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Camilo Jimenez

Centre de Medias

Dernières nouvelles de la fédération et de nos partenaires

Latest press releases

A selection of stories from across the Federation

Alvaro with YAM Ghana

Ghana

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Ghana: From The Community Level, To The Highest Political Offices, IPPF Director General Advocates For SRHR For All

Accra, February 14, 2024 – The International Planned Parenthood Federation’s (IPPF) Director General, Dr. Alvaro Bermejo, concluded a three-day visit to Ghana this week hosted by IPPF member association Planned Parenthood Association of Ghana (PPAG). High-level meetings with authorities and partners alongside community-level engagements underscored the two organizations’ commitment to expanding access to quality sexual and reproductive healthcare. 
gambia fr
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| 27 March 2024

Gambie : La levée de l'interdiction des Mutilations Génitales Féminines marquerait un recul majeur pour les droits des femmes et des jeunes filles gambiennes

Nairobi, Kenya : 26 mars 2024 - La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est profondément alarmée par la proposition de revenir sur l'interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) en Gambie. Les parlementaires du pays ont voté par 42 voix contre quatre pour renvoyer le projet de loi à une commission parlementaire afin qu'il soit réexaminé. Se ralliant aux voix des survivantes et des activistes, l'IPPFAR lance un appel au gouvernement pour qu'il n'abroge pas la loi et qu'il respecte les droits des femmes et des filles en Gambie. Le projet de loi visant à lever l'interdiction des MGF en Gambie est une mesure régressive qui menace les progrès réalisés dans la protection des droits et de la santé des femmes et des filles. Les MGF constituent une violation des droits humains et présentent de graves risques pour la santé. Des femmes et des filles sont soumises aux MGF dans au moins 30 pays d'Afrique. De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cet abus, notamment la religion, la sexualité, l'hygiène et la santé. Toutefois, ces raisons sont réfutables : les MGF ne répondent à aucune obligation religieuse, quelle que soit la religion, elles n'améliorent pas l'hygiène et n'ont absolument aucun effet bénéfique sur la santé. En réalité, les mutilations génitales féminines sont soulignées et entretenues par des normes sociales sexistes néfastes et constituent un autre moyen par lequel les systèmes patriarcaux visent à contrôler le corps et la sexualité des femmes et des jeunes filles. Les mutilations génitales féminines affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie, tant sur le plan de la santé mentale que physique, et constituent sans conteste une violation flagrante de plusieurs droits humains, notamment : L'égalité et la non-discrimination sur la base du sexe, Le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants Le droit au meilleur état de santé possible, Le droit à l'intégrité physique, Les droits de l'enfant, Le droit à la vie.  "En cette période où les pays s'efforcent de mettre un terme définitif à la mutilation génitale féminine et à la protection des droits des femmes et des filles, il est extrêmement regrettable que la Gambie aille à l'encontre de cette tendance et mette en péril la vie de ces dernières. Nous demandons au gouvernement de la Gambie de rejoindre le nombre croissant de pays qui s'efforcent d'éliminer définitivement cette violation des droits humains", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour la région Afrique. Les effets désastreux de la proposition de loi sont déjà évidents en Gambie. Comme l'a souligné Fatou Darboe, militante des droits humains et survivante de MGF, la proposition de loi en faveur des MGF est une atteinte aux protections cruciales accordées aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Cette érosion de la protection est illustrée par les observations de l'activiste Haddy Jonga, qui s'inquiète à juste titre du fait que sans une application stricte de la loi, les femmes et les filles risquent toujours de subir des MGF. "Les mutilations génitales féminines affectent la vie tout entière des survivantes. Celles qui ont été soumises aux MGF sont plus susceptibles d'abandonner l'école prématurément, d'être soumises à un mariage précoce ou forcé, et de tomber enceintes à l'adolescence. L'élimination de cette pratique augmente les chances d'une fille d'aller jusqu'au bout de sa scolarité et de contribuer à l'amélioration de sa santé et de sa vie", a ajouté Fadoua Bakhadda, directrice régionale de l'IPPF pour la région du monde arabe. L'IPPFAR demande expressément au gouvernement gambien de maintenir la loi contre les MGF en vigueur. Le maintien du cadre juridique contre les MGF est impératif pour protéger le bien-être et l'autonomie physique des femmes et des filles gambiennes. Les militant.e.s qui luttent contre les MGF dans le pays - dont la plupart sont des survivantes - sont attaqué.e.s et menacé.e.s en raison des efforts qu'ils/elles déploient pour défendre les droits de la personne. Cette proposition de révision de la loi a en outre enhardi les adeptes de ces pratiques, mettant en péril la vie des femmes et des jeunes filles. Nous appelons le gouvernement à prioriser l'application de la loi anti-MGF existante et à assurer l'avancement continu des droits des femmes et la promotion de l'égalité des sexes en Gambie. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne.  Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique.   Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

gambia fr
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| 17 May 2024

Gambie : La levée de l'interdiction des Mutilations Génitales Féminines marquerait un recul majeur pour les droits des femmes et des jeunes filles gambiennes

Nairobi, Kenya : 26 mars 2024 - La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est profondément alarmée par la proposition de revenir sur l'interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) en Gambie. Les parlementaires du pays ont voté par 42 voix contre quatre pour renvoyer le projet de loi à une commission parlementaire afin qu'il soit réexaminé. Se ralliant aux voix des survivantes et des activistes, l'IPPFAR lance un appel au gouvernement pour qu'il n'abroge pas la loi et qu'il respecte les droits des femmes et des filles en Gambie. Le projet de loi visant à lever l'interdiction des MGF en Gambie est une mesure régressive qui menace les progrès réalisés dans la protection des droits et de la santé des femmes et des filles. Les MGF constituent une violation des droits humains et présentent de graves risques pour la santé. Des femmes et des filles sont soumises aux MGF dans au moins 30 pays d'Afrique. De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cet abus, notamment la religion, la sexualité, l'hygiène et la santé. Toutefois, ces raisons sont réfutables : les MGF ne répondent à aucune obligation religieuse, quelle que soit la religion, elles n'améliorent pas l'hygiène et n'ont absolument aucun effet bénéfique sur la santé. En réalité, les mutilations génitales féminines sont soulignées et entretenues par des normes sociales sexistes néfastes et constituent un autre moyen par lequel les systèmes patriarcaux visent à contrôler le corps et la sexualité des femmes et des jeunes filles. Les mutilations génitales féminines affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie, tant sur le plan de la santé mentale que physique, et constituent sans conteste une violation flagrante de plusieurs droits humains, notamment : L'égalité et la non-discrimination sur la base du sexe, Le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants Le droit au meilleur état de santé possible, Le droit à l'intégrité physique, Les droits de l'enfant, Le droit à la vie.  "En cette période où les pays s'efforcent de mettre un terme définitif à la mutilation génitale féminine et à la protection des droits des femmes et des filles, il est extrêmement regrettable que la Gambie aille à l'encontre de cette tendance et mette en péril la vie de ces dernières. Nous demandons au gouvernement de la Gambie de rejoindre le nombre croissant de pays qui s'efforcent d'éliminer définitivement cette violation des droits humains", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour la région Afrique. Les effets désastreux de la proposition de loi sont déjà évidents en Gambie. Comme l'a souligné Fatou Darboe, militante des droits humains et survivante de MGF, la proposition de loi en faveur des MGF est une atteinte aux protections cruciales accordées aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Cette érosion de la protection est illustrée par les observations de l'activiste Haddy Jonga, qui s'inquiète à juste titre du fait que sans une application stricte de la loi, les femmes et les filles risquent toujours de subir des MGF. "Les mutilations génitales féminines affectent la vie tout entière des survivantes. Celles qui ont été soumises aux MGF sont plus susceptibles d'abandonner l'école prématurément, d'être soumises à un mariage précoce ou forcé, et de tomber enceintes à l'adolescence. L'élimination de cette pratique augmente les chances d'une fille d'aller jusqu'au bout de sa scolarité et de contribuer à l'amélioration de sa santé et de sa vie", a ajouté Fadoua Bakhadda, directrice régionale de l'IPPF pour la région du monde arabe. L'IPPFAR demande expressément au gouvernement gambien de maintenir la loi contre les MGF en vigueur. Le maintien du cadre juridique contre les MGF est impératif pour protéger le bien-être et l'autonomie physique des femmes et des filles gambiennes. Les militant.e.s qui luttent contre les MGF dans le pays - dont la plupart sont des survivantes - sont attaqué.e.s et menacé.e.s en raison des efforts qu'ils/elles déploient pour défendre les droits de la personne. Cette proposition de révision de la loi a en outre enhardi les adeptes de ces pratiques, mettant en péril la vie des femmes et des jeunes filles. Nous appelons le gouvernement à prioriser l'application de la loi anti-MGF existante et à assurer l'avancement continu des droits des femmes et la promotion de l'égalité des sexes en Gambie. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne.  Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique.   Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

