personnes touchées par le conflit en cours et continuera à travailler avec ses associations membres pour rétablir l'accès aux services humanitaires de santé sexuelle et reproductive dans l'est de la RDC et dans les pays voisins. FIN Pour plus d'informations ou pour demander une interview, veuillez contacter -Mahmoud GARGA, Lead Strategic Communication, Voice and Media, Bureau régional de l'IPPF pour l'Afrique (IPPFAR) - email : [email protected] / Tel : +254 704 626 920 - Hanna Lund Adcock, Humanitarian Communication Adviser, IPPF Global Humanitarian Team - email: [email protected] / Tel: +44 773 792 49 15 A PROPOS DE L'IPPF RÉGION AFRIQUE (IPPFAR) La Fédération internationale pour la planification familiale région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) - dans les situations normales et humanitaires - en Afrique, et l'un des principaux défenseurs de la santé et des droits sexuels et reproductifs (SDSR) dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif premier de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès des jeunes, des hommes et des femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris en situation d'urgence (SRHiE). Soutenue par des milliers de bénévoles, l'IPPFAR répond aux défis croissants du continent en matière de santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous appuyons nos associations membres pour en faire des entités efficaces, capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et tenant compte des spécificités de genre. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. En savoir plus sur nous sur notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Instagram et YouTube.
| 04 July 2024
Sénégal : L'IPPFAR appelle le gouvernement à respecter ses obligations en vertu du Protocole de Maputo suite à la publication d'un communiqué de presse
Sénégal : L'IPPFAR appelle le gouvernement à respecter ses obligations en vertu du Protocole de Maputo suite à la publication d'un communiqué de presse 4 juillet 2024, Nairobi, Kenya : Le 8 juin 2024, le Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal a publié une déclaration intitulée « Sur les dangers des avortements provoqués ». Bien que le Ministère de la Santé du Sénégal ait raison de mettre en garde ses citoyens contre les dangers des avortements non sécurisés, nous sommes préoccupés par l’utilisation, de manière interchangeable, des termes « avortements provoqués », « avortements clandestins », et « avortements non sécurisés » dans cette déclaration. Le code pénal sénégalais interdit complètement l'interruption de grossesse, tandis que le code de déontologie médicale autorise l'avortement si trois médecins conviennent que cela est nécessaire pour sauver la vie de la femme. De telles lois restrictives conduisent à des avortements clandestins, tandis que les avortements non sécurisés désignent des interventions réalisées par des prestataires non qualifiés et de manière non conforme aux directives de l'OMS. « L’IPPF Afrique réitère que les avortements sont une procédure médicale sécurisée lorsqu'ils sont réalisés par un prestataire formé ou lorsque les personnes ont accès à des médicaments de haute qualité, à des informations et à un soutien adéquat pour effectuer un avortement médical en toute sécurité », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, Directrice régionale de l’IPPF Afrique. La déclaration du gouvernement montre clairement sa préoccupation pour la santé et le bien-être des femmes et des filles. Par conséquent, l'IPPFAR exhorte le Ministère de la Santé et de l'Action Sociale du Sénégal à reconnaître que sans accès à des soins d'avortement sûrs, les femmes continueront à souffrir et à recourir à des alternatives dangereuses pour leur vie. Restreindre légalement l'avortement ne réduit pas les taux d'avortement. Au contraire, cela augmente les taux d'avortements non sécurisés et les risques associés, y compris des taux élevés de mortalité maternelle, ce qui va à l'encontre des objectifs du gouvernement sénégalais, comme indiqué dans son communiqué de presse. L'accès à des services d'avortement sécurisés est ancré dans les cadres juridiques internationaux et les normes soutenues par les principes fondamentaux des droits humains. « Nous encourageons le gouvernement sénégalais à renouveler son engagement envers ses obligations en vertu du Protocole de Maputo qu'il a ratifié en 2005, en particulier l'Article 14(2)(c), qui stipule que les États doivent protéger les droits reproductifs des femmes, y compris en permettant légalement l'avortement dans les cas d'agression sexuelle, de viol, d'inceste, et lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la santé mentale ou physique de la femme enceinte, ou la vie de la femme enceinte ou du fœtus », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. L'accès à l'avortement légal et sécurisé réduit la mortalité maternelle évitable. L'IPPF Afrique soutient l'appel des organisation locales de la société civile à briser les stéréotypes autour de l'avortement tout en fournissant des informations précises basées sur la santé. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.
