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Camilo Jimenez

Centre de Medias

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Ghana

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DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.

DÉCLARATION CONJOINTE
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| 08 June 2026

DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.

DÉCLARATION CONJOINTE À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, tenue à Accra, au Ghana, nous unissons nos voix à celles des militant·e·s, féministes, défenseur·e·s des droits humains, organisateur·rice·s communautaires et citoyen·ne·s ordinaires à travers le continent, qui s’inquiètent de plus en plus de l’instrumentalisation croissante des « valeurs familiales », de la « culture africaine » et de la « souveraineté » comme outils politiques servant à justifier l’exclusion, la discrimination et l’érosion des droits des Africain·e·s. À travers le continent, nous assistons à des efforts de plus en plus coordonnés visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité, à affaiblir les droits civils et politiques de tous, à restreindre l’espace civique, à fragiliser les protections des droits humains et à présenter les personnes LGBTQI+ comme des menaces pour la société plutôt que comme des membres de nos communautés, de nos familles et de nos nations. Ces initiatives transfrontalières sont désormais intégrées à des réseaux parlementaires et se traduisent par des propositions législatives et politiques cherchant à redéfinir les lois, les institutions et les mécanismes africains de protection des droits humains, ainsi que la manière dont les notions de droits, de famille, de citoyenneté et d’appartenance sont comprises sur le continent. Elles remettent également en question les obligations des États africains de respecter, protéger et réaliser les droits humains. Nombre des discussions menées au nom de la protection des familles africaines reposent sur des prémisses erronées : qu’il n’existerait qu’un seul type de famille africaine digne d’être protégé, une seule manière d’appartenir à la société africaine et une seule conception de la société africaine elle-même. Cette vision ne reflète pas la réalité de nos communautés. Les familles africaines ont toujours été diverses, dynamiques et fondées sur le soin, la responsabilité et l’interdépendance. Nos sociétés sont culturellement et spirituellement diverses. Nos familles ont toujours inclus des familles élargies, des ménages dirigés par des grands-parents, des familles monoparentales, des structures familiales non hétérosexuelles, des réseaux de parenté, des familles adoptives et de nombreux autres systèmes de soutien et de solidarité qui soutiennent nos communautés depuis des générations. Cette tentative de réduire la reconnaissance juridique et politique à une vision unique de la famille ne renforce pas les familles africaines. Elle les affaiblit en créant un outil ciblé permettant d’exclure de nombreuses personnes qui en font déjà partie. CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ AU COURS DE LA CONFÉRENCE Le résultat le plus significatif de cette conférence est l’adoption de la proposition de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Loin d’être une simple déclaration symbolique, cette Charte est présentée comme un cadre continental destiné à influencer les législations nationales, les politiques publiques, l’éducation, la gouvernance de la santé ainsi que les institutions régionales des droits humains. Tout au long de la conférence, la famille a été présentée comme l’unité fondamentale de la société et comme le fondement à partir duquel les droits devraient être interprétés. Pourtant, les cadres africains et internationaux des droits humains reconnaissent que, si les familles méritent d’être protégées, les droits appartiennent avant tout aux individus. L’objectif du droit international des droits humains n’est pas simplement de protéger des institutions, y compris la famille, mais de garantir que chaque personne au sein de ces institutions bénéficie de la dignité, de l’égalité et de la liberté. Lorsque les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ ou d’autres membres de la famille sont subordonnés à une conception abstraite de l’unité familiale, cela ne renforce pas les familles ; cela crée davantage d’opportunités d’exclusion, de coercition et de violence. Les discussions tenues durant la conférence renforcent également les préoccupations déjà exprimées par les organisations de la société civile, les mouvements féministes, les médias, les défenseur·e·s de la santé publique, les acteurs de la justice économique, les défenseur·e·s des droits humains et les institutions africaines des droits humains. Alors que les organisateurs présentent leurs initiatives comme une défense des valeurs africaines et de la souveraineté, nombre des propositions avancées auraient de graves conséquences pour les droits humains, la santé publique, la gouvernance constitutionnelle et démocratique, la liberté académique, la participation citoyenne et la sécurité des communautés déjà marginalisées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les tentatives de présenter la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’égalité de genre, l’éducation complète à la sexualité et l’inclusion des personnes LGBTQI+ comme des concepts étrangers imposés à l’Afrique. De telles affirmations ignorent les longues luttes africaines pour la dignité, l’autonomie corporelle, la liberté et la justice. Elles effacent également le travail de milliers d’activistes, de défenseur·e·s des droits humains, de chercheurs, de professionnel·le·s de santé, de leaders communautaires et de mouvements sociaux africains qui ont porté ces débats depuis nos propres sociétés. Nous rejetons l’idée selon laquelle les droits et le bien-être des femmes, des filles, des personnes LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés seraient incompatibles avec les valeurs africaines. Nous rejetons également l’idée selon laquelle seuls les droits fondamentaux des groupes majoritaires devraient être protégés par l’État. Les revendications en matière de droits humains qui remettent en question les normes sociales dominantes ou les intérêts politiques sont légitimes et nécessaires. La force d’une société devrait être mesurée à sa capacité à protéger les personnes les plus exposées à la marginalisation, à la stigmatisation, à l’exclusion, à la violence et à la discrimination, et non à sa capacité à les réduire au silence. Il est également essentiel d’examiner de manière critique les affirmations selon lesquelles l’agenda de cette conférence constituerait une défense authentique de la souveraineté africaine. Les réseaux qui organisent, soutiennent et promeuvent depuis plusieurs années les conférences sur les « valeurs familiales » à travers l’Afrique sont eux-mêmes profondément transnationaux. Depuis des années, des organisations disposant de ressources importantes, des groupes de plaidoyer et des acteurs politiques basés en dehors du continent financent des rencontres et coordonnent des campagnes visant à influencer les lois et politiques africaines en matière de genre, de sexualité, d’éducation et de droits reproductifs. Toute discussion sérieuse sur l’influence étrangère doit donc prendre en compte l’ensemble des sources d’influence, y compris celles qui opèrent au sein du mouvement des « valeurs familiales ». UN MOMENT CRUCIAL POUR LE GHANA Cette conférence intervient à un moment déterminant pour le Ghana, alors que le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales a été adopté par le Parlement et attend désormais la promulgation présidentielle. Ce projet de loi soulève de graves préoccupations sur les plans constitutionnel, des droits humains, de la santé publique et de la démocratie. Ses dispositions vont bien au-delà de la criminalisation des relations entre personnes de même sexe et touchent également aux questions d’identité, d’expression, d’association, de plaidoyer et de soutien. S’il était promulgué, il légitimerait davantage la discrimination, renforcerait la peur et la stigmatisation, réduirait l’espace civique et exposerait davantage les communautés déjà vulnérables à la violence et à l’exclusion. Alors que les Ghanéens sont confrontés à d’importants défis économiques et sociaux, cette législation n’apporte aucune solution concrète ni bénéfice tangible. Elle ne créera pas d’emplois, n’améliorera pas l’accès aux soins de santé, ne renforcera pas le système éducatif et ne réduira pas les inégalités. Au contraire, elle risque de détourner l’attention des priorités nationales urgentes tout en créant de nouveaux mécanismes de surveillance, de harcèlement et de division sociale. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux fondements de la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ainsi qu’au projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. NOUS APPELONS : Le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. La décision qui lui incombe n’est pas seulement politique ; elle constitue également une responsabilité constitutionnelle, morale et historique dont les conséquences dépasseront largement le contexte actuel et les communautés directement visées par cette législation. En rejetant ce projet de loi, le Ghana peut réaffirmer son engagement de longue date en faveur de la gouvernance démocratique, du constitutionnalisme et des libertés fondamentales, tout en faisant preuve d’un leadership de principe à un moment où les droits humains et les institutions démocratiques sont soumis à des pressions croissantes à travers le monde. Les États africains à rejeter toute instrumentalisation de la culture, de la religion, de la famille et de la souveraineté comme justification de la discrimination et de l’exclusion. L’Union africaine et les institutions régionales des droits humains à protéger l’intégrité du système africain des droits humains et à résister aux tentatives visant à affaiblir les protections existantes en matière d’égalité, de dignité et de liberté. Les missions diplomatiques, partenaires au développement et organisations internationales à poursuivre leur soutien aux droits humains, aux libertés civiques et à la gouvernance démocratique sur le continent. Les acteurs de la société civile, les médias, les universitaires, les leaders traditionnels et religieux à favoriser des conversations ouvertes et honnêtes sur la famille, l’appartenance et la justice sociale qui reflètent les réalités des communautés africaines. Enfin, nous appelons toutes les personnes engagées en faveur d’une Afrique plus juste et inclusive à continuer de construire les alliances, les mouvements et les solidarités nécessaires pour résister aux tentatives de division et préserver notre humanité commune. L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur l’exclusion. Il doit être fondé sur la dignité, la justice, la liberté, le soin et la reconnaissance que nos sociétés sont plus fortes lorsque chaque personne a sa place.   Signataires CHEVS IPPF Africa Region Outright International GALCK+ African LBTIQ Caucus