MDM FON Mexico
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| 19 October 2023

Feminist Opportunities Now : Médecins du Monde France présente au Mexique les premières organisations sélectionnées pour leur lutte contre les violences de genre

4 octobre 2023, Ville de Mexico, Mexique – Les premières organisations sélectionnées par le programme Feminist Opportunities Now (FON) ont été présentées au Centre culturel Casa de Francia à Mexico, un programme qui vise à renforcer la capacité des organisations et mouvements féministes à répondre aux violences liées au genre dans 10 pays d'Asie, Afrique et Amérique latine. Les organisations sélectionnées étaient Mujeres de la Tierra - Mujeres de la Periferia, Programa Compañeros, Equipo Mexicano de Antropología Forense, Colectiva Arte Comunidad y Equidad, Familia Desaparecidos Orizaba - Córdoba et Colectiva Las Calafias. Toutes ces organisations œuvrent pour éliminer la violence de genre contre les populations particulièrement vulnérables et se distinguent par leur engagement en faveur de la justice sociale à travers d’activités aussi diverses que l'autonomisation économique, l'accompagnement des travailleuses du sexe, la recherche et l'identification de personnes disparues, l'organisation communautaire ou l'accès à une IVG libre et sûre. FON facilitera leur accès au financement et à la formation, les soutiendra dans leurs activités de plaidoyer politique et de recherche, renforcera leurs liens avec d'autres organisations au niveau national et international et donnera une plus grande visibilité à leurs actions. Dans le cadre de la rencontre, les organisations ont pu dialoguer avec l'ambassadeur de France au Mexique, Jean-Pierre Azvazadourian, de leur travail et des défis qu’elles rencontrent pour lutter contre ces violences. Des représentants de fonds féministes nationaux et internationaux, de diverses organisations internationales, d'organisations de la société civile et du corps diplomatique étaient également présents à l'événement. Le programme, soutenu par le gouvernement français à travers l'Agence française de développement (AFD) et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par un consortium composé de cinq organisations internationales : Médecins du Monde France, IPPF Afrique, CREA, Fédération Internationale des Droits de l'Homme et Empower'Her, et aura une durée de quatre ans. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Ana Verdu, FON Project Manager Mexico - Colombia, Medecins du Monde France - Courriel: [email protected] / Telephone: +52 5587236488   A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements féministes, par le biais de subventions aux organisations féministes de la société civile, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant à transformer les rapports entre les genres. En complément des subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables.    A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).

MDM FON Mexico
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| 17 May 2024

Feminist Opportunities Now : Médecins du Monde France présente au Mexique les premières organisations sélectionnées pour leur lutte contre les violences de genre

4 octobre 2023, Ville de Mexico, Mexique – Les premières organisations sélectionnées par le programme Feminist Opportunities Now (FON) ont été présentées au Centre culturel Casa de Francia à Mexico, un programme qui vise à renforcer la capacité des organisations et mouvements féministes à répondre aux violences liées au genre dans 10 pays d'Asie, Afrique et Amérique latine. Les organisations sélectionnées étaient Mujeres de la Tierra - Mujeres de la Periferia, Programa Compañeros, Equipo Mexicano de Antropología Forense, Colectiva Arte Comunidad y Equidad, Familia Desaparecidos Orizaba - Córdoba et Colectiva Las Calafias. Toutes ces organisations œuvrent pour éliminer la violence de genre contre les populations particulièrement vulnérables et se distinguent par leur engagement en faveur de la justice sociale à travers d’activités aussi diverses que l'autonomisation économique, l'accompagnement des travailleuses du sexe, la recherche et l'identification de personnes disparues, l'organisation communautaire ou l'accès à une IVG libre et sûre. FON facilitera leur accès au financement et à la formation, les soutiendra dans leurs activités de plaidoyer politique et de recherche, renforcera leurs liens avec d'autres organisations au niveau national et international et donnera une plus grande visibilité à leurs actions. Dans le cadre de la rencontre, les organisations ont pu dialoguer avec l'ambassadeur de France au Mexique, Jean-Pierre Azvazadourian, de leur travail et des défis qu’elles rencontrent pour lutter contre ces violences. Des représentants de fonds féministes nationaux et internationaux, de diverses organisations internationales, d'organisations de la société civile et du corps diplomatique étaient également présents à l'événement. Le programme, soutenu par le gouvernement français à travers l'Agence française de développement (AFD) et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par un consortium composé de cinq organisations internationales : Médecins du Monde France, IPPF Afrique, CREA, Fédération Internationale des Droits de l'Homme et Empower'Her, et aura une durée de quatre ans. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Ana Verdu, FON Project Manager Mexico - Colombia, Medecins du Monde France - Courriel: [email protected] / Telephone: +52 5587236488   A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements féministes, par le biais de subventions aux organisations féministes de la société civile, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant à transformer les rapports entre les genres. En complément des subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables.    A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 06 March 2023

Communiqué de presse - Première visite de la Directrice Régionale de l'IPPF Région Afrique au Burkina Faso

Ouagadougou, 03 mars 2023- La Directrice Régionale de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale sera en visite au Burkina Faso du 06 au 11 mars 2023. Cette visite, la première de madame Marie-Evelyne Petrus-Barry depuis sa prise de fonction en décembre 2019 au bureau régional Afrique à Nairobi vise à accélérer et soutenir l’Association Burkinabè pour le Bien-Etre Familial (ABBEF) dans la réforme de la gouvernance de l'IPPF et dans la nouvelle orientation stratégique de la fédération. « Je suis enthousiasmée de visiter l’ABBEF, notre association membre du Burkina Faso qui œuvre depuis plus de 40 ans dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Je viens également appuyer l’équipe de la gouvernance et de la direction dans le processus de la reforme qu’elles conduisent actuellement », a déclaré madame Petrus-Barry. La visite de Mme Petrus-Barry s’inscrit également dans le soutien du secrétariat à l’ABBEF pour la réussite de la mise en œuvre du projet « Youth In Action Transforming Gender Norms » porté par un consortium de six (06) organisations membres (au Mali, au Niger, au Togo, en Tunisie, en Inde et AfriYan) dont l’ABBEF assure le lead. Ce projet s’inscrit dans le renforcement des droits humains et notamment en ce qui concerne l’engagement significatif des jeunes dans les questions liées au genre.   Au cours de sa visite, Mme Petrus-Barry rencontrera des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des organisations féministes et de jeunes en vue de renforcer le partenariat stratégique pour la promotion des droits humains. Pour M. Saibou KABORE, Président National de l’ABBEF « nous nous réjouissons d’accueillir la directrice régionale dans un moment charnière de l’évolution de notre association marquée par la transformation de l’architecture de notre gouvernance. Les échanges que nous aurons au cours de son séjour nous permettrons par ailleurs de renforcer la collaboration avec nos différents partenaires et le secrétariat de IPPF Région Afrique ». Créée en 1979, l’ABBEF est membre à part entière de l’IPPF depuis 1989, elle est accréditée par cette fédération.    Contact presse : Youssouf BA, Chargé de Plaidoyer et la Mobilisation des ressources, Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), email : [email protected],  +226 70 74 82 63 A PROPOS DE L’ABBEF Créée en 1979, l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF) est une association nationale à but non lucratif bénévole et apolitique. Elle est pionnière de la planification familiale au Burkina Faso. L’ABBEF est une des structures clés de la société civile qui accompagne l’Etat dans le domaine de la santé sexuelle et la reproduction, notamment la planification familiale au Burkina Faso depuis plus de 40 ans. Elle est affiliée à la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF). Elle a reçu de nombreuses distinctions de l’Etat dont la dernière en 2012 est celle de Commandeur de l’Ordre du Mérite. L’ABBEF jouit du statut d’association d’utilité publique depuis 1994. L’ABBEF est présente dans 10 régions du pays et 32 districts sanitaires sur les 70 à travers différents projets. Elle dispose de six (06) centres de santé (cliniques) fixes dont deux (02) pour l’offre de services de santé sexuelle au profit des adultes (Ouagadougou et Bobo- Dioulasso) et quatre (04) centres d’écoute pour jeunes pour l’offre de services conviviaux aux adolescents et aux jeunes dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Koupéla. Elle intervient également à travers l’offre de services par les équipes mobiles différentes zones d’intervention du pays. En 2022, l’ABBEF a fourni : 681012 services de Planification Familiale. 3974 services de soins après avortement. 106404 services d’IST. 202209 services de VIH/SIDA. Contactez-nous sur www.abbef-bf.org  facebook. youtube. ,twitter.   A PROPOS DE L’IPPF REGION AFRIQUE La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos Associations Membres des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 17 May 2024