| 27 March 2024
Gambie : La levée de l'interdiction des Mutilations Génitales Féminines marquerait un recul majeur pour les droits des femmes et des jeunes filles gambiennes
Nairobi, Kenya : 26 mars 2024 - La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est profondément alarmée par la proposition de revenir sur l'interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) en Gambie. Les parlementaires du pays ont voté par 42 voix contre quatre pour renvoyer le projet de loi à une commission parlementaire afin qu'il soit réexaminé. Se ralliant aux voix des survivantes et des activistes, l'IPPFAR lance un appel au gouvernement pour qu'il n'abroge pas la loi et qu'il respecte les droits des femmes et des filles en Gambie. Le projet de loi visant à lever l'interdiction des MGF en Gambie est une mesure régressive qui menace les progrès réalisés dans la protection des droits et de la santé des femmes et des filles. Les MGF constituent une violation des droits humains et présentent de graves risques pour la santé. Des femmes et des filles sont soumises aux MGF dans au moins 30 pays d'Afrique. De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cet abus, notamment la religion, la sexualité, l'hygiène et la santé. Toutefois, ces raisons sont réfutables : les MGF ne répondent à aucune obligation religieuse, quelle que soit la religion, elles n'améliorent pas l'hygiène et n'ont absolument aucun effet bénéfique sur la santé. En réalité, les mutilations génitales féminines sont soulignées et entretenues par des normes sociales sexistes néfastes et constituent un autre moyen par lequel les systèmes patriarcaux visent à contrôler le corps et la sexualité des femmes et des jeunes filles. Les mutilations génitales féminines affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie, tant sur le plan de la santé mentale que physique, et constituent sans conteste une violation flagrante de plusieurs droits humains, notamment : L'égalité et la non-discrimination sur la base du sexe, Le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants Le droit au meilleur état de santé possible, Le droit à l'intégrité physique, Les droits de l'enfant, Le droit à la vie. "En cette période où les pays s'efforcent de mettre un terme définitif à la mutilation génitale féminine et à la protection des droits des femmes et des filles, il est extrêmement regrettable que la Gambie aille à l'encontre de cette tendance et mette en péril la vie de ces dernières. Nous demandons au gouvernement de la Gambie de rejoindre le nombre croissant de pays qui s'efforcent d'éliminer définitivement cette violation des droits humains", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour la région Afrique. Les effets désastreux de la proposition de loi sont déjà évidents en Gambie. Comme l'a souligné Fatou Darboe, militante des droits humains et survivante de MGF, la proposition de loi en faveur des MGF est une atteinte aux protections cruciales accordées aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Cette érosion de la protection est illustrée par les observations de l'activiste Haddy Jonga, qui s'inquiète à juste titre du fait que sans une application stricte de la loi, les femmes et les filles risquent toujours de subir des MGF. "Les mutilations génitales féminines affectent la vie tout entière des survivantes. Celles qui ont été soumises aux MGF sont plus susceptibles d'abandonner l'école prématurément, d'être soumises à un mariage précoce ou forcé, et de tomber enceintes à l'adolescence. L'élimination de cette pratique augmente les chances d'une fille d'aller jusqu'au bout de sa scolarité et de contribuer à l'amélioration de sa santé et de sa vie", a ajouté Fadoua Bakhadda, directrice régionale de l'IPPF pour la région du monde arabe. L'IPPFAR demande expressément au gouvernement gambien de maintenir la loi contre les MGF en vigueur. Le maintien du cadre juridique contre les MGF est impératif pour protéger le bien-être et l'autonomie physique des femmes et des filles gambiennes. Les militant.e.s qui luttent contre les MGF dans le pays - dont la plupart sont des survivantes - sont attaqué.e.s et menacé.e.s en raison des efforts qu'ils/elles déploient pour défendre les droits de la personne. Cette proposition de révision de la loi a en outre enhardi les adeptes de ces pratiques, mettant en péril la vie des femmes et des jeunes filles. Nous appelons le gouvernement à prioriser l'application de la loi anti-MGF existante et à assurer l'avancement continu des droits des femmes et la promotion de l'égalité des sexes en Gambie. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.