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| 24 June 2026

DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.

DÉCLARATION CONJOINTE À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, tenue à Accra, au Ghana, nous unissons nos voix à celles des militant·e·s, féministes, défenseur·e·s des droits humains, organisateur·rice·s communautaires et citoyen·ne·s ordinaires à travers le continent, qui s’inquiètent de plus en plus de l’instrumentalisation croissante des « valeurs familiales », de la « culture africaine » et de la « souveraineté » comme outils politiques servant à justifier l’exclusion, la discrimination et l’érosion des droits des Africain·e·s. À travers le continent, nous assistons à des efforts de plus en plus coordonnés visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité, à affaiblir les droits civils et politiques de tous, à restreindre l’espace civique, à fragiliser les protections des droits humains et à présenter les personnes LGBTQI+ comme des menaces pour la société plutôt que comme des membres de nos communautés, de nos familles et de nos nations. Ces initiatives transfrontalières sont désormais intégrées à des réseaux parlementaires et se traduisent par des propositions législatives et politiques cherchant à redéfinir les lois, les institutions et les mécanismes africains de protection des droits humains, ainsi que la manière dont les notions de droits, de famille, de citoyenneté et d’appartenance sont comprises sur le continent. Elles remettent également en question les obligations des États africains de respecter, protéger et réaliser les droits humains. Nombre des discussions menées au nom de la protection des familles africaines reposent sur des prémisses erronées : qu’il n’existerait qu’un seul type de famille africaine digne d’être protégé, une seule manière d’appartenir à la société africaine et une seule conception de la société africaine elle-même. Cette vision ne reflète pas la réalité de nos communautés. Les familles africaines ont toujours été diverses, dynamiques et fondées sur le soin, la responsabilité et l’interdépendance. Nos sociétés sont culturellement et spirituellement diverses. Nos familles ont toujours inclus des familles élargies, des ménages dirigés par des grands-parents, des familles monoparentales, des structures familiales non hétérosexuelles, des réseaux de parenté, des familles adoptives et de nombreux autres systèmes de soutien et de solidarité qui soutiennent nos communautés depuis des générations. Cette tentative de réduire la reconnaissance juridique et politique à une vision unique de la famille ne renforce pas les familles africaines. Elle les affaiblit en créant un outil ciblé permettant d’exclure de nombreuses personnes qui en font déjà partie. CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ AU COURS DE LA CONFÉRENCE Le résultat le plus significatif de cette conférence est l’adoption de la proposition de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Loin d’être une simple déclaration symbolique, cette Charte est présentée comme un cadre continental destiné à influencer les législations nationales, les politiques publiques, l’éducation, la gouvernance de la santé ainsi que les institutions régionales des droits humains. Tout au long de la conférence, la famille a été présentée comme l’unité fondamentale de la société et comme le fondement à partir duquel les droits devraient être interprétés. Pourtant, les cadres africains et internationaux des droits humains reconnaissent que, si les familles méritent d’être protégées, les droits appartiennent avant tout aux individus. L’objectif du droit international des droits humains n’est pas simplement de protéger des institutions, y compris la famille, mais de garantir que chaque personne au sein de ces institutions bénéficie de la dignité, de l’égalité et de la liberté. Lorsque les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ ou d’autres membres de la famille sont subordonnés à une conception abstraite de l’unité familiale, cela ne renforce pas les familles ; cela crée davantage d’opportunités d’exclusion, de coercition et de violence. Les discussions tenues durant la conférence renforcent également les préoccupations déjà exprimées par les organisations de la société civile, les mouvements féministes, les médias, les défenseur·e·s de la santé publique, les acteurs de la justice économique, les défenseur·e·s des droits humains et les institutions africaines des droits humains. Alors que les organisateurs présentent leurs initiatives comme une défense des valeurs africaines et de la souveraineté, nombre des propositions avancées auraient de graves conséquences pour les droits humains, la santé publique, la gouvernance constitutionnelle et démocratique, la liberté académique, la participation citoyenne et la sécurité des communautés déjà marginalisées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les tentatives de présenter la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’égalité de genre, l’éducation complète à la sexualité et l’inclusion des personnes LGBTQI+ comme des concepts étrangers imposés à l’Afrique. De telles affirmations ignorent les longues luttes africaines pour la dignité, l’autonomie corporelle, la liberté et la justice. Elles effacent également le travail de milliers d’activistes, de défenseur·e·s des droits humains, de chercheurs, de professionnel·le·s de santé, de leaders communautaires et de mouvements sociaux africains qui ont porté ces débats depuis nos propres sociétés. Nous