Communiqué de presse - Première visite de la Directrice Régionale de l'IPPF Région Afrique au Burkina Faso

Ouagadougou, 03 mars 2023- La Directrice Régionale de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale sera en visite au Burkina Faso du 06 au 11 mars 2023. Cette visite, la première de madame Marie-Evelyne Petrus-Barry depuis sa prise de fonction en décembre 2019 au bureau régional Afrique à Nairobi vise à accélérer et soutenir l’Association Burkinabè pour le Bien-Etre Familial (ABBEF) dans la réforme de la gouvernance de l'IPPF et dans la nouvelle orientation stratégique de la fédération. « Je suis enthousiasmée de visiter l’ABBEF, notre association membre du Burkina Faso qui œuvre depuis plus de 40 ans dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Je viens également appuyer l’équipe de la gouvernance et de la direction dans le processus de la reforme qu’elles conduisent actuellement », a déclaré madame Petrus-Barry. La visite de Mme Petrus-Barry s’inscrit également dans le soutien du secrétariat à l’ABBEF pour la réussite de la mise en œuvre du projet « Youth In Action Transforming Gender Norms » porté par un consortium de six (06) organisations membres (au Mali, au Niger, au Togo, en Tunisie, en Inde et AfriYan) dont l’ABBEF assure le lead. Ce projet s’inscrit dans le renforcement des droits humains et notamment en ce qui concerne l’engagement significatif des jeunes dans les questions liées au genre.   Au cours de sa visite, Mme Petrus-Barry rencontrera des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des organisations féministes et de jeunes en vue de renforcer le partenariat stratégique pour la promotion des droits humains. Pour M. Saibou KABORE, Président National de l’ABBEF « nous nous réjouissons d’accueillir la directrice régionale dans un moment charnière de l’évolution de notre association marquée par la transformation de l’architecture de notre gouvernance. Les échanges que nous aurons au cours de son séjour nous permettrons par ailleurs de renforcer la collaboration avec nos différents partenaires et le secrétariat de IPPF Région Afrique ». Créée en 1979, l’ABBEF est membre à part entière de l’IPPF depuis 1989, elle est accréditée par cette fédération.    Contact presse : Youssouf BA, Chargé de Plaidoyer et la Mobilisation des ressources, Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), email : [email protected],  +226 70 74 82 63 A PROPOS DE L’ABBEF Créée en 1979, l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF) est une association nationale à but non lucratif bénévole et apolitique. Elle est pionnière de la planification familiale au Burkina Faso. L’ABBEF est une des structures clés de la société civile qui accompagne l’Etat dans le domaine de la santé sexuelle et la reproduction, notamment la planification familiale au Burkina Faso depuis plus de 40 ans. Elle est affiliée à la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF). Elle a reçu de nombreuses distinctions de l’Etat dont la dernière en 2012 est celle de Commandeur de l’Ordre du Mérite. L’ABBEF jouit du statut d’association d’utilité publique depuis 1994. L’ABBEF est présente dans 10 régions du pays et 32 districts sanitaires sur les 70 à travers différents projets. Elle dispose de six (06) centres de santé (cliniques) fixes dont deux (02) pour l’offre de services de santé sexuelle au profit des adultes (Ouagadougou et Bobo- Dioulasso) et quatre (04) centres d’écoute pour jeunes pour l’offre de services conviviaux aux adolescents et aux jeunes dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Koupéla. Elle intervient également à travers l’offre de services par les équipes mobiles différentes zones d’intervention du pays. En 2022, l’ABBEF a fourni : 681012 services de Planification Familiale. 3974 services de soins après avortement. 106404 services d’IST. 202209 services de VIH/SIDA. Contactez-nous sur www.abbef-bf.org  facebook. youtube. ,twitter.   A PROPOS DE L’IPPF REGION AFRIQUE La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos Associations Membres des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 09 February 2023

Feminist Opportunities Now: Empowerment des organisations féministes sur trois continents

7 février 2023, Nairobi, Kenya - La Région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), en collaboration avec l'Ambassade de France à Nairobi, Kenya, lance un nouveau programme qui vise à renforcer les organisations féministes appartenant à la société civile (OSC) dans 10 pays et sur 3 continents - – il s’agit du projet Feminist Opportunities Now (FON). Le projet FON appuiera les petites organisations féministes locales à devenir plus diversifiées et résistantes lorsqu'elles abordent et répondent aux violences basées sur le genre, aux inégalités, à la discrimination et aux autres violations des droits humains liées au genre. Le projet est financé par le gouvernement français via l'Agence française de développement (AFD). Ce projet sera mis en œuvre dans 10 pays, dont six en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Ethiopie, Kenya et potentiellement au Niger). Les autres pays sont la Colombie, le Mexique, le Bangladesh et le Sri Lanka. S'exprimant lors du lancement du projet FON à l'ambassade de France à Nairobi le 7 février, la directrice régionale de l'IPPF Region Afrique, Mme Marie-Evelyne Petrus-Barry, a déclaré que « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par la jurisprudence et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en jouir pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables ». Feminist Opportunities Now est un projet qui s'appuie sur des principes féministes avec un engagement profond en faveur de la protection et de la promotion des droits humains et de la lutte contre les inégalités et les discriminations, notamment à l'égard des femmes et des filles. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud Garga, Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements de femmes, par le biais de sous-subventions aux organisations féministes, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant a transformer les rapports entre les genres. En complément des sous-subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables. A PROPOS DE L'IPPF RÉGION AFRIQUE La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les Commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube. A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).  

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 17 May 2024

Feminist Opportunities Now: Empowerment des organisations féministes sur trois continents

7 février 2023, Nairobi, Kenya - La Région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), en collaboration avec l'Ambassade de France à Nairobi, Kenya, lance un nouveau programme qui vise à renforcer les organisations féministes appartenant à la société civile (OSC) dans 10 pays et sur 3 continents - – il s’agit du projet Feminist Opportunities Now (FON). Le projet FON appuiera les petites organisations féministes locales à devenir plus diversifiées et résistantes lorsqu'elles abordent et répondent aux violences basées sur le genre, aux inégalités, à la discrimination et aux autres violations des droits humains liées au genre. Le projet est financé par le gouvernement français via l'Agence française de développement (AFD). Ce projet sera mis en œuvre dans 10 pays, dont six en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Ethiopie, Kenya et potentiellement au Niger). Les autres pays sont la Colombie, le Mexique, le Bangladesh et le Sri Lanka. S'exprimant lors du lancement du projet FON à l'ambassade de France à Nairobi le 7 février, la directrice régionale de l'IPPF Region Afrique, Mme Marie-Evelyne Petrus-Barry, a déclaré que « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par la jurisprudence et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en jouir pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables ». Feminist Opportunities Now est un projet qui s'appuie sur des principes féministes avec un engagement profond en faveur de la protection et de la promotion des droits humains et de la lutte contre les inégalités et les discriminations, notamment à l'égard des femmes et des filles. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud Garga, Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements de femmes, par le biais de sous-subventions aux organisations féministes, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant a transformer les rapports entre les genres. En complément des sous-subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables. A PROPOS DE L'IPPF RÉGION AFRIQUE La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les Commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube. A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).  