rejetons l’idée selon laquelle les droits et le bien-être des femmes, des filles, des personnes LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés seraient incompatibles avec les valeurs africaines. Nous rejetons également l’idée selon laquelle seuls les droits fondamentaux des groupes majoritaires devraient être protégés par l’État. Les revendications en matière de droits humains qui remettent en question les normes sociales dominantes ou les intérêts politiques sont légitimes et nécessaires. La force d’une société devrait être mesurée à sa capacité à protéger les personnes les plus exposées à la marginalisation, à la stigmatisation, à l’exclusion, à la violence et à la discrimination, et non à sa capacité à les réduire au silence. Il est également essentiel d’examiner de manière critique les affirmations selon lesquelles l’agenda de cette conférence constituerait une défense authentique de la souveraineté africaine. Les réseaux qui organisent, soutiennent et promeuvent depuis plusieurs années les conférences sur les « valeurs familiales » à travers l’Afrique sont eux-mêmes profondément transnationaux. Depuis des années, des organisations disposant de ressources importantes, des groupes de plaidoyer et des acteurs politiques basés en dehors du continent financent des rencontres et coordonnent des campagnes visant à influencer les lois et politiques africaines en matière de genre, de sexualité, d’éducation et de droits reproductifs. Toute discussion sérieuse sur l’influence étrangère doit donc prendre en compte l’ensemble des sources d’influence, y compris celles qui opèrent au sein du mouvement des « valeurs familiales ». UN MOMENT CRUCIAL POUR LE GHANA Cette conférence intervient à un moment déterminant pour le Ghana, alors que le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales a été adopté par le Parlement et attend désormais la promulgation présidentielle. Ce projet de loi soulève de graves préoccupations sur les plans constitutionnel, des droits humains, de la santé publique et de la démocratie. Ses dispositions vont bien au-delà de la criminalisation des relations entre personnes de même sexe et touchent également aux questions d’identité, d’expression, d’association, de plaidoyer et de soutien. S’il était promulgué, il légitimerait davantage la discrimination, renforcerait la peur et la stigmatisation, réduirait l’espace civique et exposerait davantage les communautés déjà vulnérables à la violence et à l’exclusion. Alors que les Ghanéens sont confrontés à d’importants défis économiques et sociaux, cette législation n’apporte aucune solution concrète ni bénéfice tangible. Elle ne créera pas d’emplois, n’améliorera pas l’accès aux soins de santé, ne renforcera pas le système éducatif et ne réduira pas les inégalités. Au contraire, elle risque de détourner l’attention des priorités nationales urgentes tout en créant de nouveaux mécanismes de surveillance, de harcèlement et de division sociale. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux fondements de la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ainsi qu’au projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. NOUS APPELONS : Le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. La décision qui lui incombe n’est pas seulement politique ; elle constitue également une responsabilité constitutionnelle, morale et historique dont les conséquences dépasseront largement le contexte actuel et les communautés directement visées par cette législation. En rejetant ce projet de loi, le Ghana peut réaffirmer son engagement de longue date en faveur de la gouvernance démocratique, du constitutionnalisme et des libertés fondamentales, tout en faisant preuve d’un leadership de principe à un moment où les droits humains et les institutions démocratiques sont soumis à des pressions croissantes à travers le monde. Les États africains à rejeter toute instrumentalisation de la culture, de la religion, de la famille et de la souveraineté comme justification de la discrimination et de l’exclusion. L’Union africaine et les institutions régionales des droits humains à protéger l’intégrité du système africain des droits humains et à résister aux tentatives visant à affaiblir les protections existantes en matière d’égalité, de dignité et de liberté. Les missions diplomatiques, partenaires au développement et organisations internationales à poursuivre leur soutien aux droits humains, aux libertés civiques et à la gouvernance démocratique sur le continent. Les acteurs de la société civile, les médias, les universitaires, les leaders traditionnels et religieux à favoriser des conversations ouvertes et honnêtes sur la famille, l’appartenance et la justice sociale qui reflètent les réalités des communautés africaines. Enfin, nous appelons toutes les personnes engagées en faveur d’une Afrique plus juste et inclusive à continuer de construire les alliances, les mouvements et les solidarités nécessaires pour résister aux tentatives de division et préserver notre humanité commune. L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur l’exclusion. Il doit être fondé sur la dignité, la justice, la liberté, le soin et la reconnaissance que nos sociétés sont plus fortes lorsque chaque personne a sa place.   Signataires CHEVS IPPF Africa Region Outright International GALCK+ African LBTIQ Caucus

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| 04 June 2026

Déclaration de l’IPPF Afrique concernant le projet de loi ghanéen « Human Sexual Rights and Family Values Bill, 2025 »

2 juin 2026: la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) - Région Afrique condamne avec la plus grande fermeté l’adoption du projet de loi ghanéen relatif aux droits sexuels humains et aux valeurs familiales de 2025 (projet de loi anti-LGBTQ+). Ce projet de loi constitue une menace grave pour les droits humains, l’accès aux services de santé et la cohésion même de la société. Le projet de loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, de cinq à dix ans pour ce qui est qualifié de “promotion” de l’homosexualité, interdit les organisations LGBTQ+ et criminalise l’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour exprimer un soutien à l’existence des personnes LGBTQ+.  Il ne s’agit pas d’une mesure de protection morale, mais bien d’une criminalisation de l’identité et de la solidarité. Si le Président Mahama promulgue cette loi, des personnes pourraient être emprisonnées simplement pour leur visibilité, leur engagement associatif ou l’expression de leur solidarité. Cette loi risque de fracturer les familles et les communautés, en plaçant parents, frères et sœurs, professionnels de santé, enseignants et bien d’autres face à un choix impossible entre l’amour de leurs proches et le respect de la loi.  De manière plus concrète, ce projet de loi représente une extension significative du contrôle de l’État sur l’accès aux soins de santé. Il compromettrait les réponses de santé publique, notamment les services de prévention et de traitement du VIH. Il risquerait également de fragiliser le programme phare de gratuité des soins de santé primaires lancé par le Président plus tôt cette année. En criminalisant les actions de soutien vital menées par la société civile, il limiterait les interventions essentielles, encouragerait la surveillance, la dénonciation et la peur au sein des communautés, et renforcerait la stigmatisation ainsi que les violences à l’encontre des minorités sexuelles et de genre.  Au-delà des préjudices immédiats qu’il engendre, ce projet de loi crée un précédent dangereux : celui selon lequel le Parlement peut criminaliser l’identité elle-même. Une fois ce principe établi, les droits fondamentaux deviennent conditionnels.  À travers l’Afrique, nous observons une montée préoccupante de l’autoritarisme et de la panique morale, où les corps et les vies des personnes LGBTQ+, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont instrumentalisés à des fins politiques. Sous l’influence de discours portés par des acteurs opposés aux droits humains, la criminalisation est présentée comme une forme de décolonisation et la répression comme une expression de souveraineté culturelle. En permettant à des acteurs étrangers d’influencer nos principes en matière de droits humains, les États africains portent atteinte aux citoyens les plus marginalisés et les plus vulnérables.  La Région Afrique de l’IPPF exhorte fermement le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer ce projet de loi. Nous l’appelons respectueusement à rejeter cette atteinte flagrante aux droits humains et à protéger les droits de tous les Ghanéens, tout en concentrant les efforts du pays sur les défis structurels et institutionnels susceptibles d’améliorer concrètement la qualité de vie de l’ensemble de la population.  La Région Afrique de l’IPPF demeure solidaire de l’ensemble de la communauté LGBTQ+, des défenseurs des droits humains, des prestataires de soins de santé et des organisations de la société civile qui poursuivent courageusement leur travail dans des conditions de plus en plus hostiles et dangereuses au Ghana, sur le continent africain et au-delà.  FIN  Pour toute information complémentaire ou pour solliciter une interview, veuillez contacter : Mahmoud GARGA, Responsable de la communication stratégique, de la voix institutionnelle et des médias, Bureau régional Afrique de l’IPPF – courriel : [email protected] / Tél. : +254 704 626 920  À propos de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF)  La Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) est un mouvement mondial de premier plan en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Présente dans plus de 140 pays, elle œuvre pour garantir à chacun·e la liberté de faire ses propres choix concernant sa sexualité et sa santé reproductive, sans discrimination, coercition ni violence.  L’IPPF fournit des services essentiels de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de contraception et d’avortement sécurisé, tout en défendant l’accès à des informations fiables et à des soins de qualité pour toutes et tous.

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| 24 June 2026

Déclaration de l’IPPF Afrique concernant le projet de loi ghanéen « Human Sexual Rights and Family Values Bill, 2025 »

2 juin 2026: la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) - Région Afrique condamne avec la plus grande fermeté l’adoption du projet de loi ghanéen relatif aux droits sexuels humains et aux valeurs familiales de 2025 (projet de loi anti-LGBTQ+). Ce projet de loi constitue une menace grave pour les droits humains, l’accès aux services de santé et la cohésion même de la société. Le projet de loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, de cinq à dix ans pour ce qui est qualifié de “promotion” de l’homosexualité, interdit les organisations LGBTQ+ et criminalise l’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour exprimer un soutien à l’existence des personnes LGBTQ+.  Il ne s’agit pas d’une mesure de protection morale, mais bien d’une criminalisation de l’identité et de la solidarité. Si le Président Mahama promulgue cette loi, des personnes pourraient être emprisonnées simplement pour leur visibilité, leur engagement associatif ou l’expression de leur solidarité. Cette loi risque de fracturer les familles et les communautés, en plaçant parents, frères et sœurs, professionnels de santé, enseignants et bien d’autres face à un choix impossible entre l’amour de leurs proches et le respect de la loi.  De manière plus concrète, ce projet de loi représente une extension significative du contrôle de l’État sur l’accès aux soins de santé. Il compromettrait les réponses de santé publique, notamment les services de prévention et de traitement du VIH. Il risquerait également de fragiliser le programme phare de gratuité des soins de santé primaires lancé par le Président plus tôt cette année. En criminalisant les actions de soutien vital menées par la société civile, il limiterait les interventions essentielles, encouragerait la surveillance, la dénonciation et la peur au sein des communautés, et renforcerait la stigmatisation ainsi que les violences à l’encontre des minorités sexuelles et de genre.  Au-delà des préjudices immédiats qu’il engendre, ce projet de loi crée un précédent dangereux : celui selon lequel le Parlement peut criminaliser l’identité elle-même. Une fois ce principe établi, les droits fondamentaux deviennent conditionnels.  À travers l’Afrique, nous observons une montée préoccupante de l’autoritarisme et de la panique morale, où les corps et les vies des personnes LGBTQ+, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont instrumentalisés à des fins politiques. Sous l’influence de discours portés par des acteurs opposés aux droits humains, la criminalisation est présentée comme une forme de décolonisation et la répression comme une expression de souveraineté culturelle. En permettant à des acteurs étrangers d’influencer nos principes en matière de droits humains, les États africains portent atteinte aux citoyens les plus marginalisés et les plus vulnérables.  La Région Afrique de l’IPPF exhorte fermement le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer ce projet de loi. Nous l’appelons respectueusement à rejeter cette atteinte flagrante aux droits humains et à protéger les droits de tous les Ghanéens, tout en concentrant les efforts du pays sur les défis structurels et institutionnels susceptibles d’améliorer concrètement la qualité de vie de l’ensemble de la population.  La Région Afrique de l’IPPF demeure solidaire de l’ensemble de la communauté LGBTQ+, des défenseurs des droits humains, des prestataires de soins de santé et des organisations de la société civile qui poursuivent courageusement leur travail dans des conditions de plus en plus hostiles et dangereuses au Ghana, sur le continent africain et au-delà.  FIN  Pour toute information complémentaire ou pour solliciter une interview, veuillez contacter : Mahmoud GARGA, Responsable de la communication stratégique, de la voix institutionnelle et des médias, Bureau régional Afrique de l’IPPF – courriel : [email protected] / Tél. : +254 704 626 920  À propos de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF)  La Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) est un mouvement mondial de premier plan en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Présente dans plus de 140 pays, elle œuvre pour garantir à chacun·e la liberté de faire ses propres choix concernant sa sexualité et sa santé reproductive, sans discrimination, coercition ni violence.  L’IPPF fournit des services essentiels de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de contraception et d’avortement sécurisé, tout en défendant l’accès à des informations fiables et à des soins de qualité pour toutes et tous.

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| 08 June 2026

DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.