Guinea report1
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| 27 September 2022

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

Guinea report1
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| 17 May 2024

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 28 July 2022

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

Ethiopian Youth
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| 20 May 2020

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 27 March 2024

Gambie : La levée de l'interdiction des Mutilations Génitales Féminines marquerait un recul majeur pour les droits des femmes et des jeunes filles gambiennes

Nairobi, Kenya : 26 mars 2024 - La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est profondément alarmée par la proposition de revenir sur l'interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) en Gambie. Les parlementaires du pays ont voté par 42 voix contre quatre pour renvoyer le projet de loi à une commission parlementaire afin qu'il soit réexaminé. Se ralliant aux voix des survivantes et des activistes, l'IPPFAR lance un appel au gouvernement pour qu'il n'abroge pas la loi et qu'il respecte les droits des femmes et des filles en Gambie. Le projet de loi visant à lever l'interdiction des MGF en Gambie est une mesure régressive qui menace les progrès réalisés dans la protection des droits et de la santé des femmes et des filles. Les MGF constituent une violation des droits humains et présentent de graves risques pour la santé. Des femmes et des filles sont soumises aux MGF dans au moins 30 pays d'Afrique. De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cet abus, notamment la religion, la sexualité, l'hygiène et la santé. Toutefois, ces raisons sont réfutables : les MGF ne répondent à aucune obligation religieuse, quelle que soit la religion, elles n'améliorent pas l'hygiène et n'ont absolument aucun effet bénéfique sur la santé. En réalité, les mutilations génitales féminines sont soulignées et entretenues par des normes sociales sexistes néfastes et constituent un autre moyen par lequel les systèmes patriarcaux visent à contrôler le corps et la sexualité des femmes et des jeunes filles. Les mutilations génitales féminines affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie, tant sur le plan de la santé mentale que physique, et constituent sans conteste une violation flagrante de plusieurs droits humains, notamment : L'égalité et la non-discrimination sur la base du sexe, Le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants Le droit au meilleur état de santé possible, Le droit à l'intégrité physique, Les droits de l'enfant, Le droit à la vie.  "En cette période où les pays s'efforcent de mettre un terme définitif à la mutilation génitale féminine et à la protection des droits des femmes et des filles, il est extrêmement regrettable que la Gambie aille à l'encontre de cette tendance et mette en péril la vie de ces dernières. Nous demandons au gouvernement de la Gambie de rejoindre le nombre croissant de pays qui s'efforcent d'éliminer définitivement cette violation des droits humains", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour la région Afrique. Les effets désastreux de la proposition de loi sont déjà évidents en Gambie. Comme l'a souligné Fatou Darboe, militante des droits humains et survivante de MGF, la proposition de loi en faveur des MGF est une atteinte aux protections cruciales accordées aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Cette érosion de la protection est illustrée par les observations de l'activiste Haddy Jonga, qui s'inquiète à juste titre du fait que sans une application stricte de la loi, les femmes et les filles risquent toujours de subir des MGF. "Les mutilations génitales féminines affectent la vie tout entière des survivantes. Celles qui ont été soumises aux MGF sont plus susceptibles d'abandonner l'école prématurément, d'être soumises à un mariage précoce ou forcé, et de tomber enceintes à l'adolescence. L'élimination de cette pratique augmente les chances d'une fille d'aller jusqu'au bout de sa scolarité et de contribuer à l'amélioration de sa santé et de sa vie", a ajouté Fadoua Bakhadda, directrice régionale de l'IPPF pour la région du monde arabe. L'IPPFAR demande expressément au gouvernement gambien de maintenir la loi contre les MGF en vigueur. Le maintien du cadre juridique contre les MGF est impératif pour protéger le bien-être et l'autonomie physique des femmes et des filles gambiennes. Les militant.e.s qui luttent contre les MGF dans le pays - dont la plupart sont des survivantes - sont attaqué.e.s et menacé.e.s en raison des efforts qu'ils/elles déploient pour défendre les droits de la personne. Cette proposition de révision de la loi a en outre enhardi les adeptes de ces pratiques, mettant en péril la vie des femmes et des jeunes filles. Nous appelons le gouvernement à prioriser l'application de la loi anti-MGF existante et à assurer l'avancement continu des droits des femmes et la promotion de l'égalité des sexes en Gambie. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne.  Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique.   Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

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| 17 May 2024

Gambie : La levée de l'interdiction des Mutilations Génitales Féminines marquerait un recul majeur pour les droits des femmes et des jeunes filles gambiennes

Nairobi, Kenya : 26 mars 2024 - La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est profondément alarmée par la proposition de revenir sur l'interdiction de la Mutilation génitale féminine (MGF) en Gambie. Les parlementaires du pays ont voté par 42 voix contre quatre pour renvoyer le projet de loi à une commission parlementaire afin qu'il soit réexaminé. Se ralliant aux voix des survivantes et des activistes, l'IPPFAR lance un appel au gouvernement pour qu'il n'abroge pas la loi et qu'il respecte les droits des femmes et des filles en Gambie. Le projet de loi visant à lever l'interdiction des MGF en Gambie est une mesure régressive qui menace les progrès réalisés dans la protection des droits et de la santé des femmes et des filles. Les MGF constituent une violation des droits humains et présentent de graves risques pour la santé. Des femmes et des filles sont soumises aux MGF dans au moins 30 pays d'Afrique. De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cet abus, notamment la religion, la sexualité, l'hygiène et la santé. Toutefois, ces raisons sont réfutables : les MGF ne répondent à aucune obligation religieuse, quelle que soit la religion, elles n'améliorent pas l'hygiène et n'ont absolument aucun effet bénéfique sur la santé. En réalité, les mutilations génitales féminines sont soulignées et entretenues par des normes sociales sexistes néfastes et constituent un autre moyen par lequel les systèmes patriarcaux visent à contrôler le corps et la sexualité des femmes et des jeunes filles. Les mutilations génitales féminines affectent les femmes et les filles tout au long de leur vie, tant sur le plan de la santé mentale que physique, et constituent sans conteste une violation flagrante de plusieurs droits humains, notamment : L'égalité et la non-discrimination sur la base du sexe, Le droit de ne pas être soumis à la torture ni à des traitements cruels, inhumains ou dégradants Le droit au meilleur état de santé possible, Le droit à l'intégrité physique, Les droits de l'enfant, Le droit à la vie.  "En cette période où les pays s'efforcent de mettre un terme définitif à la mutilation génitale féminine et à la protection des droits des femmes et des filles, il est extrêmement regrettable que la Gambie aille à l'encontre de cette tendance et mette en péril la vie de ces dernières. Nous demandons au gouvernement de la Gambie de rejoindre le nombre croissant de pays qui s'efforcent d'éliminer définitivement cette violation des droits humains", a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l'IPPF pour la région Afrique. Les effets désastreux de la proposition de loi sont déjà évidents en Gambie. Comme l'a souligné Fatou Darboe, militante des droits humains et survivante de MGF, la proposition de loi en faveur des MGF est une atteinte aux protections cruciales accordées aux femmes et aux jeunes filles dans le pays. Cette érosion de la protection est illustrée par les observations de l'activiste Haddy Jonga, qui s'inquiète à juste titre du fait que sans une application stricte de la loi, les femmes et les filles risquent toujours de subir des MGF. "Les mutilations génitales féminines affectent la vie tout entière des survivantes. Celles qui ont été soumises aux MGF sont plus susceptibles d'abandonner l'école prématurément, d'être soumises à un mariage précoce ou forcé, et de tomber enceintes à l'adolescence. L'élimination de cette pratique augmente les chances d'une fille d'aller jusqu'au bout de sa scolarité et de contribuer à l'amélioration de sa santé et de sa vie", a ajouté Fadoua Bakhadda, directrice régionale de l'IPPF pour la région du monde arabe. L'IPPFAR demande expressément au gouvernement gambien de maintenir la loi contre les MGF en vigueur. Le maintien du cadre juridique contre les MGF est impératif pour protéger le bien-être et l'autonomie physique des femmes et des filles gambiennes. Les militant.e.s qui luttent contre les MGF dans le pays - dont la plupart sont des survivantes - sont attaqué.e.s et menacé.e.s en raison des efforts qu'ils/elles déploient pour défendre les droits de la personne. Cette proposition de révision de la loi a en outre enhardi les adeptes de ces pratiques, mettant en péril la vie des femmes et des jeunes filles. Nous appelons le gouvernement à prioriser l'application de la loi anti-MGF existante et à assurer l'avancement continu des droits des femmes et la promotion de l'égalité des sexes en Gambie. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920   A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne.  Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique.   Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube.

MDM FON Mexico
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| 19 October 2023

Feminist Opportunities Now : Médecins du Monde France présente au Mexique les premières organisations sélectionnées pour leur lutte contre les violences de genre

4 octobre 2023, Ville de Mexico, Mexique – Les premières organisations sélectionnées par le programme Feminist Opportunities Now (FON) ont été présentées au Centre culturel Casa de Francia à Mexico, un programme qui vise à renforcer la capacité des organisations et mouvements féministes à répondre aux violences liées au genre dans 10 pays d'Asie, Afrique et Amérique latine. Les organisations sélectionnées étaient Mujeres de la Tierra - Mujeres de la Periferia, Programa Compañeros, Equipo Mexicano de Antropología Forense, Colectiva Arte Comunidad y Equidad, Familia Desaparecidos Orizaba - Córdoba et Colectiva Las Calafias. Toutes ces organisations œuvrent pour éliminer la violence de genre contre les populations particulièrement vulnérables et se distinguent par leur engagement en faveur de la justice sociale à travers d’activités aussi diverses que l'autonomisation économique, l'accompagnement des travailleuses du sexe, la recherche et l'identification de personnes disparues, l'organisation communautaire ou l'accès à une IVG libre et sûre. FON facilitera leur accès au financement et à la formation, les soutiendra dans leurs activités de plaidoyer politique et de recherche, renforcera leurs liens avec d'autres organisations au niveau national et international et donnera une plus grande visibilité à leurs actions. Dans le cadre de la rencontre, les organisations ont pu dialoguer avec l'ambassadeur de France au Mexique, Jean-Pierre Azvazadourian, de leur travail et des défis qu’elles rencontrent pour lutter contre ces violences. Des représentants de fonds féministes nationaux et internationaux, de diverses organisations internationales, d'organisations de la société civile et du corps diplomatique étaient également présents à l'événement. Le programme, soutenu par le gouvernement français à travers l'Agence française de développement (AFD) et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par un consortium composé de cinq organisations internationales : Médecins du Monde France, IPPF Afrique, CREA, Fédération Internationale des Droits de l'Homme et Empower'Her, et aura une durée de quatre ans. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Ana Verdu, FON Project Manager Mexico - Colombia, Medecins du Monde France - Courriel: [email protected] / Telephone: +52 5587236488   A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements féministes, par le biais de subventions aux organisations féministes de la société civile, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant à transformer les rapports entre les genres. En complément des subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables.    A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).

MDM FON Mexico
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| 17 May 2024

Feminist Opportunities Now : Médecins du Monde France présente au Mexique les premières organisations sélectionnées pour leur lutte contre les violences de genre

4 octobre 2023, Ville de Mexico, Mexique – Les premières organisations sélectionnées par le programme Feminist Opportunities Now (FON) ont été présentées au Centre culturel Casa de Francia à Mexico, un programme qui vise à renforcer la capacité des organisations et mouvements féministes à répondre aux violences liées au genre dans 10 pays d'Asie, Afrique et Amérique latine. Les organisations sélectionnées étaient Mujeres de la Tierra - Mujeres de la Periferia, Programa Compañeros, Equipo Mexicano de Antropología Forense, Colectiva Arte Comunidad y Equidad, Familia Desaparecidos Orizaba - Córdoba et Colectiva Las Calafias. Toutes ces organisations œuvrent pour éliminer la violence de genre contre les populations particulièrement vulnérables et se distinguent par leur engagement en faveur de la justice sociale à travers d’activités aussi diverses que l'autonomisation économique, l'accompagnement des travailleuses du sexe, la recherche et l'identification de personnes disparues, l'organisation communautaire ou l'accès à une IVG libre et sûre. FON facilitera leur accès au financement et à la formation, les soutiendra dans leurs activités de plaidoyer politique et de recherche, renforcera leurs liens avec d'autres organisations au niveau national et international et donnera une plus grande visibilité à leurs actions. Dans le cadre de la rencontre, les organisations ont pu dialoguer avec l'ambassadeur de France au Mexique, Jean-Pierre Azvazadourian, de leur travail et des défis qu’elles rencontrent pour lutter contre ces violences. Des représentants de fonds féministes nationaux et internationaux, de diverses organisations internationales, d'organisations de la société civile et du corps diplomatique étaient également présents à l'événement. Le programme, soutenu par le gouvernement français à travers l'Agence française de développement (AFD) et le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, est mis en œuvre par un consortium composé de cinq organisations internationales : Médecins du Monde France, IPPF Afrique, CREA, Fédération Internationale des Droits de l'Homme et Empower'Her, et aura une durée de quatre ans. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Ana Verdu, FON Project Manager Mexico - Colombia, Medecins du Monde France - Courriel: [email protected] / Telephone: +52 5587236488   A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements féministes, par le biais de subventions aux organisations féministes de la société civile, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant à transformer les rapports entre les genres. En complément des subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables.    A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 06 March 2023

Communiqué de presse - Première visite de la Directrice Régionale de l'IPPF Région Afrique au Burkina Faso

Ouagadougou, 03 mars 2023- La Directrice Régionale de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale sera en visite au Burkina Faso du 06 au 11 mars 2023. Cette visite, la première de madame Marie-Evelyne Petrus-Barry depuis sa prise de fonction en décembre 2019 au bureau régional Afrique à Nairobi vise à accélérer et soutenir l’Association Burkinabè pour le Bien-Etre Familial (ABBEF) dans la réforme de la gouvernance de l'IPPF et dans la nouvelle orientation stratégique de la fédération. « Je suis enthousiasmée de visiter l’ABBEF, notre association membre du Burkina Faso qui œuvre depuis plus de 40 ans dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Je viens également appuyer l’équipe de la gouvernance et de la direction dans le processus de la reforme qu’elles conduisent actuellement », a déclaré madame Petrus-Barry. La visite de Mme Petrus-Barry s’inscrit également dans le soutien du secrétariat à l’ABBEF pour la réussite de la mise en œuvre du projet « Youth In Action Transforming Gender Norms » porté par un consortium de six (06) organisations membres (au Mali, au Niger, au Togo, en Tunisie, en Inde et AfriYan) dont l’ABBEF assure le lead. Ce projet s’inscrit dans le renforcement des droits humains et notamment en ce qui concerne l’engagement significatif des jeunes dans les questions liées au genre.   Au cours de sa visite, Mme Petrus-Barry rencontrera des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des organisations féministes et de jeunes en vue de renforcer le partenariat stratégique pour la promotion des droits humains. Pour M. Saibou KABORE, Président National de l’ABBEF « nous nous réjouissons d’accueillir la directrice régionale dans un moment charnière de l’évolution de notre association marquée par la transformation de l’architecture de notre gouvernance. Les échanges que nous aurons au cours de son séjour nous permettrons par ailleurs de renforcer la collaboration avec nos différents partenaires et le secrétariat de IPPF Région Afrique ». Créée en 1979, l’ABBEF est membre à part entière de l’IPPF depuis 1989, elle est accréditée par cette fédération.    Contact presse : Youssouf BA, Chargé de Plaidoyer et la Mobilisation des ressources, Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), email : [email protected],  +226 70 74 82 63 A PROPOS DE L’ABBEF Créée en 1979, l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF) est une association nationale à but non lucratif bénévole et apolitique. Elle est pionnière de la planification familiale au Burkina Faso. L’ABBEF est une des structures clés de la société civile qui accompagne l’Etat dans le domaine de la santé sexuelle et la reproduction, notamment la planification familiale au Burkina Faso depuis plus de 40 ans. Elle est affiliée à la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF). Elle a reçu de nombreuses distinctions de l’Etat dont la dernière en 2012 est celle de Commandeur de l’Ordre du Mérite. L’ABBEF jouit du statut d’association d’utilité publique depuis 1994. L’ABBEF est présente dans 10 régions du pays et 32 districts sanitaires sur les 70 à travers différents projets. Elle dispose de six (06) centres de santé (cliniques) fixes dont deux (02) pour l’offre de services de santé sexuelle au profit des adultes (Ouagadougou et Bobo- Dioulasso) et quatre (04) centres d’écoute pour jeunes pour l’offre de services conviviaux aux adolescents et aux jeunes dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Koupéla. Elle intervient également à travers l’offre de services par les équipes mobiles différentes zones d’intervention du pays. En 2022, l’ABBEF a fourni : 681012 services de Planification Familiale. 3974 services de soins après avortement. 106404 services d’IST. 202209 services de VIH/SIDA. Contactez-nous sur www.abbef-bf.org  facebook. youtube. ,twitter.   A PROPOS DE L’IPPF REGION AFRIQUE La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos Associations Membres des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 17 May 2024