DÉCLARATION CONJOINTE À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, tenue à Accra, au Ghana, nous unissons nos voix à celles des militant·e·s, féministes, défenseur·e·s des droits humains, organisateur·rice·s communautaires et citoyen·ne·s ordinaires à travers le continent, qui s’inquiètent de plus en plus de l’instrumentalisation croissante des « valeurs familiales », de la « culture africaine » et de la « souveraineté » comme outils politiques servant à justifier l’exclusion, la discrimination et l’érosion des droits des Africain·e·s. À travers le continent, nous assistons à des efforts de plus en plus coordonnés visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité, à affaiblir les droits civils et politiques de tous, à restreindre l’espace civique, à fragiliser les protections des droits humains et à présenter les personnes LGBTQI+ comme des menaces pour la société plutôt que comme des membres de nos communautés, de nos familles et de nos nations. Ces initiatives transfrontalières sont désormais intégrées à des réseaux parlementaires et se traduisent par des propositions législatives et politiques cherchant à redéfinir les lois, les institutions et les mécanismes africains de protection des droits humains, ainsi que la manière dont les notions de droits, de famille, de citoyenneté et d’appartenance sont comprises sur le continent. Elles remettent également en question les obligations des États africains de respecter, protéger et réaliser les droits humains. Nombre des discussions menées au nom de la protection des familles africaines reposent sur des prémisses erronées : qu’il n’existerait qu’un seul type de famille africaine digne d’être protégé, une seule manière d’appartenir à la société africaine et une seule conception de la société africaine elle-même. Cette vision ne reflète pas la réalité de nos communautés. Les familles africaines ont toujours été diverses, dynamiques et fondées sur le soin, la responsabilité et l’interdépendance. Nos sociétés sont culturellement et spirituellement diverses. Nos familles ont toujours inclus des familles élargies, des ménages dirigés par des grands-parents, des familles monoparentales, des structures familiales non hétérosexuelles, des réseaux de parenté, des familles adoptives et de nombreux autres systèmes de soutien et de solidarité qui soutiennent nos communautés depuis des générations. Cette tentative de réduire la reconnaissance juridique et politique à une vision unique de la famille ne renforce pas les familles africaines. Elle les affaiblit en créant un outil ciblé permettant d’exclure de nombreuses personnes qui en font déjà partie. CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ AU COURS DE LA CONFÉRENCE Le résultat le plus significatif de cette conférence est l’adoption de la proposition de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Loin d’être une simple déclaration symbolique, cette Charte est présentée comme un cadre continental destiné à influencer les législations nationales, les politiques publiques, l’éducation, la gouvernance de la santé ainsi que les institutions régionales des droits humains. Tout au long de la conférence, la famille a été présentée comme l’unité fondamentale de la société et comme le fondement à partir duquel les droits devraient être interprétés. Pourtant, les cadres africains et internationaux des droits humains reconnaissent que, si les familles méritent d’être protégées, les droits appartiennent avant tout aux individus. L’objectif du droit international des droits humains n’est pas simplement de protéger des institutions, y compris la famille, mais de garantir que chaque personne au sein de ces institutions bénéficie de la dignité, de l’égalité et de la liberté. Lorsque les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ ou d’autres membres de la famille sont subordonnés à une conception abstraite de l’unité familiale, cela ne renforce pas les familles ; cela crée davantage d’opportunités d’exclusion, de coercition et de violence. Les discussions tenues durant la conférence renforcent également les préoccupations déjà exprimées par les organisations de la société civile, les mouvements féministes, les médias, les défenseur·e·s de la santé publique, les acteurs de la justice économique, les défenseur·e·s des droits humains et les institutions africaines des droits humains. Alors que les organisateurs présentent leurs initiatives comme une défense des valeurs africaines et de la souveraineté, nombre des propositions avancées auraient de graves conséquences pour les droits humains, la santé publique, la gouvernance constitutionnelle et démocratique, la liberté académique, la participation citoyenne et la sécurité des communautés déjà marginalisées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les tentatives de présenter la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’égalité de genre, l’éducation complète à la sexualité et l’inclusion des personnes LGBTQI+ comme des concepts étrangers imposés à l’Afrique. De telles affirmations ignorent les longues luttes africaines pour la dignité, l’autonomie corporelle, la liberté et la justice. Elles effacent également le travail de milliers d’activistes, de défenseur·e·s des droits humains, de chercheurs, de professionnel·le·s de santé, de leaders communautaires et de mouvements sociaux africains qui ont porté ces débats depuis nos propres sociétés. Nous rejetons l’idée selon laquelle les droits et le bien-être des femmes, des filles, des personnes LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés seraient incompatibles avec les valeurs africaines. Nous rejetons également l’idée selon laquelle seuls les droits fondamentaux des groupes majoritaires devraient être protégés par l’État. Les revendications en matière de droits humains qui remettent en question les normes sociales dominantes ou les intérêts politiques sont légitimes et nécessaires. La force d’une société devrait être mesurée à sa capacité à protéger les personnes les plus exposées à la marginalisation, à la stigmatisation, à l’exclusion, à la violence et à la discrimination, et non à sa capacité à les réduire au silence. Il est également essentiel d’examiner de manière critique les affirmations selon lesquelles l’agenda de cette conférence constituerait une défense authentique de la souveraineté africaine. Les réseaux qui organisent, soutiennent et promeuvent depuis plusieurs années les conférences sur les « valeurs familiales » à travers l’Afrique sont eux-mêmes profondément transnationaux. Depuis des années, des organisations disposant de ressources importantes, des groupes de plaidoyer et des acteurs politiques basés en dehors du continent financent des rencontres et coordonnent des campagnes visant à influencer les lois et politiques africaines en matière de genre, de sexualité, d’éducation et de droits reproductifs. Toute discussion sérieuse sur l’influence étrangère doit donc prendre en compte l’ensemble des sources d’influence, y compris celles qui opèrent au sein du mouvement des « valeurs familiales ». UN MOMENT CRUCIAL POUR LE GHANA Cette conférence intervient à un moment déterminant pour le Ghana, alors que le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales a été adopté par le Parlement et attend désormais la promulgation présidentielle. Ce projet de loi soulève de graves préoccupations sur les plans constitutionnel, des droits humains, de la santé publique et de la démocratie. Ses dispositions vont bien au-delà de la criminalisation des relations entre personnes de même sexe et touchent également aux questions d’identité, d’expression, d’association, de plaidoyer et de soutien. S’il était promulgué, il légitimerait davantage la discrimination, renforcerait la peur et la stigmatisation, réduirait l’espace civique et exposerait davantage les communautés déjà vulnérables à la violence et à l’exclusion. Alors que les Ghanéens sont confrontés à d’importants défis économiques et sociaux, cette législation n’apporte aucune solution concrète ni bénéfice tangible. Elle ne créera pas d’emplois, n’améliorera pas l’accès aux soins de santé, ne renforcera pas le système éducatif et ne réduira pas les inégalités. Au contraire, elle risque de détourner l’attention des priorités nationales urgentes tout en créant de nouveaux mécanismes de surveillance, de harcèlement et de division sociale. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux fondements de la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ainsi qu’au projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. NOUS APPELONS : Le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. La décision qui lui incombe n’est pas seulement politique ; elle constitue également une responsabilité constitutionnelle, morale et historique dont les conséquences dépasseront largement le contexte actuel et les communautés directement visées par cette législation. En rejetant ce projet de loi, le Ghana peut réaffirmer son engagement de longue date en faveur de la gouvernance démocratique, du constitutionnalisme et des libertés fondamentales, tout en faisant preuve d’un leadership de principe à un moment où les droits humains et les institutions démocratiques sont soumis à des pressions croissantes à travers le monde. Les États africains à rejeter toute instrumentalisation de la culture, de la religion, de la famille et de la souveraineté comme justification de la discrimination et de l’exclusion. L’Union africaine et les institutions régionales des droits humains à protéger l’intégrité du système africain des droits humains et à résister aux tentatives visant à affaiblir les protections existantes en matière d’égalité, de dignité et de liberté. Les missions diplomatiques, partenaires au développement et organisations internationales à poursuivre leur soutien aux droits humains, aux libertés civiques et à la gouvernance démocratique sur le continent. Les acteurs de la société civile, les médias, les universitaires, les leaders traditionnels et religieux à favoriser des conversations ouvertes et honnêtes sur la famille, l’appartenance et la justice sociale qui reflètent les réalités des communautés africaines. Enfin, nous appelons toutes les personnes engagées en faveur d’une Afrique plus juste et inclusive à continuer de construire les alliances, les mouvements et les solidarités nécessaires pour résister aux tentatives de division et préserver notre humanité commune. L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur l’exclusion. Il doit être fondé sur la dignité, la justice, la liberté, le soin et la reconnaissance que nos sociétés sont plus fortes lorsque chaque personne a sa place.   Signataires CHEVS IPPF Africa Region Outright International GALCK+ African LBTIQ Caucus