Communiqué de presse - Première visite de la Directrice Régionale de l'IPPF Région Afrique au Burkina Faso

Ouagadougou, 03 mars 2023- La Directrice Régionale de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale sera en visite au Burkina Faso du 06 au 11 mars 2023. Cette visite, la première de madame Marie-Evelyne Petrus-Barry depuis sa prise de fonction en décembre 2019 au bureau régional Afrique à Nairobi vise à accélérer et soutenir l’Association Burkinabè pour le Bien-Etre Familial (ABBEF) dans la réforme de la gouvernance de l'IPPF et dans la nouvelle orientation stratégique de la fédération. « Je suis enthousiasmée de visiter l’ABBEF, notre association membre du Burkina Faso qui œuvre depuis plus de 40 ans dans la promotion de la santé et des droits sexuels et reproductifs. Je viens également appuyer l’équipe de la gouvernance et de la direction dans le processus de la reforme qu’elles conduisent actuellement », a déclaré madame Petrus-Barry. La visite de Mme Petrus-Barry s’inscrit également dans le soutien du secrétariat à l’ABBEF pour la réussite de la mise en œuvre du projet « Youth In Action Transforming Gender Norms » porté par un consortium de six (06) organisations membres (au Mali, au Niger, au Togo, en Tunisie, en Inde et AfriYan) dont l’ABBEF assure le lead. Ce projet s’inscrit dans le renforcement des droits humains et notamment en ce qui concerne l’engagement significatif des jeunes dans les questions liées au genre.   Au cours de sa visite, Mme Petrus-Barry rencontrera des membres du gouvernement, des partenaires techniques et financiers, des organisations féministes et de jeunes en vue de renforcer le partenariat stratégique pour la promotion des droits humains. Pour M. Saibou KABORE, Président National de l’ABBEF « nous nous réjouissons d’accueillir la directrice régionale dans un moment charnière de l’évolution de notre association marquée par la transformation de l’architecture de notre gouvernance. Les échanges que nous aurons au cours de son séjour nous permettrons par ailleurs de renforcer la collaboration avec nos différents partenaires et le secrétariat de IPPF Région Afrique ». Créée en 1979, l’ABBEF est membre à part entière de l’IPPF depuis 1989, elle est accréditée par cette fédération.    Contact presse : Youssouf BA, Chargé de Plaidoyer et la Mobilisation des ressources, Association Burkinabè pour le Bien-être Familial (ABBEF), email : [email protected],  +226 70 74 82 63 A PROPOS DE L’ABBEF Créée en 1979, l’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF) est une association nationale à but non lucratif bénévole et apolitique. Elle est pionnière de la planification familiale au Burkina Faso. L’ABBEF est une des structures clés de la société civile qui accompagne l’Etat dans le domaine de la santé sexuelle et la reproduction, notamment la planification familiale au Burkina Faso depuis plus de 40 ans. Elle est affiliée à la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF). Elle a reçu de nombreuses distinctions de l’Etat dont la dernière en 2012 est celle de Commandeur de l’Ordre du Mérite. L’ABBEF jouit du statut d’association d’utilité publique depuis 1994. L’ABBEF est présente dans 10 régions du pays et 32 districts sanitaires sur les 70 à travers différents projets. Elle dispose de six (06) centres de santé (cliniques) fixes dont deux (02) pour l’offre de services de santé sexuelle au profit des adultes (Ouagadougou et Bobo- Dioulasso) et quatre (04) centres d’écoute pour jeunes pour l’offre de services conviviaux aux adolescents et aux jeunes dans les villes de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Koudougou et Koupéla. Elle intervient également à travers l’offre de services par les équipes mobiles différentes zones d’intervention du pays. En 2022, l’ABBEF a fourni : 681012 services de Planification Familiale. 3974 services de soins après avortement. 106404 services d’IST. 202209 services de VIH/SIDA. Contactez-nous sur www.abbef-bf.org  facebook. youtube. ,twitter.   A PROPOS DE L’IPPF REGION AFRIQUE La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos Associations Membres des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations Unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et You Tube.

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 09 February 2023

Feminist Opportunities Now: Empowerment des organisations féministes sur trois continents

7 février 2023, Nairobi, Kenya - La Région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), en collaboration avec l'Ambassade de France à Nairobi, Kenya, lance un nouveau programme qui vise à renforcer les organisations féministes appartenant à la société civile (OSC) dans 10 pays et sur 3 continents - – il s’agit du projet Feminist Opportunities Now (FON). Le projet FON appuiera les petites organisations féministes locales à devenir plus diversifiées et résistantes lorsqu'elles abordent et répondent aux violences basées sur le genre, aux inégalités, à la discrimination et aux autres violations des droits humains liées au genre. Le projet est financé par le gouvernement français via l'Agence française de développement (AFD). Ce projet sera mis en œuvre dans 10 pays, dont six en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Ethiopie, Kenya et potentiellement au Niger). Les autres pays sont la Colombie, le Mexique, le Bangladesh et le Sri Lanka. S'exprimant lors du lancement du projet FON à l'ambassade de France à Nairobi le 7 février, la directrice régionale de l'IPPF Region Afrique, Mme Marie-Evelyne Petrus-Barry, a déclaré que « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par la jurisprudence et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en jouir pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables ». Feminist Opportunities Now est un projet qui s'appuie sur des principes féministes avec un engagement profond en faveur de la protection et de la promotion des droits humains et de la lutte contre les inégalités et les discriminations, notamment à l'égard des femmes et des filles. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud Garga, Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements de femmes, par le biais de sous-subventions aux organisations féministes, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant a transformer les rapports entre les genres. En complément des sous-subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables. A PROPOS DE L'IPPF RÉGION AFRIQUE La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les Commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube. A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).  

Marie-Evelyne Petrus-Barry
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| 17 May 2024

Feminist Opportunities Now: Empowerment des organisations féministes sur trois continents

7 février 2023, Nairobi, Kenya - La Région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF), en collaboration avec l'Ambassade de France à Nairobi, Kenya, lance un nouveau programme qui vise à renforcer les organisations féministes appartenant à la société civile (OSC) dans 10 pays et sur 3 continents - – il s’agit du projet Feminist Opportunities Now (FON). Le projet FON appuiera les petites organisations féministes locales à devenir plus diversifiées et résistantes lorsqu'elles abordent et répondent aux violences basées sur le genre, aux inégalités, à la discrimination et aux autres violations des droits humains liées au genre. Le projet est financé par le gouvernement français via l'Agence française de développement (AFD). Ce projet sera mis en œuvre dans 10 pays, dont six en Afrique (Burkina Faso, Côte d'Ivoire, Guinée, Ethiopie, Kenya et potentiellement au Niger). Les autres pays sont la Colombie, le Mexique, le Bangladesh et le Sri Lanka. S'exprimant lors du lancement du projet FON à l'ambassade de France à Nairobi le 7 février, la directrice régionale de l'IPPF Region Afrique, Mme Marie-Evelyne Petrus-Barry, a déclaré que « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par la jurisprudence et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en jouir pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables ». Feminist Opportunities Now est un projet qui s'appuie sur des principes féministes avec un engagement profond en faveur de la protection et de la promotion des droits humains et de la lutte contre les inégalités et les discriminations, notamment à l'égard des femmes et des filles. FIN Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : Mahmoud Garga, Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DU PROJET FEMINIST OPPORTUNITIES NOW (FON) L'objectif du projet Feminist Opportunities Now (FON) est de renforcer les capacités des mouvements de femmes, par le biais de sous-subventions aux organisations féministes, avec un effort particulier pour atteindre les petites organisations, souvent non enregistrées, pour aborder et répondre à la violence basée sur le genre. Le programme est développé sur la base d'un modèle écologique, en utilisant des approches multidisciplinaires et visant a transformer les rapports entre les genres. En complément des sous-subventions directes (pour un montant de 7 millions d'euros), FON offrira également une opportunité unique de mentorat à plus long terme pour soutenir les organisations féministes dans leur développement global, avec des formations spécifiquement adaptées à leurs besoins. FON aidera également les organisations à identifier d'autres sources de financement. Le projet comprendra également un volet recherche-action pour comprendre comment ces approches peuvent être étendues et rendues durables. A PROPOS DE L'IPPF RÉGION AFRIQUE La Fédération internationale pour la planification familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les Commissions économiques régionales, le Parlement panafricain, les organes des Nations unies, entre autres, pour élargir les engagements politiques et financiers en faveur de la santé et des droits sexuels et reproductifs en Afrique. Visitez notre site web. Suivez-nous sur Facebook, Twitter, Instagram et YouTube. A PROPOS DU CONSORTIUM FEMINIST OPPORTUNITIES NOW Le consortium qui mettra en œuvre ce projet est composé du bureau régional Afrique de la Fédération internationale pour la planification familiale en tant chef de file, de Creating Resources for Empowerment and Action Inc. (CREA), Empow'Her (EH), de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et de Médecins du monde-France (MdM-FR).  

Guinea report1
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| 27 September 2022

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 17 May 2024

Guinée. Il faut agir sans attendre pour accroître le soutien et l’assistance aux victimes de violences sexuelles

Un nouveau rapport demande aux autorités guinéennes d’améliorer la prévention du viol et la prise en charge des victimes Les autorités doivent introduire une nouvelle loi sur les violences basées sur le genre Plus de 400 plaintes pour viol ont été enregistrées en 2021 ; la plupart des victimes étaient mineures Amnesty International et IPPFAR dénoncent les obstacles empêchant les victimes d’obtenir justice et menant à l’impunité Les victimes de violences sexuelles en Guinée se heurtent à la stigmatisation sociale, à un manque d’accès aux soins médicaux, ainsi qu’à d’importants obstacles à la justice, décrivent Amnesty International et le bureau régional Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) dans un rapport publié mardi 27 septembre et intitulé La honte doit changer de camp : Garantir les droits et la justice pour les victimes de violences sexuelles en Guinée. S’appuyant sur des entretiens avec des victimes de viol, des représentant·e·s des autorités administratives, judiciaires, traditionnelles et religieuses, des professionnel·le·s de la santé, des diplomates, et des représentant·e·s de la société civile, ce rapport analyse les nombreux obstacles à une prise en charge médicale effective pour les victimes de viol, à des examens médico-légaux, à un soutien psychologique et à l’accès à la justice en Guinée. Pour de nombreuses victimes, la justice reste hors de portée. « Les victimes et leurs proches nous ont dit à de nombreuses reprises que les terribles violences sexuelles qui leur ont été infligées sont exacerbées par le jugement de la société. Cependant, le silence entourant les cas de viol commence à se dissiper et la société civile s’emploie à dénoncer les violences sexuelles », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre à Amnesty International. « Malgré les efforts récemment déployés par les autorités afin de s’attaquer à la question des violences sexuelles, il reste encore beaucoup à faire en termes d’information, de prévention, et d’accès aux soins et à la justice pour que la Guinée réponde à ses obligations relatives au droit international et régional en matière de droits humains. » En 2021, l’Office de protection du genre, des enfants et des mœurs (Oprogem) et la Brigade spéciale de protection des personnes vulnérables (BSPPV) - unités spécialisées au sein de la police et de la gendarmerie - ont traité plus de 400 cas de viol. La plupart des victimes étaient mineures, et certaines avaient moins de 13 ans. Ce rapport montre que le véritable nombre de viols est sans aucun doute plus élevé, compte tenu notamment du recours au règlement extrajudiciaire des affaires, et du nombre élevé de cas traités dans les centres médicaux. Stigmatisation sociale Les victimes de violences sexuelles et leurs proches sont souvent confrontés au jugement sévère de leur communauté, sur fond de forte stigmatisation sociale. La mère d’une fille disant avoir été violée a parlé à Amnesty International de la stigmatisation subie par son enfant : « [...] Quand nous sommes allées à l’hôpital, un des médecins a dit : “C’est la petite qui a été violée”. Ça fait mal. Où qu’elle aille, les gens la montrent du doigt. Elle est toujours enfermée à la maison. Elle ne sort pas ; elle communique à peine avec les gens. Elle veut retourner à l’école mais ce n’est pas possible. » Les autorités doivent en faire plus pour créer des campagnes de sensibilisation et d’éducation visant à lutter contre les attitudes sociales et culturelles sous-jacentes qui se traduisent par des discriminations contre les femmes et perpétuent les violences à leur égard. Ces campagnes doivent promouvoir la tolérance zéro face aux violences contre les femmes, discréditer les stéréotypes de genre nuisibles et les mythes associés au viol, éradiquer les préjugés existant contre les femmes victimes de violences, et encourager les victimes à demander des réparations. Urgence de l’amélioration de l’accès aux soins, aux droits sexuels et reproductifs et à un soutien psychologique La Guinée ne dispose pas d’un véritable numéro de téléphone gratuit permettant aux victimes de signaler des violences sexuelles et de recevoir des avis médicaux et juridiques. Et malgré certaines initiatives telles que la création de centres multi-services proposant des soins et un soutien juridique, la disponibilité, la qualité et l’accessibilité du système de santé doivent être renforcées pour les victimes, souvent issues d’un milieu modeste. De nombreuses victimes ne sont pas en mesure de bénéficier de véritables soins médicaux et psychologiques, ni de concrétiser leur droit à la santé sexuelle et reproductive. La plupart des médecins spécialistes pratiquent dans la capitale, Conakry, et le coût des soins peut parfois empêcher les victimes d’aller se faire soigner. Un médecin a déclaré à Amnesty International : « Nous pouvons proposer des consultations et des rapports médicaux gratuits. Mais si ces personnes présentent des complications nécessitant une intervention chirurgicale, ou des infections pour lesquelles un traitement médicamenteux est nécessaire, on ne peut pas faire cela gratuitement. » « Les préjugés de la société concernant le viol en Guinée, qui dissuadent souvent de signaler ce crime et de porter plainte, laissent les victimes de ces atrocités sans soins médicaux, soutien psychosocial, ni aide juridique afin d’obtenir justice et réparation », a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale de l’IPPFAR. « Les violences basées sur le genre sous toutes leurs formes sont reconnues comme des violations des droits humains par le droit et le système international des droits humains. Les inégalités de genre, les déséquilibres en matière de pouvoir et le mépris pour les droits humains sont souvent à la racine de ces actes odieux et empêchent les victimes de faire valoir leurs droits sexuels et reproductifs, et d’en bénéficier pleinement. En tant que défenseur·e·s des droits humains, nous devons tous et toutes prendre position et faire cesser ces actes inexcusables », a ajouté Marie-Evelyne Petrus-Barry. Accéder à la justice est pour les victimes une course d’obstacles Bien que de véritables progrès aient été accomplis par le renforcement du cadre juridique ces dernières années et la création d’unités de police et de gendarmerie spécialisées afin de répondre aux cas de violences sexuelles, accéder à la justice en Guinée reste une quête ardue semée d’embûches pour les victimes de violences sexuelles, tandis que les auteurs bénéficient souvent de l’impunité. Les autorités coutumières arrivent à faire pression en faveur d’arrangements extrajudiciaires menant à l’abandon des poursuites, ce qui est contraire à la loi et aux droits des victimes. Le nombre d’experts médico-légaux est insuffisant et bien que la présentation d’un rapport médico-légal ne soit pas exigée par la loi pour déposer plainte, cela est en pratique souvent requis. Et même quand ce document n’est pas demandé par la police ou la gendarmerie, son absence devient un obstacle majeur à une possible condamnation au tribunal. Les enquêtes judiciaires sont souvent entravées par le manque de ressources et de formation pour répondre aux affaires de violences sexuelles et mener des investigations, ce qui a un impact négatif sur la quête de justice des victimes. Faute d’aide juridictionnelle gratuite pour les personnes qui n’ont pas les moyens de payer les services d’un avocat, seules les organisations non gouvernementales peuvent fournir cette aide. De même, la justice guinéenne manque de ressources. La majorité des juges, dont la plupart sont des hommes, travaillent dans de mauvaises conditions. Les témoignages de victimes de viol montrent que certains de ces magistrats perpétuent des stéréotypes patriarcaux lorsque des affaires de violences sexuelles leur sont confiées. Par ailleurs, le fait que les victimes du massacre du 28 septembre 2009 aient dû attendre 13 ans pour espérer obtenir justice et réparation a constitué un puissant symbole d’impunité ; alors que les forces de défense et de sécurité ont tué plus de 150 manifestant·e·s et commis des crimes sexuels contre plus de 100 femmes dans un stade à Conakry ce jour-là. Afin de renforcer leur réponse face aux violences sexuelles, les autorités guinéennes doivent adopter en urgence une loi générale sur les violences basées sur le genre - une des recommandations du rapport - dans le but de renforcer la capacité de la justice, de la police et d’autres autorités responsables de l’application des lois, ainsi que des assistantes sociales et des professionnel·le·s de santé, à mettre pleinement en œuvre l’ensemble des dispositions légales en matière de lutte contre les violences à l’égard des femmes. « Les autorités guinéennes se sont engagées à combattre les violences basées sur le genre et le viol. Nous les appelons à prendre des mesures concrètes afin de renforcer les efforts entrepris par l’État pour prévenir les violences sexuelles et garantir aux victimes l’accès aux soins et à la justice », a déclaré Samira Daoud. Pour obtenir plus d’informations ou organiser une interview, veuillez prendre contact avec : -Ousmane DRABO, responsable médias au bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale - courriel : [email protected] / Mob: +221 776234040 ou [email protected] -Mahmoud GARGA, Spécialiste - Communication stratégique, Relations avec les médias et Campagnes digitales, Bureau de la région Afrique de la Fédération Internationale Pour la Planification Familiale (IPPFAR) – courriel : [email protected] / téléphone : +254 704 626 920 A PROPOS DE LA RÉGION AFRIQUE DE L'IPPF (IPPFAR) La Fédération Internationale pour la Planification Familiale, région Afrique (IPPFAR) est l'une des principales organisations de prestation de services de santé sexuelle et reproductive (SSR) en Afrique, et l'une des principales voix de défense de la santé et des droits sexuels et reproductifs dans la région. Basée à Nairobi, au Kenya, l'objectif principal de l'IPPFAR est d'améliorer l'accès aux services de santé sexuelle et reproductive pour les jeunes, les hommes et les femmes les plus vulnérables d'Afrique subsaharienne. Soutenu par des milliers de bénévoles, IPPFAR s'attaque aux défis croissants du continent en matière de droits à la santé sexuelle et reproductive par le biais d'un réseau d'associations membres (AM) dans 40 pays. Pour ce faire, nous faisons de nos AM des entités capables de fournir et de maintenir des services de haute qualité, axés sur les jeunes et les populations les plus vulnérables. Nous travaillons avec les gouvernements, l'Union africaine, les commissions