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| 24 June 2026

DÉCLARATION CONJOINTE : À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs.

DÉCLARATION CONJOINTE À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. À l’issue de la 4ᵉ Conférence interparlementaire africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs, tenue à Accra, au Ghana, nous unissons nos voix à celles des militant·e·s, féministes, défenseur·e·s des droits humains, organisateur·rice·s communautaires et citoyen·ne·s ordinaires à travers le continent, qui s’inquiètent de plus en plus de l’instrumentalisation croissante des « valeurs familiales », de la « culture africaine » et de la « souveraineté » comme outils politiques servant à justifier l’exclusion, la discrimination et l’érosion des droits des Africain·e·s. À travers le continent, nous assistons à des efforts de plus en plus coordonnés visant à faire reculer les droits sexuels et reproductifs des femmes et des filles dans toute leur diversité, à affaiblir les droits civils et politiques de tous, à restreindre l’espace civique, à fragiliser les protections des droits humains et à présenter les personnes LGBTQI+ comme des menaces pour la société plutôt que comme des membres de nos communautés, de nos familles et de nos nations. Ces initiatives transfrontalières sont désormais intégrées à des réseaux parlementaires et se traduisent par des propositions législatives et politiques cherchant à redéfinir les lois, les institutions et les mécanismes africains de protection des droits humains, ainsi que la manière dont les notions de droits, de famille, de citoyenneté et d’appartenance sont comprises sur le continent. Elles remettent également en question les obligations des États africains de respecter, protéger et réaliser les droits humains. Nombre des discussions menées au nom de la protection des familles africaines reposent sur des prémisses erronées : qu’il n’existerait qu’un seul type de famille africaine digne d’être protégé, une seule manière d’appartenir à la société africaine et une seule conception de la société africaine elle-même. Cette vision ne reflète pas la réalité de nos communautés. Les familles africaines ont toujours été diverses, dynamiques et fondées sur le soin, la responsabilité et l’interdépendance. Nos sociétés sont culturellement et spirituellement diverses. Nos familles ont toujours inclus des familles élargies, des ménages dirigés par des grands-parents, des familles monoparentales, des structures familiales non hétérosexuelles, des réseaux de parenté, des familles adoptives et de nombreux autres systèmes de soutien et de solidarité qui soutiennent nos communautés depuis des générations. Cette tentative de réduire la reconnaissance juridique et politique à une vision unique de la famille ne renforce pas les familles africaines. Elle les affaiblit en créant un outil ciblé permettant d’exclure de nombreuses personnes qui en font déjà partie. CE QUE NOUS AVONS OBSERVÉ AU COURS DE LA CONFÉRENCE Le résultat le plus significatif de cette conférence est l’adoption de la proposition de Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs. Loin d’être une simple déclaration symbolique, cette Charte est présentée comme un cadre continental destiné à influencer les législations nationales, les politiques publiques, l’éducation, la gouvernance de la santé ainsi que les institutions régionales des droits humains. Tout au long de la conférence, la famille a été présentée comme l’unité fondamentale de la société et comme le fondement à partir duquel les droits devraient être interprétés. Pourtant, les cadres africains et internationaux des droits humains reconnaissent que, si les familles méritent d’être protégées, les droits appartiennent avant tout aux individus. L’objectif du droit international des droits humains n’est pas simplement de protéger des institutions, y compris la famille, mais de garantir que chaque personne au sein de ces institutions bénéficie de la dignité, de l’égalité et de la liberté. Lorsque les droits des femmes, des enfants, des personnes LGBTQI+ ou d’autres membres de la famille sont subordonnés à une conception abstraite de l’unité familiale, cela ne renforce pas les familles ; cela crée davantage d’opportunités d’exclusion, de coercition et de violence. Les discussions tenues durant la conférence renforcent également les préoccupations déjà exprimées par les organisations de la société civile, les mouvements féministes, les médias, les défenseur·e·s de la santé publique, les acteurs de la justice économique, les défenseur·e·s des droits humains et les institutions africaines des droits humains. Alors que les organisateurs présentent leurs initiatives comme une défense des valeurs africaines et de la souveraineté, nombre des propositions avancées auraient de graves conséquences pour les droits humains, la santé publique, la gouvernance constitutionnelle et démocratique, la liberté académique, la participation citoyenne et la sécurité des communautés déjà marginalisées. Nous sommes particulièrement préoccupés par les tentatives de présenter la santé et les droits sexuels et reproductifs, l’égalité de genre, l’éducation complète à la sexualité et l’inclusion des personnes LGBTQI+ comme des concepts étrangers imposés à l’Afrique. De telles affirmations ignorent les longues luttes africaines pour la dignité, l’autonomie corporelle, la liberté et la justice. Elles effacent également le travail de milliers d’activistes, de défenseur·e·s des droits humains, de chercheurs, de professionnel·le·s de santé, de leaders communautaires et de mouvements sociaux africains qui ont porté ces débats depuis nos propres sociétés. Nous rejetons l’idée selon laquelle les droits et le bien-être des femmes, des filles, des personnes LGBTQI+ et d’autres groupes marginalisés seraient incompatibles avec les valeurs africaines. Nous rejetons également l’idée selon laquelle seuls les droits fondamentaux des groupes majoritaires devraient être protégés par l’État. Les revendications en matière de droits humains qui remettent en question les normes sociales dominantes ou les intérêts politiques sont légitimes et nécessaires. La force d’une société devrait être mesurée à sa capacité à protéger les personnes les plus exposées à la marginalisation, à la stigmatisation, à l’exclusion, à la violence et à la discrimination, et non à sa capacité à les réduire au silence. Il est également essentiel d’examiner de manière critique les affirmations selon lesquelles l’agenda de cette conférence constituerait une défense authentique de la souveraineté africaine. Les réseaux qui organisent, soutiennent et promeuvent depuis plusieurs années les conférences sur les « valeurs familiales » à travers l’Afrique sont eux-mêmes profondément transnationaux. Depuis des années, des organisations disposant de ressources importantes, des groupes de plaidoyer et des acteurs politiques basés en dehors du continent financent des rencontres et coordonnent des campagnes visant à influencer les lois et politiques africaines en matière de genre, de sexualité, d’éducation et de droits reproductifs. Toute discussion sérieuse sur l’influence étrangère doit donc prendre en compte l’ensemble des sources d’influence, y compris celles qui opèrent au sein du mouvement des « valeurs familiales ». UN MOMENT CRUCIAL POUR LE GHANA Cette conférence intervient à un moment déterminant pour le Ghana, alors que le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales a été adopté par le Parlement et attend désormais la promulgation présidentielle. Ce projet de loi soulève de graves préoccupations sur les plans constitutionnel, des droits humains, de la santé publique et de la démocratie. Ses dispositions vont bien au-delà de la criminalisation des relations entre personnes de même sexe et touchent également aux questions d’identité, d’expression, d’association, de plaidoyer et de soutien. S’il était promulgué, il légitimerait davantage la discrimination, renforcerait la peur et la stigmatisation, réduirait l’espace civique et exposerait davantage les communautés déjà vulnérables à la violence et à l’exclusion. Alors que les Ghanéens sont confrontés à d’importants défis économiques et sociaux, cette législation n’apporte aucune solution concrète ni bénéfice tangible. Elle ne créera pas d’emplois, n’améliorera pas l’accès aux soins de santé, ne renforcera pas le système éducatif et ne réduira pas les inégalités. Au contraire, elle risque de détourner l’attention des priorités nationales urgentes tout en créant de nouveaux mécanismes de surveillance, de harcèlement et de division sociale. C’est pourquoi nous nous opposons fermement aux fondements de la Charte africaine sur la famille, la souveraineté et les valeurs ainsi qu’au projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. NOUS APPELONS : Le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer le projet de loi sur les droits sexuels humains et les valeurs familiales. La décision qui lui incombe n’est pas seulement politique ; elle constitue également une responsabilité constitutionnelle, morale et historique dont les conséquences dépasseront largement le contexte actuel et les communautés directement visées par cette législation. En rejetant ce projet de loi, le Ghana peut réaffirmer son engagement de longue date en faveur de la gouvernance démocratique, du constitutionnalisme et des libertés fondamentales, tout en faisant preuve d’un leadership de principe à un moment où les droits humains et les institutions démocratiques sont soumis à des pressions croissantes à travers le monde. Les États africains à rejeter toute instrumentalisation de la culture, de la religion, de la famille et de la souveraineté comme justification de la discrimination et de l’exclusion. L’Union africaine et les institutions régionales des droits humains à protéger l’intégrité du système africain des droits humains et à résister aux tentatives visant à affaiblir les protections existantes en matière d’égalité, de dignité et de liberté. Les missions diplomatiques, partenaires au développement et organisations internationales à poursuivre leur soutien aux droits humains, aux libertés civiques et à la gouvernance démocratique sur le continent. Les acteurs de la société civile, les médias, les universitaires, les leaders traditionnels et religieux à favoriser des conversations ouvertes et honnêtes sur la famille, l’appartenance et la justice sociale qui reflètent les réalités des communautés africaines. Enfin, nous appelons toutes les personnes engagées en faveur d’une Afrique plus juste et inclusive à continuer de construire les alliances, les mouvements et les solidarités nécessaires pour résister aux tentatives de division et préserver notre humanité commune. L’avenir de l’Afrique ne peut être construit sur l’exclusion. Il doit être fondé sur la dignité, la justice, la liberté, le soin et la reconnaissance que nos sociétés sont plus fortes lorsque chaque personne a sa place.   Signataires CHEVS IPPF Africa Region Outright International GALCK+ African LBTIQ Caucus

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| 04 June 2026

Déclaration de l’IPPF Afrique concernant le projet de loi ghanéen « Human Sexual Rights and Family Values Bill, 2025 »