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| 28 July 2022

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.

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| 20 May 2020

Afrique. Les mesures adoptées par les gouvernements face au COVID-19 doivent garantir la protection des droits des femmes et des filles

7 mai 2020- Les autorités en Afrique subsaharienne doivent veiller à ce que les mesures adoptées pour faire face à la pandémie de COVID-19 comprennent des dispositions visant spécifiquement à protéger les femmes, soulignent Amnesty International, Women's Link Worldwide et la Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) dans un rapport rendu public le 7 mai. Ce document constitue pour les gouvernements et les organisations régionales une feuille de route leur permettant de prendre les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, qui sont souvent affectées de façon disproportionnée par les situations de crise. Il souligne l’obligation qui incombe aux États de garantir le droit de ne pas subir de discrimination et de violence, et appelle les gouvernements à garantir l’accès aux services, produits et informations essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive pendant la pandémie. « L’actuelle pandémie de COVID-19 a exacerbé la vulnérabilité des femmes et des filles. Leur santé et leur bien-être sont mis à mal par l’interruption des services essentiels en matière de santé sexuelle et reproductive, notamment en ce qui concerne les conseils sur la contraception, la santé des mères et des enfants, les violences liées au genre, ainsi que des tests et traitements pour le VIH et les infections sexuellement transmissibles ; en outre, leurs moyens de subsistance et même leurs vies sont menacés quand des infractions sexuelles passent inaperçues et restent impunies, a déclaré Marie-Evelyne Petrus-Barry, directrice régionale pour l’IPPF-Afrique. « Voilà pourquoi l’Union africaine, les commissions économiques et les gouvernements de la région, ainsi que les défenseur·e·s des droits des femmes doivent redoubler d’efforts pour que la santé et les droits des femmes et des filles en matière de santé sexuelle et reproductive soient protégés et respectés, et pour que les violations de ces droits soient documentées et prises en charge par les systèmes judiciaires. » Nos organisations demandent aux gouvernements de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour protéger les droits des femmes et des filles, en mettant en évidence les dangers spécifiquement liés au genre qu’engendre pour elles la pandémie de COVID-19. Par exemple, le rapport insiste sur le droit de ne pas subir de violence ni aucune forme de torture ou traitement inhumain ou dégradant. « Lors des périodes de crise ou de troubles telles que celle que nous vivons actuellement, les femmes et les filles risquent davantage de subir des violations de leurs droits. Et cela est d’autant plus vrai pour les femmes qui se trouvent déjà dans des situations de marginalisation. C’est pour cette raison que nous devons de façon urgente œuvrer pour que leurs droits soient respectés et garantis », a déclaré Viviana Waisman, présidente de Women’s Link Worldwide. « Ces lignes directrices forment une feuille de route qui nous permettra de mener notre travail de surveillance et de plaidoyer, et d’engager les gouvernements à respecter leurs obligations et leurs engagements quant aux droits et à la vie des femmes et des filles pendant la pandémie de COVID-19. » Le rapport indique que l’application de mesures telles que le couvre-feu, le confinement ou les restrictions en matière de déplacements risque de donner lieu à des brutalités et violences policières qui induisent le risque de violences sexuelles pour les femmes et les filles. Nous craignons également que la situation actuelle n’entraîne une augmentation du nombre de grossesses juvéniles, car cela a été observé en Sierra Leone à la suite de la mesure de confinement mise en place pour lutter contre la propagation de l'épidémie d'Ebola. Les gouvernements doivent instaurer pour les femmes et les filles des mesures de protection contre la violence sexuelle, et veiller à ce qu’elles aient accès aux services et produits liés à la santé sexuelle et reproductive. Nos organisations demandent également une meilleure protection pour les femmes réfugiées ou migrantes. L’Afrique compte plus de 25,2 millions de personnes réfugiées ou déplacées à l’intérieur de leur pays et abrite quatre des six plus grands camps de réfugiés au monde, en Ouganda, au Kenya, en Tanzanie et en Éthiopie. Les camps de réfugiés dans la région sont généralement surpeuplés, avec des conditions de vie inadéquates qui mettent gravement en danger la santé de leur occupant·e·s. « Alors que le COVID-19 se propage dans la région, des informations font déjà état d’une augmentation de la violence domestique à l’égard des femmes et des filles. En raison des restrictions appliquées aux déplacements, de l’isolement social et du confinement, il est encore plus difficile pour les femmes d’avoir accès à des services essentiels, tels que les soins de santé sexuelle et reproductive, et à une protection contre la violence domestique », a déclaré Samira Daoud, directrice régionale pour l’Afrique centrale et l’Afrique de l’Ouest à Amnesty International. « Nous appelons les gouvernements de la région à agir de toute urgence afin d’empêcher que l’écart entre les genres ne se creuse davantage encore. Toute mesure adoptée pour lutter contre la pandémie de COVID-19 doit respecter et protéger les droits des femmes, notamment le droit de ne pas subir de violence, d’acte de torture et de mauvais traitements, et le droit d'avoir accès à la justice. » Des porte-parole sont disponibles pour des entretiens  Lisez cet article en anglais ici.  À PROPOS DE NOS ORGANISATIONS IPPFAR : La Fédération internationale pour la planification familiale – Région Afrique (IPPFAR) est la principale organisation proposant des services en matière de santé sexuelle et reproductive en Afrique, et menant une action de plaidoyer pour la santé sexuelle et reproductive et pour le respect des droits dans la région. Amnesty International : Amnesty International est un mouvement mondial regroupant plus de 7 millions de personnes qui prennent chaque injustice comme une attaque personnelle. Nous militons pour un monde où les droits fondamentaux de chaque individu sont respectés. Women’s Link Worldwide : Women’s Link Worldwide est une organisation internationale à but non lucratif qui utilise le pouvoir de la législation pour promouvoir les progrès sociaux allant dans le sens d’un meilleur respect des droits fondamentaux des femmes et des filles, en particulier pour celles qui subissent de multiples inégalités.