2 juin 2026: la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) - Région Afrique condamne avec la plus grande fermeté l’adoption du projet de loi ghanéen relatif aux droits sexuels humains et aux valeurs familiales de 2025 (projet de loi anti-LGBTQ+). Ce projet de loi constitue une menace grave pour les droits humains, l’accès aux services de santé et la cohésion même de la société. Le projet de loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, de cinq à dix ans pour ce qui est qualifié de “promotion” de l’homosexualité, interdit les organisations LGBTQ+ et criminalise l’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour exprimer un soutien à l’existence des personnes LGBTQ+.  Il ne s’agit pas d’une mesure de protection morale, mais bien d’une criminalisation de l’identité et de la solidarité. Si le Président Mahama promulgue cette loi, des personnes pourraient être emprisonnées simplement pour leur visibilité, leur engagement associatif ou l’expression de leur solidarité. Cette loi risque de fracturer les familles et les communautés, en plaçant parents, frères et sœurs, professionnels de santé, enseignants et bien d’autres face à un choix impossible entre l’amour de leurs proches et le respect de la loi.  De manière plus concrète, ce projet de loi représente une extension significative du contrôle de l’État sur l’accès aux soins de santé. Il compromettrait les réponses de santé publique, notamment les services de prévention et de traitement du VIH. Il risquerait également de fragiliser le programme phare de gratuité des soins de santé primaires lancé par le Président plus tôt cette année. En criminalisant les actions de soutien vital menées par la société civile, il limiterait les interventions essentielles, encouragerait la surveillance, la dénonciation et la peur au sein des communautés, et renforcerait la stigmatisation ainsi que les violences à l’encontre des minorités sexuelles et de genre.  Au-delà des préjudices immédiats qu’il engendre, ce projet de loi crée un précédent dangereux : celui selon lequel le Parlement peut criminaliser l’identité elle-même. Une fois ce principe établi, les droits fondamentaux deviennent conditionnels.  À travers l’Afrique, nous observons une montée préoccupante de l’autoritarisme et de la panique morale, où les corps et les vies des personnes LGBTQ+, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont instrumentalisés à des fins politiques. Sous l’influence de discours portés par des acteurs opposés aux droits humains, la criminalisation est présentée comme une forme de décolonisation et la répression comme une expression de souveraineté culturelle. En permettant à des acteurs étrangers d’influencer nos principes en matière de droits humains, les États africains portent atteinte aux citoyens les plus marginalisés et les plus vulnérables.  La Région Afrique de l’IPPF exhorte fermement le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer ce projet de loi. Nous l’appelons respectueusement à rejeter cette atteinte flagrante aux droits humains et à protéger les droits de tous les Ghanéens, tout en concentrant les efforts du pays sur les défis structurels et institutionnels susceptibles d’améliorer concrètement la qualité de vie de l’ensemble de la population.  La Région Afrique de l’IPPF demeure solidaire de l’ensemble de la communauté LGBTQ+, des défenseurs des droits humains, des prestataires de soins de santé et des organisations de la société civile qui poursuivent courageusement leur travail dans des conditions de plus en plus hostiles et dangereuses au Ghana, sur le continent africain et au-delà.  FIN  Pour toute information complémentaire ou pour solliciter une interview, veuillez contacter : Mahmoud GARGA, Responsable de la communication stratégique, de la voix institutionnelle et des médias, Bureau régional Afrique de l’IPPF – courriel : [email protected] / Tél. : +254 704 626 920  À propos de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF)  La Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) est un mouvement mondial de premier plan en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Présente dans plus de 140 pays, elle œuvre pour garantir à chacun·e la liberté de faire ses propres choix concernant sa sexualité et sa santé reproductive, sans discrimination, coercition ni violence.  L’IPPF fournit des services essentiels de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de contraception et d’avortement sécurisé, tout en défendant l’accès à des informations fiables et à des soins de qualité pour toutes et tous.

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| 24 June 2026

Déclaration de l’IPPF Afrique concernant le projet de loi ghanéen « Human Sexual Rights and Family Values Bill, 2025 »

2 juin 2026: la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) - Région Afrique condamne avec la plus grande fermeté l’adoption du projet de loi ghanéen relatif aux droits sexuels humains et aux valeurs familiales de 2025 (projet de loi anti-LGBTQ+). Ce projet de loi constitue une menace grave pour les droits humains, l’accès aux services de santé et la cohésion même de la société. Le projet de loi prévoit des peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour les personnes s’identifiant comme LGBTQ+, de cinq à dix ans pour ce qui est qualifié de “promotion” de l’homosexualité, interdit les organisations LGBTQ+ et criminalise l’utilisation des médias et des réseaux sociaux pour exprimer un soutien à l’existence des personnes LGBTQ+.  Il ne s’agit pas d’une mesure de protection morale, mais bien d’une criminalisation de l’identité et de la solidarité. Si le Président Mahama promulgue cette loi, des personnes pourraient être emprisonnées simplement pour leur visibilité, leur engagement associatif ou l’expression de leur solidarité. Cette loi risque de fracturer les familles et les communautés, en plaçant parents, frères et sœurs, professionnels de santé, enseignants et bien d’autres face à un choix impossible entre l’amour de leurs proches et le respect de la loi.  De manière plus concrète, ce projet de loi représente une extension significative du contrôle de l’État sur l’accès aux soins de santé. Il compromettrait les réponses de santé publique, notamment les services de prévention et de traitement du VIH. Il risquerait également de fragiliser le programme phare de gratuité des soins de santé primaires lancé par le Président plus tôt cette année. En criminalisant les actions de soutien vital menées par la société civile, il limiterait les interventions essentielles, encouragerait la surveillance, la dénonciation et la peur au sein des communautés, et renforcerait la stigmatisation ainsi que les violences à l’encontre des minorités sexuelles et de genre.  Au-delà des préjudices immédiats qu’il engendre, ce projet de loi crée un précédent dangereux : celui selon lequel le Parlement peut criminaliser l’identité elle-même. Une fois ce principe établi, les droits fondamentaux deviennent conditionnels.  À travers l’Afrique, nous observons une montée préoccupante de l’autoritarisme et de la panique morale, où les corps et les vies des personnes LGBTQ+, des femmes et d’autres groupes vulnérables sont instrumentalisés à des fins politiques. Sous l’influence de discours portés par des acteurs opposés aux droits humains, la criminalisation est présentée comme une forme de décolonisation et la répression comme une expression de souveraineté culturelle. En permettant à des acteurs étrangers d’influencer nos principes en matière de droits humains, les États africains portent atteinte aux citoyens les plus marginalisés et les plus vulnérables.  La Région Afrique de l’IPPF exhorte fermement le Président John Dramani Mahama à ne pas promulguer ce projet de loi. Nous l’appelons respectueusement à rejeter cette atteinte flagrante aux droits humains et à protéger les droits de tous les Ghanéens, tout en concentrant les efforts du pays sur les défis structurels et institutionnels susceptibles d’améliorer concrètement la qualité de vie de l’ensemble de la population.  La Région Afrique de l’IPPF demeure solidaire de l’ensemble de la communauté LGBTQ+, des défenseurs des droits humains, des prestataires de soins de santé et des organisations de la société civile qui poursuivent courageusement leur travail dans des conditions de plus en plus hostiles et dangereuses au Ghana, sur le continent africain et au-delà.  FIN  Pour toute information complémentaire ou pour solliciter une interview, veuillez contacter : Mahmoud GARGA, Responsable de la communication stratégique, de la voix institutionnelle et des médias, Bureau régional Afrique de l’IPPF – courriel : [email protected] / Tél. : +254 704 626 920  À propos de la Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF)  La Fédération Internationale pour la Planification Familiale (IPPF) est un mouvement mondial de premier plan en matière de santé et de droits sexuels et reproductifs. Présente dans plus de 140 pays, elle œuvre pour garantir à chacun·e la liberté de faire ses propres choix concernant sa sexualité et sa santé reproductive, sans discrimination, coercition ni violence.  L’IPPF fournit des services essentiels de santé sexuelle et reproductive, notamment en matière de contraception et d’avortement sécurisé, tout en défendant l’accès à des informations fiables et à des soins de qualité pour toutes et tous.